Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand ont été capturés à Arlit au Niger le 16 septembre 2010 et détenus depuis au Sahel par al-Qaïda au Maghreb islamique. Trois ans après leur enlèvement, les familles des quatre otages français enlevés au Niger vont effectuer une marche symbolique de 18 km à Paris dans la nuit de dimanche à lundi. Elles l’ont annoncé hier à Marseille.
Elles s'arrêteront en «différents points symboliques, comme les sièges des entreprises françaises auxquelles appartiennent les otages (Areva, Vinci), détaille le quotidien français Le Parisien, ainsi que devant différents lieux de pouvoir (Elysée, Sénat, Assemblée nationale) et remettront une lettre à chacune de leurs étapes», avant de conclure leur périple nocturne par le Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires étrangères, où elles remettront un «manifeste» signé par plus de 12.000 personnes. Des manifestations sont également prévues dans plusieurs autres villes françaises, rapporte le journal.
Mali : le mur
Au Mali, la presse sous-régionale revient sur les accrochages entre l’armée malienne et des combattants du MNLA, qui ont eu lieu il y a deux jours. Ca s’est passé le 11 septembre à Fooïta, près de Léré, au Nord-Mali, non loin de la frontière mauritanienne. Et L’Indépendant précise que «plus de 20 combattants (…) qui s’adonnaient à des actes de pillage et de banditisme» ont été arrêtés et que des munitions, des armes à feu et des explosifs ont été saisis.
Un incident qui intervient, en tout cas, à un moment où le Mali est «en pleine convalescence», observe Le Pays, au Burkina-Faso voisin. «Qui a intérêt à enfourcher (…) des chevaux de bataille au Mali, interroge le quotidien ? L’armée malienne croit-elle que le moment est venu de venger les soldats qui ont été atrocement exécutés par le MNLA à Aguelock ?». Bien sûr, le journal ouagalais dédouane le nouveau président Ibrahim Boubacar Kéïta. Lequel n’a pas intérêt «aujourd’hui» à enfiler le «costume du provocateur», souligne Le Pays, qui invite les Maliens à démolir le «mur de méfiance» qui les divise. «Car des extrémistes existent dans les deux camps et n’ont pas intérêt dans une normalisation de la situation sécuritaire dans le Nord du pays, souligne le quotidien. Une telle perception les priverait des subsides qu’ils tirent des trafics illicites qui prospèrent dans cette partie du Mali».
En tout cas, pour détendre l’atmosphère, le confrère satirique burkinabé Le Journal du Jeudi a trouvé un sobriquet à IBK, en baptisant le nouveau président malien «reconciliation man». Mais le moins que l’on puisse dire, complète le périodique, «C’est sûr (que ) 'reconciliation man' a du grain au moulin de la réconciliation» !
Sénégal : faux-départ pour Baldé
Au Sénégal, les déboires continuent pour l’ancien ministre Abdoulaye Baldé. Frappé d’une interdiction de sortie du territoire dans le cadre de la traque des biens mal acquis, l’ancien proche de Karim Wade a été, avant-hier, empêché de sortir du Sénégal alors qu’il devait se rendre en Colombie pour assister à une réunion en tant que président de l’Association des maires du Sénégal, révèle le quotidien Walfadjri. Son avocat avait pourtant saisi le procureur spécial près la Cour de répression de l'enrichissement illicite afin d’obtenir une dérogation ou une suspension de la mesure d’interdiction frappant son client. En vain. La police des aéroports s’est opposée au départ d’Abdoulaye Baldé, affirme Walfadjri.
Congo : Brazza, départ posthume
Enfin une décision de justice pour le moins surprenante : la dépouille de Savorgnan de Brazza doit être restituée à ses descendants. Ainsi vient d’en décider la cour d’appel de Paris, donnant ainsi quitus à une quinzaine de descendants du célèbre explorateur français. «Le père fondateur de la ville de Brazzaville pourrait bientôt quitter la capitale congolaise», s’étonne le site Internet de Jeune Afrique qui rappelle qu’en contrepartie de l’installation de la dépouille de Savorgnan de Brazza dans son mausolée de Brazzaville, les autorités congolaises avait pris, notamment, l’engagement, de goudronner la piste menant à Mbé, mais aussi «la construction d'un dispensaire dans cette localité, l'érection d'une statue du roi Makoko auprès de celle de l'explorateur ou encore l'entretien de tous les établissements congolais portant le nom de l'explorateur». Le Congo est donc «sommé de restituer des restes mortuaires du célèbre explorateur dans un délai de trois mois», complète le journal.

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