La réunion des ministres européens des affaires étrangères hier à Vilnius, Lituanie, en présence du secrétaire d’Etat américain John Kerry, a permis de ressouder la solidarité européenne, mise à mal lors du G20 de Saint-Pétersbourg. Frappes ou pas frappes militaires contre la Syrie ? « À l’arraché, l’Allemagne finit par choisir son camp, constate le Journal du Dimanche. L’Europe est unie. Pas brillamment certes, mais à la guerre comme à la guerre ».
Confrontée aux crispants rebondissements diplomatiques de ce martial suspense, la presse hebdomadaire était visiblement à la peine. Mais tout de même, un élément original est à retenir cette semaine dans le dossier syrien. Selon Le Nouvel Observateur, l’attaque chimique du 21 août dernier à Damas serait consécutive à une tentative d’attentat, le 8 août au matin, contre le président Bachar al-Assad. Lequel, ce jour-là, a prévu de se rendre dans une mosquée de la capitale syrienne quand son convoi est bombardé. « Dix-sept obus de mortiers auraient été tirés sur le cortège présidentiel », énonce, au conditionnel, Le Nouvel Observateur. Or « jusque-là, personne n’avait jamais attenté à la vie de Bachar », souligne l’hebdomadaire. Cette attaque supposée « pourrait même être à l’origine des bombardements au gaz sarin effectués treize jours plus tard sur les zones tenues par les insurgés de Damas », se hasarde le journal. Le mobile en quelque sorte, avance donc Le Nouvel Observateur.
France : touchez pas au grisbi
En France, la fraude fiscale explose. « L’argent liquide coule à flots », lance en une Le Parisien, qui cite une note confidentielle de la douane, selon laquelle 103 M€ ont été saisis au premier trimestre 2013, soit une augmentation « vertigineuse » de… 518 % par rapport à la même période de 2012 ! 2013 devrait même être un « record absolu», avec 414 M€ de billets saisis, prédit le journal !
FN : ancrage phocéen
Sondage politique à Marseille : le parti d’extrême droite Front national y est bel et bien enraciné. Sondage de l’institut Ifop pour Le Journal du Dimanche, dans lequel le Front national recueille 25 % des intentions de vote pour les municipales à Marseille, derrière l’UMP (34 %) et devant le PS (21 %). Résultat inchangé par rapport à une précédente enquête en juillet, mais qui fait dire au JDD que la plus grande ville du sud de la France « risque d’être ingouvernable après les élections municipales de 2014 ».
Guinée : bras de fer
Tentaculaire affaire de mine de fer en Guinée. Soupçonné dans cette affaire, le diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz est recherché par le FBI, la police fédérale américaine. C’est l’homme « le plus riche d’Israël », lance M, le magazine hebdomadaire du journal Le Monde. Et Beny Steinmetz a le FBI « à ses trousses ». Ce « baroudeur autodidacte » dont M brosse le portrait, est « soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir la concession d’une mine de fer en Guinée »
Né en Israël en 1956, issu d’une famille de diamantaires aux racines polonaises, Beny Steinmetz a fait fortune à Anvers, capitale mondiale du commerce des diamants, raconte le magazine. Depuis, il s’est diversifié dans les métaux précieux et les hydrocarbures. « Fanatique de Formule 1 », souligne M, ce proche de l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert a même sponsorisé l’écurie Jaguar. Au grand prix de Monaco en 2004, une des Jaguar, qu’il avait ornée d’un diamant de 300 000 euros, sort de la piste. Lors de cet accident, son diamant « a disparu à jamais au fond de la Méditerranée », relate le journal.
Guinée : la culbute du siècle
Que lui reproche le FBI ? Réponse dans le dernier numéro de La Revue. C’est l’histoire de la mine de Simandou, rien de moins que le « plus grand gisement de fer inexploité au monde ». Un gisement qui pourrait rapporter à la Guinée « quelque140 milliards de dollars au cours des vingt cinq prochaines années », estime le mensuel. Le président guinéen Alpha Condé a réformé le code minier de son pays. Et les anciens contrats ont été passés au peigne fin. La suite ? Elle va d’abord être rapportée en juillet dernier par le bimensuel américain NewYorker, selon lequel les preuves de corruption sont accablantes pour l’homme d’affaires israélien. Et à présent, donc, par La Revue.
