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    La Sierra Leone s'invite dans le débat sur les biocarburants en Europe

    La canne à sucre peut être utilisée pour produire des agrocarburants. Wikipédia/Rufino Uribe

    De plus en plus décriés en Europe, les biocarburants de première génération sont accusés de mener des populations de la Sierra Leone à la famine.

    Il y a cinq ans, l'entreprise suisse Addax obtenait une concession géante au nord de la Sierra Leone pour y planter de la canne à sucre. Objectif : produire de l'éthanol destiné aux réservoirs des automobilistes européens. Mais selon l'ONG Action Aid, cette plantation industrielle aurait conduit à l'appauvrissement des populations, en diminuant leur production vivrière. Or le projet était financé indirectement par l'aide au développement britannique, avec le soutien de la Commission européenne. Cette affaire vient dégrader encore l'image des biocarburants de première génération en Europe, déjà accusés d'empiéter sur les cultures alimentaires - et donc de faire grimper les prix des denrées ; mais aussi d'accélérer la déforestation en Europe et à l'étranger. Si l'on tient compte du «changement indirect d'affectation des sols» qu'occasionnent les biocarburants, certains ne feraient même pas baisser les émissions de gaz à effet de serre, leur vocation première.

    La Commission fait donc marche arrière mais elle prend son temps. Car l'industrie européenne de l'éthanol et du biodiesel savent se défendre. Elles soulignent qu'on s'est trompé sur l'ampleur des subventions européennes dont elles bénéficient. Et elles remettent en cause l'ampleur de ce fameux changement d'affectation des sols. On s'oriente donc vers un compromis au Parlement européen, qui doit voter la semaine prochaine : l'objectif d'incorporer 10 % de biocarburants de première génération en 2020 ne sera pas ramené à 5 % mais probablement à 7, selon le voeu de Paris, qui soutient sa filière colza.

    L'Europe était la pionnière des biocarburants. Alors qu'elle abandonne peu à peu la première génération, d'autres pays imposent d'en incorporer de plus en plus dans les réservoirs. Moins pour des raisons écologiques, que pour diminuer leur facture pétrolière - ou ne pas trop prélever sur leurs exportations de brut ; ou alors pour utiliser chez eux les biocarburants dont l'Europe se détourne. C'est le cas du Brésil, de l'Inde ; de l'Indonésie, de la Malaisie, du Vietnam. De pas moins de 10 Etats africains (l'Afrique du Sud, l'Angola, l'Ethiopie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe). Mais pas encore de la Sierra Leone...

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