C’est aujourd’hui que François Hollande et Barak Obama doivent se rencontrer à Saint-Pétersbourg. Etant rappelé que les présidents français et américain sont tous deux favorables à des frappes militaires en Syrie, le moins que l’on puisse dire est qu’à l’ouverture de ce G20, cette idée de frappes consécutives à l’emploi d’armes chimiques attribué au régime de Bachar el Assad a été battue en brèche. Le duo Hollande-Obama va-t-il inverser la tendance ? Réponse aujourd’hui.

Car la Syrie au G20, c’est «la guerre de positions», résume en Une Libération. Et François Hollande a entamé ce G20 de Saint-Pétersbourg «dans une position pour le moins inconfortable», concède le quotidien. Car le chef de l’Etat a été «cueilli à froid» par les déclarations du président du Conseil européen Herman Van Rompuy. Lequel s’est désolidarisé de l’initiative franco-américaine en affirmant qu’il n’y avait pas de solution militaire en Syrie. «La solution doit être politique» et s’inscrire dans le cadre des Nations unies, a-t-il dit.

Etant aussi rappelé que le président russe Vladimir Poutine ne dit pas autre chose, Le Figaro en conclut que les Européens «lâchent Hollande», que le président est « isolé » au G20 et que Poutine «récolte les bénéfices de sa stratégie sur la Syrie», même s’il a «le triomphe modeste», note le quotidien.

Mais pour L’Humanité, c’est simple, Obama et Hollande sont «coupés du monde». Et ils ont «peu de chance» de rallier le G20 à leur volonté de frapper militairement la Syrie, prédit le quotidien communiste.

Autre prise de position remarquée hier, celle du pape François 

«Plus jamais la guerre !», a sermonné le souverain pontife, à la veille d’une journée de jeûne et de prière pour la paix, souligne La Croix, même si le pape «refuse que l’humanité abdique face à la violence», complète le quotidien catholique. «Dans un déploiement de démarches que l'on n'avait pas connu au Vatican depuis une dizaine d'années, le pape mobilise toutes les forces diplomatiques du Saint-Siège en faveur d'une issue négociée à la crise syrienne et pour dénoncer 'la vaine prétention d'une solution militaire'».

Mais il n’empêche, au G20, François Hollande «espère encore gagner des soutiens à une action militaire, insiste Le Parisien. Mais c’est vers l’opinion française qu’il déploie ses efforts». Car Hollande «n’en démord pas, constate le journal : c’est l’action militaire qui mènera à une solution politique». Le Parisien estime donc que la rencontre Hollande-Obama ce matin, sera «le clou» de ce sommet.

Cette guerre de positions anticipe-t-elle donc la «vraie guerre», se demande Libération ? Pour le quotidien, la France et les Etats-Unis seront «plus crédibles» et pourront sortir de leur «isolement» si les deux présidents promeuvent, après les frappes, une véritable transition politique. Une solution «qui doit aussi inclure les alliés russe et iranien du régime, aussi peu ragoûtants soient-ils, tout comme les pays voisins et les parrains de l’opposition».

La Syrie au G20. Qu’en pense enfin le «reste du monde» ? Réponse ce matin à la Une du Figaro, qui croit savoir que «la Syrie et les contorsions qu’elle suscite chez nous semblent relever d’une autre planète. Cette fracture sera la principale leçon du G20 de Saint-Pétersbourg», énonce Le Figaro.

La Syrie au G20, qu’en pense la presse quotidienne régionale française ? C’est aussi le sentiment de l’isolement franco-américain qui domine

Deux illustrations. Le Journal de la Haute-Marne tout d’abord, qui évoque le «coup de poignard», hier, du président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy et, sans attendre, conclue à un «échec» de ce G20. «Car voilà François Hollande réduit à espérer que les Européens dégageront lors de ce G20 une position commune pour condamner l'utilisation d'armes chimiques. On est loin de la mise en place d'une coalition» se navre Le Journal de la Haute-Marne, quotidien du nord-est de la France.

