« Frappes en Syrie : la semaine décisive » : c’est le grand titre du Figaro. « Barack Obama joue son va-tout pour arracher le soutien du Congrès américain à une action militaire contre le régime de Damas. »

« Qu’attendre de cette guerre à reculons ? », s’interroge Le Figaro. « S’il s’agit seulement de sauver la face d’Obama et de Hollande, le remède promet d’être pire que le mal. “Punir” Assad en bombardant quelques ministères et bases militaires, dûment vidés de toute valeur stratégique par un régime qui aura eu le temps de s’y préparer, cela a peu de chances de modifier le cours de la guerre, relève le journal, encore moins d’impressionner Téhéran. Mais gare aux conséquences, prévient Le Figaro : l’internationalisation du conflit syrien, elle, ne s’arrêtera pas au bout de trois jours. »
 
Libération exprime également ses doutes, avec cette même formule en grand titre : « la guerre à reculons ». Libération qui qualifie, dans son éditorial, Obama de « guerrier à contrecœur. »
 
Le journal explique : « la Syrie devient la guerre dont personne ne veut. Pas même ses deux attaquants en chef, Barack Obama et François Hollande. Le président français (…) attend désormais non seulement le vote de plus en plus incertain de la représentation nationale américaine mais encore le rapport des inspecteurs de l’ONU. Rapport qui, on le sait, ne peut en aucun cas attribuer la responsabilité de l’attaque chimique du 21 août, une mission hors mandat. Quant au président américain et à ses hommes, sensibles à l’isolationnisme croissant de l’opinion publique, ils s’évertuent à expliquer qu’il ne s’agit pas d’une guerre, relève Libération, mais de frappes limitées dans le temps et dans leurs objectifs, de plus en plus confus. Tout juste, “un coup de semonce”, selon l’expression d’Obama. »
 
Du coup, renchérit La Croix, « cette guerre en Syrie qui n’ose pas encore dire son nom, que l’on annonce, comme toujours à Washington, “courte et ciblée”, s’engagera donc sur des bases chancelantes, hors de toute légalité, incertaine sur ses objectifs, et définitivement floue quant aux résultats attendus sur le terrain. Sa conséquence probable, si elle est déclenchée, sera comme pour l’intervention militaire en Libye de rendre encore plus difficile la mise en place d’une sécurité collective. »
 
Pour sa part, L’Humanité réaffirme son refus de la guerre : « comment croire qu’une aventure guerrière sous commandement états-unien pourrait résoudre quoi que ce soit, au risque plutôt de déclencher un embrasement régional auquel nul n’a intérêt ? Depuis dix ans, relève le quotidien communiste, toutes les “stratégies” militaires des artisans d’une lecture du monde en termes de choc des civilisations se sont révélées désastreuses. »
 
Addition fiscale salée !
 
A la Une également : la « douloureuse »… C’est ainsi que Le Parisien qualifie la feuille d’impôt que les contribuables reçoivent en ce moment. « Pour beaucoup de Français, c’est LA mauvaise nouvelle de la rentrée, s’exclame le journal. En ce début septembre, choc garanti en ouvrant la boîte aux lettres puis en découvrant ce qu’il reste à payer aux impôts d’ici le 16 septembre. »
 
En effet, précise Le Parisien, « l’addition fiscale s’est alourdie pour presque tous les contribuables, sauf pour les tout petits revenus. Le train des réformes fiscales est en effet passé par là – avec la deuxième loi de finances rectificative pour 2012 et la loi de finances pour 2013. Et ce n’est pas fini, avertit le journal. Toutes les pistes explorées ces jours-ci par le gouvernement concernent les revenus de cette année sur lesquels nous paierons des impôts l’an prochain. »
 
Effectivement, s’exclament en Une Les Echos : « pas de pause fiscale pour les ménages en 2014. (…) Baisse de l’avantage lié au quotient familial, hausse de la TVA, relèvement des cotisations retraite, coup de rabot sur plusieurs niches fiscales… Les mesures sur la table atteignent déjà 10 milliards d’euros. Il y aura des baisses en face, mais elles ne compenseront pas les hausses. »
 
