
Bien qu’ils aient obtenu la fin de la ségrégation raciale, les afro-américains rêvent encore d’un véritable avenir pour leurs enfants dans une Amérique où les descendants d’esclaves sont toujours les plus pauvres, les moins éduqués et les plus emprisonnés. Et pourtant, celles et ceux qui se sont battus pour l’égalité des droits civiques n’auraient jamais pu imaginer voir un Président noir à la maison blanche…
50 ans après, ces femmes et ces hommes de la génération du Pasteur Martin Luther King témoignent en exclusivité sur RFI. Ils nous racontent leur vie quotidienne dans une Amérique raciste et violente, mais aussi leur engagement de militants pacifistes, ici en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis.
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A écouter :
Avec les témoignages exclusifs de :
- Keith Weldon Medley
Ecrivain, spécialiste de l’affaire Plessis contre Ferguson, à l’origine de la légalisation de la ségrégation raciale par la Cour suprême en 1896. Auteur d’une histoire de la lutte contre la ségrégation légale : « We as freemen », aux éditions Pélican.
- Hearrest Harrison Nelson
Veuve de Donald Harrison Nelson, grand chef indien de mardi-gras. Hearrest réalise toute la violence de sa condition de femme de couleur lorsqu’elle lit sur son acte de naissance : « negroe ». Le plus grand jour de sa vie c’est quand elle reçoit sa carte d’électrice au nom de Mrs Harrison Nelson.
- Leah Chase
La marraine de tous les néo-orléanais. Au temps de la ségrégation, son restaurant était fréquenté par Luther King. Les militants noirs et blancs s’y réunissaient clandestinement. Depuis, le pape et Obama sont passés par là. Mais l’important pour Leah c’est de transmettre l’espoir aux jeunes. Elle a gagné le droit de travailler, c’est pourquoi à 90 ans elle est encore aux fourneaux.
- Ronnie Moore
Prisonnier politique en Août 63, il voit le discours de King depuis sa cellule. « Notre rêve c’était l’espoir et la réalité notre cauchemar. » Militant non-violent du CORE (Congress of Racial Equality), engagé dès l’âge de 15 ans, il en deviendra le secrétaire pour la Louisiane. Il a participé à tous les modes d’actions, sit-in, marches, free-rides et a croisé King plusieurs fois.
- Lolis Elie
Avocat du CORE puis des Black Panthers…de la non-violence à l’action armée. Après les assassinats de Kennedy King et Malcolm X, il pense qu’encore aujourd’hui le racisme se porte bien aux USA.
- David Batiste
Après l’abolition de la ségrégation en 65, le musicien fait les frais de l’explosion de la violence raciale. En 71, sur une ex-plage réservée aux blancs, il se fait dérouiller par un commando raciste. Son visage est balafré à vie. C’est par la musique qu’il va s’en sortir et réussir l’intégration avec les blancs, comme en témoigne son groupe David Batiste et les gladiators.
Remerciements pour les traductions :
Christophe Carmarans
Marion Champin
Tirthankar Chanda

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