Selon les accusations portées contre lui, et que Beny Steinmetz dément, son groupe aurait d’abord engagé en tant que vice-président le frère de Mamadie Touré, quatrième épouse du général-président Lansana Conté pour circonvenir l’ancien dictateur guinéen afin d’obtenir des concessions du gisement de fer de Simandou. La jeune épouse présidentielle « a-t-elle été rémunérée » par Beny Steinmetz pour qu’elle l’introduise auprès de Lansana Conté afin d’obtenir de ce dernier l’attribution d’un contrat en faveur de son groupe ? Oui, avouera-t-elle au FBI. Faux, rétorque Steinmetz, tout comme il niera « avoir offert une montre incrustée de diamants au président Conté », énonce le journal.
Après le décès de Lansana Conté, alors que le capitaine Moussa Dadis Camara s’est emparé du pouvoir à Conakry, le diamantaire israélien pourra compter sur le soutien du ministre guinéen des mines Mahmoud Thiam, « qui va devenir l’homme de Beny Steinmetz à Conakry jusqu’à la fin de 2010 », affirme La Revue. Certes, Mahmoud Thiam « reconnaît avoir, quand il était ministre, roulé en 4×4 Lamborghini dans les rues défoncées de Conakry et s’être offert pour 1,5 million de dollars payés cash un appartement à Manhattan », complète le mensuel, mais « il nie tout arrangement coupable avec Beny Steinmetz ».
Reste qu’en avril 2010, ce dernier va revendre sa mine guinéenne au groupe brésilien Vale pour 500 millions de dollars, avec une option de 2 milliards de dollars supplémentaires, mine qu’il avait obtenue un an et demi plus tôt contre – seulement – 165 millions de dollars. La « culbute du siècle », lance La Revue.
Guinée : le grand Condé contrattaque
Et c’est alors qu’Alpha Condé entre en scène. Arrivé au pouvoir en 2010, le président guinéen confie aux limiers du milliardaire américain Georges Soros le soin d’éplucher les contrats miniers en cours. Des documents parviennent FBI, qui, à son tour, enquête et perquisitionne aux Etats-Unis chez la veuve de Lansana Conté. Laquelle se résout vite à collaborer avec la police qui l’équipe d’un micro pour piéger un envoyé spécial de Beny Steinmetz venu spécialement lui demander de détruire des documents compromettants qu’elle est sensée détenir et qu’elle a en fait livrés au FBI. L’homme est arrêté et l’étau se resserre. Ensuite, c’est « la guerre » entre Steinmetz et Alpha Condé, raconte La Revue.
Qui va l’emporter ? « Entre un président africain dont les efforts en matière de transparence des industries extractives ont été salués par le G8, (…) et un “tycoon” israélien fragilisé par les enquêtes du FBI (…), le rapport de forces s’est subitement inversé », constate le journal. Toutefois, ajoute-t-il, « ce serait mal connaître Beny Steinmetz que de le croire résigné à perdre un gain aussi fabuleux arraché avec une mise aussi dérisoire ». Autrement dit, et la tentation est trop grande pour que je résiste à la formule, le bras de fer continue.
Lui : le retour
Une note de charme pour conclure. Le célèbre magazine masculin Lui est de nouveau en kiosque. Un numéro doublement attractif. En couverture, la superbe Léa Seydoux, comédienne, qui dévoile ses charmes en pages intérieures. Et pis la reprise en main de Lui par le jeune turc de la littérature française Frédéric Beigbeder, chroniqueur de mode et de tendance, mais aussi romancier respecté, auteur de livres à succès, et notamment le magnifique « Un roman français ». Lui reluit donc de nouveau dans les kiosques et sur les tables de chevet de ces messieurs. Bonne arrivée !

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