Commentaire des Echos : « après avoir promis aux Français la stabilité fiscale, le chef de l’Etat n’a eu cesse de depuis quinze mois de corriger, alourdir, plus rarement alléger, ce qu’il avait fait voter. (…) Une fois encore, la gauche a préféré la taxe à la réforme. »
 
Pari tenu pour le Sarkothon…
 
« Le coup aurait pu être fatal pour l’UMP, soupire Le Figaro. Mais la mobilisation des militants comme des sympathisants du parti de droite a eu raison des doutes et des inquiétudes générées par l’invalidation des comptes de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel. Jean-François Copé l’a annoncé hier, relève Le Figaro : l’objectif des 11 millions d’euros a été “atteint”. Il aura fallu juste deux mois à l’UMP pour réunir cette somme après le lancement de la souscription nationale le 4 juillet. »
 
La presse régionale n’est pas avare de commentaires… « Au-delà d’un ouf de soulagement normal, les ténors de l’ex-parti majoritaire peuvent cependant froncer les sourcils, estime La Nouvelle République du Centre Ouest : car, avec le Sarkothon c’est encore l’image de l’ancien patron qui a fonctionné à plein. En plus des sondages qui s’obstinent à placer Nicolas Sarkozy au-dessus de tous les candidats possibles, potentiels ou virtuels, c’est bien l’éternel besoin d’un recours charismatique que traduit cette quête sonnante et trébuchante. »
 
En effet, renchérit La Voix du Nord, « Sarkozy peut avoir laissé une ardoise de 11 millions d’euros, des réformes inachevées, un quinquennat imparfait, une série de débâcles électorales, il peut avoir laissé un héritage financier, politique, électoral qui mériterait un inventaire, il demeure, à ce jour à l’UMP, un placement sûr. »
 
Les Bleus sur la corde raide
 
Les Bleus : attention danger… « L’équipe de France de football en état d’urgence », constate Le Figaro, après leur « piteux match nul en Géorgie, 0 à 0. Alors que le voyage à Tbilissi devait servir de rampe de lancement pour aborder la dernière ligne droite des qualifications au Mondial 2014 avec un esprit de conquête, ce cinquième match d’affilée sans victoire place, au contraire, les Bleus dans une position critique, relève le journal. Qui pourrait devenir une situation de survie en cas d’une nouvelle contre-performance mardi soir en Biélorussie. »
 
« Il leur manque aussi un meneur ! », s’exclame L’Equipe. « L’équipe de France souffre actuellement de l’absence d’un buteur efficace, mais elle ne possède pas non plus de véritable patron dans ses rangs. Ce qui se ressent dans les moments difficiles, comme en Géorgie vendredi. »
 
Pas de patron, donc, pas de buteur… Karim Benzema est dans le collimateur de Libération : « Benzema avance à pas de néant », titre le journal qui relève que l’attaquant du Real Madrid « n’a pas marqué depuis 1 216 minutes en sélection, à peu près l’équivalent de la saga Star Wars. » Benzema qui, du coup, pourrait être remplaçant demain face à la Biélorussie. « Karim Benzema, c’est le fusible, commente Libération : le symbole vivant d’une sélection qui, pour la première fois, vient d’enchaîner cinq matchs sans but. La logique voudrait qu’il soit écarté demain : Deschamps y gagnerait un peu de répit médiatique. »
 
Réhabilitation ?
 
Enfin, un sujet tabou dans Libération : la masturbation… Pleine page pour une pratique discrète, souvent inavouée. « M la maudite », titre le journal qui a décortiqué le dernier ouvrage de l’anthropologue et sexologue Philippe Brenot, Nouvel éloge de la masturbation. Un ouvrage dans lequel l’auteur « vante les mérites d’une pratique épanouissante. (…) “La masturbation est au centre de la sexualité, elle permet l’épanouissement, la maturation et la pérennité de la vie érotique”, affirme-t-il. Et d’ajouter : “les difficultés de plaisir et de désir sont d’ailleurs très souvent liées à un manque d’auto-érotisme. L’autostimulation permettant d’apprivoiser ses réactions sexuelles avec un autre.” Dont acte. », ponctue Libération qui rappelle que « la masturbation a été condamnée par l’Europe chrétienne pendant des siècles », mais aussi par « Freud qui considérait cet acte comme “infantile”. » 

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