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    A la Une : la Centrafrique avec la dissolution de la Seleka

    Encore beaucoup de réactions dans la presse ouest-africaine après la décision vendredi de Michel Djotodia, le président de transition en RCA, de dissoudre la Seleka, le groupe rebelle qui a renversé, sous sa direction, en mars dernier le président François Bozizé.
    En effet, comme le relève La Nouvelle Tribune au Bénin, Djotodia « est arrivé à la tête du pays grâce à ce groupe qu’il qualifie aujourd’hui de bandits. (…) Et la grosse inquiétude est de savoir comment cette dissolution peut s’appliquer. La Seleka est composée de 25 000 combattants, rappelle le quotidien béninois, dont 20 000 ralliés de la dernière heure au moment du siège de Bangui le 24 mars dernier. Autant de combattants qui sont pour la plupart fidèles aux chefs mafieux de ce regroupement qui ont des territoires sous leur contrôle. »

    « Cette décision est certainement à la fois la plus radicale et la plus audacieuse que les nouvelles autorités de Bangui aient eu à prendre depuis leur installation, le 24 mars dernier », relève pour sa part le site d’information Guinée Conakry Infos. Une décision « plutôt salutaire, tant la rébellion de la Seleka est accusée de plusieurs exactions dans le pays. Mais, tempère également le site guinéen, reste à savoir si les rebelles se laisseront faire aussi facilement. » En effet, poursuit Guinée Conakry Infos, « retourner l’arme contre cette rébellion, forte de quelque 25 000 hommes, revient en quelque sorte à se tirer une balle dans le pied. (…) En décidant de manière aussi brutale de se mettre à dos ceux qui l’ont hissé au sommet, Michel Djotodia ouvre un redoutable front à l’intérieur même de la Centrafrique. Dans la mesure où les rebelles voudront certainement lui faire payer cette trahison qui ne dit pas son nom. Pour cela, ils pourraient poursuivre dans la logique du maintien de l’anarchie qu’ils font déjà régner sur le pays ».

    « Reste à enterrer le monstre… »

    Alors, « le plus dur reste à venir », soupire pour sa part Le Pays  au Burkina. « Quelles mesures compensatoires Michel Djotodia a-t-il prises pour démobiliser et cantonner les éléments de la Seleka ? Une chose est de prendre une mesure, une autre est de veiller à son application. Et il y a fort à parier que pour des gens habitués à vivre d’expédients et de rapines, bon nombre de rebelles deviendront des bandits de grands chemins si rien n’est fait. Ce qui en rajouterait à une situation sécuritaire déjà pourrie. Il faudra donc, préconise Le Pays, que l’Union africaine, avec le Tchad aux premières loges, vole au secours de Michel Djotodia pour que la dissolution prononcée de la Seleka soit effective. En cela, il faudra, avec l’appui des éléments de la Fomac, la Force multinationale des Etats d’Afrique centrale, sanctionner tous les éléments de la Seleka qui contreviendraient à cette disposition ».

    L’Observateur Paalga résume la situation avec cette formule : « reste à enterrer le monstre… (…) Après que Michel Djotodia a dissout la branche, en l’occurrence pourrie, sur laquelle aussi il était assis, on se demande quelles forces vont veiller à la dissolution effective de ses anciens compagnons encombrants : l’armée régulière ? Les forces de la CEEAC ? En attendant, conclut L’Observateur Paalga, on ne peut que féliciter le chef de l’Etat centrafricain de cette décision courageuse, voire téméraire, qui fragilise peut-être son pouvoir. Mais qui n’en demeure pas moins un grand pas vers une pacification du pays ».

    Iyad ag-Ghaly au centre de la transaction pour les otages ?

    Triste anniversaire pour les otages français du Sahel. Cela fait trois ans, jour pour jour, que les quatre employés des groupes Areva et Vinci ont été enlevés sur le site minier d’Arlit, dans le nord du Niger, par un commando d’Aqmi. Ce matin le quotidien français Libération braque le projecteur sur Iyad ag-Ghaly : « L’ex-chef d’Ansar Dine serait en vie et au cœur des négociations », affirme le journal. « Originaire de Kidal, chef-lieu de l’Adrar des Ifoghas, Iyad ag-Ghaly se cacherait dans sa région natale, protégé par les siens. Selon une source proche du dossier, relève Libération, cette figure de la galaxie touareg aurait pu récupérer la garde des otages. Au minimum, il aurait réussi à se placer au centre des tractations menées par la DGSE. Avant de rallier le camp islamiste, Ag-Ghaly avait d’ailleurs déjà servi d’intermédiaire dans des affaires d’otages. De fait, précise le journal, un canal de négociation est en place, comme l’a montré la réception par les autorités françaises, fin juillet, d’une preuve de vie des quatre hommes. »

    En tout cas, conclut Libération, « les proches des otages se demandent comment les autorités françaises, qui refusent officiellement de verser la moindre rançon, vont sortir les quatre hommes de cet enfer. »

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