La Syrie joue-t-elle franc-jeu ? Le Wall Street Journal affirmait vendredi que Damas avait déjà commencé à disséminer son arsenal chimique sur une cinquantaine de sites différents, afin de compliquer la tâche de ceux appelés à les contrôler.
L’information est estimée suffisamment crédible par Le Figaro pour que le quotidien français la reprenne à son compte ce matin. « Le cauchemar des stratèges du Pentagone est devenu réalité » lance le confrère, qui détaille ainsi le scoop du Wall Street Journal. Les militaires syriens chargés de disséminer cet arsenal chimique composent l’Unité 450. « Grâce à une surveillance satellitaire pointilleuse, les services de renseignements américains auraient suivi à la trace les mouvements des camions employés par l’Unité 450, parvenant à identifier la plupart de ces sites ».
Libération rapporte aussi cette information du quotidien américain et cite aussi le journal libanais anglophone Daily Star, contrôlé par la famille Hariri, dans lequel un éditorialiste affirmait que «Poutine et Al-Assad ont gagné par KO.»
Allusion aux négociations de Genève qui ont marqué le pas. A Genève où Américains et Russes « piétinent », lance Le Figaro.
« Bachar al-Assad reprend la main et joue la montre » rehausse Libération. Car le dictateur syrien a accepté d’adhérer à la Convention de 1993 sur l’interdiction des armes chimiques. Des armes « dont il refusait, il y a quelques jours encore, d’admettre l’existence » rappelle le journal. Et il l’a fait avant même l’ouverture de négociations américano-russes à Genève sur cette question. Pour Libé, il s’agit ni plus ni moins d’un « coup de bluff ».
Syrie : le tort d’avoir raison
De son côté, François Hollande est critiqué sur la Syrie. Le président, qui intervient demain soir à la télévision, aura probablement en tête ce sondage qui tombe un peu comme un solde de tous comptes sur la possibilité de frappes militaires contre la Syrie. Sondage que publie ce samedi matin le journal Le Parisien. Il s’agit d’une enquête BVA indiquant que les Français se disent insatisfaits à 60% de la gestion de la crise en Syrie par François Hollande. Seuls 36 % s’en disent satisfaits. En revanche, 54% des Français jugent que la France et les Etats-Unis ont eu « raison de menacer d'intervenir militairement en Syrie » contre 44% qui pensent que Paris et Washington ont eu tort. Les Français ont toutefois comme un doute sur le règlement dans « les semaines ou les mois qui viennent » du conflit, puisque 54% d’entre eux ne font pas confiance à la communauté internationale pour trouver une solution.
Pharmacie : médocs en toc
En France, les laboratoires pharmaceutiques vont-ils devoir signaler l’efficacité de leurs produits sur les boîtes de médicaments ? La question est posée. Et à en croire le journal Le Parisien, la réponse pourrait bien être positive. Le quotidien a déniché un document confidentiel dont il ne précise pas l’origine, et selon lequel les « autorités » envisageraient d’imposer aux laboratoires pharmaceutiques de « faire figurer sur ou dans les boîtes des médicaments remboursables » un SMR, pour —service médical rendu— c'est-à-dire un code permettant facilement de connaître l’efficacité dudit médicament. Ce code peut être « important », « modéré », « insuffisant ». Affichage qui — s’il devait se confirmer— pourrait « rassurer les patients et même les inciter à réduire leur consommation des produits les moins efficaces », explique Le Parisien.
FN : cap à droite
A l’occasion de l’université d’été du Front national à Marseille, la presse se préoccupe de la montée du parti d’extrême-droite en France . « Le Front national part à la conquête du pouvoir », lance Le Monde en manchette. Le journal présente les résultats d’une enquête réalisée par l’IFOP pour la Fondation Jean Jaurès, intitulée «FN et UMP: électorats en fusion ?», selon laquelle la droitisation de l’UMP conjuguée à la stratégie de dédiabolisation du parti d’extrême-droite « ne produisent pas une convergence des deux électorats », mais plutôt un « déplacement vers la droite de leurs centres de gravité respectifs», ou encore un « tropisme droitier » des sympathisants UMP « depuis la campagne présidentielle de 2007 ». L’étude en conclut donc que les électorats UMP et FN « dérivent » tous deux vers leur droite, de manière parallèle, « sans se confondre nécessairement », rapporte Le Monde. Mais elle relève tout de même une certaine « porosité » entre les deux électorats, « en particulier parmi les jeunes électeurs de l’UMP ».
FN : lifting réussi
Les sondages se succèdent au sujet du Front national. Après ceux d’hier, Le Parisien cite ce matin une enquête de l’institut BVA et la reprend en détail sur son site Internet. Enquête selon laquelle, écrit le journal, « 70 % des sympathisants UMP (sont) favorables à la normalisation du FN ». Ce sondage indique que ces sympathisants UMP approuvent à 72 % les propos de François Fillon, qui en cas de duel PS-FN aux municipales avait, dimanche, conseillé de voter « pour le moins sectaire ». Un nouveau positionnement de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy qui est désapprouvé par une courte majorité des Français (51%) et par les électeurs de gauche (81%). Mais à la lumière de ce sondage, Le Parisien estime que François Fillon a « réussi son coup ».
Ce qui préoccupe Libération. « Dans sa longue course vers la présidence de la République, François Fillon ne s’interdit plus rien », soupire le quotidien, au vu du meeting animé hier soir à Nice par l’ancien chef du gouvernement français. Or Libération estime qu’à la tribune de Nice, François Fillon a livré une explication « savamment alambiquée » à ses récentes déclarations. Conclusion du journal : « Qui osera encore dire que Fillon serait en voie de «balladurisation» ? », en référence à son ancien homologue Edouard Balladur et à sa réputation de supposée mollesse.
Le Figaro, de son côté, n’a pas entendu la même chose hier soir à Nice. Assistant à une table-ronde dans l’après midi avant la fin du meeting, le journal a entendu François Fillon déclarer : « « Je ne veux plus entendre parler de “ni-ni” ou de “front républicain” ». À Nice, l’ancien Premier ministre a voulu « clore la polémique sans se déjuger », estime en conséquence Le Figaro, dans les colonnes duquel Marine Le Pen trouve que le positionnement exprimé par François Fillon « est pour le moins tout à fait nouveau ». Selon la présidente du Front national, « ses propos traduisent une pression forte de la base de l’UMP » et elle y voit « plutôt une tactique interne » au parti de la droite française parlementaire.
Thuram : grandeur et décadence des stars
Fait divers chez les people. L’animatrice de télévision Karine Le Marchand a déposé plainte contre le footballeur français Lilian Thuram. Plainte pour « violence conjugale sur concubin », rapporte Le Parisien, étant précisé que Karine Le Marchand vivait depuis plusieurs années avec l’ancien champion du monde de football de 1998. Le quotidien reprend ainsi une information du magazine Closer publié aujourd’hui. Selon l’animatrice de télé, son ex-compagnon l’aurait « attrapé par les cheveux », relate Le Parisien et il l’aurait « poussée à trois reprises contre le réfrigérateur ». Ainsi se fracassent les mythes, ou les frigos !

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