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    ALPHABÉTISATION ET ILLÉTTRISME - 10/09/2013

    Par
    Yvan Amar. RFI_Pierre René-Worms

    Dimanche dernier, le 8 septembre, se déroulait, comme chaque année à la même date, la journée internationale de l’alphabétisation, organisée par l’Unesco. Et cette organisation se félicite de constater que, malgré les gros problèmes qu’on rencontre encore, l’alphabétisation semble être en progrès : on compte paraît-il quatre milliards d’alphabètes dans le monde.

    Alors qu’est-ce donc qu’un alphabète ? Le mot existe-t-il ?

    En France, on ne l’admet pas encore vraiment. On l’entend peu, les dictionnaires n’en veulent pas. Mais en Afrique, c’est un mot d’usage assez ordinaire : l’alphabétisme est le contraire de l’analphabétisme, c’est simple.

    Et le « littérisme » alors, qu’est-ce que c’est ? Il vient d’être entériné très officiellement par la Commission générale de terminologie et de néologie, sous l’égide du ministère de la Culture : on n’avait pas de terme en français pour désigner le contraire l’illettrisme, on a maintenant celui-là.

    L’anglais a le mot literacy que souvent, faute de mieux, on employait jusqu’à maintenant. Ce n’était pas si mal : ceux qui l’utilisaient le comprenaient (c’est un terme assez spécialisé, donc en usage entre personnes qui s’occupent des mêmes choses et utilisent le même jargon).

    Mais les pouvoirs publics ont jugé bon de donner un terme plus français à notre langue et de ne pas se contenter du calque anglophone, ce qui semble logique : en anglais, literacy est le pendant d’illiteracy. Alors que cette symétrie n’existe pas en français.

    Mais quel est le sens exact de ce mot « littérisme » ? C’est la capacité à lire un texte simple en le comprenant, la capacité à utiliser et à communiquer une information écrite dans la vie courante. C’est-à-dire, en deux mots, le littérisme est le fait de savoir lire ! Et c’est tout ? Non justement, on a une définition plus compliquée, plus élaborée : le « littérisme », c’est le premier niveau dans la maîtrise de la lecture.

    Et la définition est assez éclairante car il ne s’agit pas de dire qu’un quelqu’un  sait lire et écrire. Ces expressions font un peu Troisième République, comme si cela était une logique du tout ou rien : il sait lire, bien ; il ne sait pas lire, tant pis. Ce n’est pas comme cela que ça se passe : on peut savoir un peu lire, on peut savoir bien lire, on peut savoir très bien lire… Et il est vrai que l’illettrisme, c’est le fait d’avoir oublié ce qu’on avait appris. Quelqu’un qui est un « illettré », c’est quelqu’un qui ne sait plus lire, qui n’a pas appris assez pour que cela se fixe. Alors qu’un « analphabète », c’est quelqu’un qui ne sait ni lire ni écrire car il n’a jamais appris. Voilà la différence entre les deux mots.

    Avertissement !
    Ce texte est le document préparatoire à la chronique Le Mot de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

    Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique.
    http://www.cndp.fr/

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