Et puis le quotidien de l’Est du pays Les Dernières Nouvelles d'Alsace évoque la guerre froide. «Poutine a tablé sur le pourrissement, en restant fidèle aux réflexes soviétiques de la menace politique permanente. Comme si l'indéniable génie russe ne parvenait pas à rompre avec les stéréotypes de la guerre froide et à s'évader du goulag dogmatique de l'URSS. C'est dommage, navrant et inquiétant», se récrie Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Direction à présent le sud de la France, avec la situation qui se dégrade encore un peu plus à Marseille

La seconde ville de France, une fois encore, a été secouée par la violence du grand banditisme. A tel point que ce fut une «journée noire à Marseille» hier, lance en manchette Le Parisien. Adrien Anigo, le fils du directeur sportif de l’OM José Anigo, a été abattu au volant de sa voiture par deux hommes à moto qui ont pris la fuite.

Agé d’une trentaine d’années, le fils de José Anigo «s’était particulièrement fait remarquer comme l’un des membres d’une bande de braqueurs qui a fait parler d’elle quatre mois durant entre 2006 et 2007, rappelle Le Figaro. Avec ses complices, le jeune homme avait écumé treize bijouteries». Il devait être jugé avec ses complices pour ces délits. Ses tueurs ne lui en ont pas laissé le loisir.

Mais si le jeune homme était connu de la police, c’est surtout son père José Anigo, qui est une star à Marseille. C’est même « un historique » de l’Olympique de Marseille. Un club qu’il n’a «jamais quitté, rappelle Libération. Il est une part importante de ce club, part d’ombre autant que de lumière. Entraîneur à deux reprises puis directeur sportif depuis huit ans, il s’occupe notamment du recrutement - sans négocier les contrats, précise-t-il souvent. Ses propres relations avec le milieu marseillais ont souvent été pointées», souligne également Libé. Son fils Adrien Anigo était marié. Il avait deux enfants
Mais cet assassinat n’était pas le seul hier à Marseille. Le matin même, un homme de 24 ans avait été abattu à La Ciotat, à une trentaine de kilomètres de la grande ville du sud de la France. Ses assassins l’ont d’abord touché d’une balle au dos, puis l’ont percuté en voiture.

Commentaire de L’Est Républicain, quotidien, comme son nom l’indique, de l’Est de la France : «la folie meurtrière rafale au passage le mythe de l'OM, une quasi religion locale. Dans la deuxième ville de France, résonnent les promesses de retour à l'ordre républicain, les mots de Manuel Valls font écho à ceux de Nicolas Sarkozy. Ils ne suffisent plus tant la schizophrénie submerge la Canebière».

Mais à Sud-Ouest, journal dont je ne vous ferai pas l’injure de vous demander d’où il est originaire, on a la solidarité méridionale plus ancrée. Et le mal qui gangrène Marseille va bien au-delà. «Si le crime se banalise à Marseille, le vol et la violence se répandent ailleurs. Constater cela, cette montée latente de l'insécurité qui dément toutes les statistiques, c'est aussi dresser le constat d'un pays malade de la crise, mais pas seulement : malade aussi de la perte de certaines valeurs les plus élémentaires, malade d'une politique trop laxiste à nos frontières à l'égard de certaines populations...», estime donc Sud-Ouest.

En plus bref, cette information à caractère économique : l’impôt qui pèse sur les entreprises françaises pourrait baisser 

C’est le quotidien économique français Les Echos qui l’annonce en manchette : François Hollande «veut réduire le taux de l’impôt sur les sociétés». Le journal précise que le chef de l’Etat envisage de réduire à 30 % le taux de ce que les fiscalistes appellent communément l’IS, étant rappelé qu’actuellement, les entreprises qui dégagent un bénéfices supérieur à 38 000 euros doivent s’acquitter d’un IS de 33,1/3 % du dit bénéfice. A suivre.

Football pour conclure, avec le match de l’équipe de France contre la Géorgie ce soir à Tbilissi :

«Le Brésil, c’est encore loin», avertit le journal L’ Equipe, en référence à la prochaine Coupe du monde de football, pour le compte de laquelle se joue ce soir ce match de qualification. En attendant la suite, c'est-à-dire celui contre la Biélorussie mardi prochain, puis celui contre la Finlande le 15 octobre. Que dire de plus sinon «Allez les Bleus !»...
 

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