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    Le problème de la Norvège : sa richesse pétrolière

    Plateforme pétrolière dans la mer du Nord. Getty Images/Jan Stromme

    À l'aune de la zone euro, la Norvège ressemble à un paradis. Et pourtant l'économie a été l'un des principaux enjeux de la campagne des législatives qui se déroulent aujourd’hui dans cette pétromonarchie du Grand Nord. Les conservateurs s’interrogent sur la meilleure façon de gérer la manne qui alimente le fonds souverain.

    Après les Luxembourgeois, les Norvégiens sont les habitants de la planète les plus riches au monde, en termes de Produit intérieur brut par habitant. Selon les derniers chiffres disponibles, chaque habitant dispose en moyenne d'un revenu annuel de 100 000 dollars. C'est, bien sûr, la manne pétrolière qui fait de ce petit pays du Grand Nord une monarchie pétrolière mâtinée de social-démocratie où il fait si bon vivre. Un pays où l'État providence rime encore avec abondance, où le chômage ne touche que 3 % des actifs.

    Et pourtant, les conservateurs qui tentent aujourd'hui de l'emporter sur les socialistes ont fait campagne sur l'économie, reprochant aux dirigeants actuels de n'avoir pas su préparer l'après-pétrole. Quand on pense « futur » en Norvège, on veut parler d'abord du fonds souverain chargé de gérer les surplus dégagés par les exportations de pétrole.

    Avec près de 600 milliards d'euros dans les caisses, ce fonds souverain est depuis peu le plus puissant au monde

    Les chiffres donnent le tournis, son capital représente une fois et demi le Produit intérieur brut annuel de la Norvège. Ces dernières années, il s'est bonifié sans trop d'efforts, grâce aux prix élevés de l'or noir. Et pourtant, les Norvégiens n'en sont pas satisfaits car, si le fonds a bénéficié d'un contexte favorable, il n'a pas vraiment brillé par ses placements. Du coup sa rentabilité n'est que de 4 %. D'où le débat sur la gestion du fonds.

    Les conservateurs proposent de le scinder en deux entités, voire plus, afin de le rendre plus compétitif. Il est question aussi de lui donner plus de liberté d'action. En l'autorisant, par exemple, à investir dans les grands projets d'infrastructures, à diversifier ses cibles géographiques. Il se cantonne pour le moment à prendre des participations sous forme d'actions ou d'obligations dans les pays occidentaux.

    Est-ce que la Norvège a anticipé la fin du pétrole ?

    Oui et non. Oui, puisque ce fonds existe. Oui, encore, quand on voit la longueur d'avance de la Norvège en matière de voiture électrique. Dans un pays où le pétrole est à portée de main, le gouvernement a pourtant encouragé l'usage des véhicules propres en les exemptant de taxes, de péages sur l'autoroute et en les autorisant à rouler dans les couloirs de bus. Tout ça fait de la Norvège le premier pays en terme de pénétration du véhicule électrique : c'est 3 % du marché automobile. Cela fait de la Norvège l'un des pays les plus décarbonés au monde, une prouesse pour un pays pétrolier.

    Une prouesse trompeuse

    Mais c'est un peu de la poudre aux yeux. Car en fait ces mesures ont profité aux ménages les plus riches qui, au lieu de remplacer le véhicule à essence par l'électrique, achètent une seconde voiture, délaissent le bus pour leur petite voiture électrique. Et puis, comme le véhicule à essence coûte cher, les Norvégiens roulent au maximum pour l'amortir.

    Tout ça fait qu'on roule de plus en plus. Ce n'est pas très bon pour le bilan carbone. Dernier bémol qui peut démontrer que la Norvège n’est pas si bien préparée à l’après-pétrole : l'évolution de ses coûts est inquiétante. La productivité est en chute libre, car les salaires augmentent deux fois plus vite que le Produit intérieur brut. La Norvège serait-elle rattrapée par la malédiction qui frappe les producteurs d'or noir ? C'est à la majorité qui sortira des urnes de s'en préoccuper.


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