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    La Papouasie-Nouvelle-Guinée nationalise la mine géante d'OK Tedi

    Claire Fages.

    La mine de cuivre et d'or d'OK Tedi avait causé une catastrophe écologique en Papouasie-Nouvelle-Guinée, il y a vingt ans. Le gouvernement de Port Moresby vient de décider sa nationalisation à 100%.

    En Papouasie-Nouvelle-Guinée, il y aura un avant et un après la catastrophe d'OK Tedi. Le pays, qui partage avec l'Indonésie l'île de Papouasie, était auparavant l'eldorado minier pour les grands groupes étrangers. Mais après 1995, il cessa d'être le « Far West », pardon, le « Far East », où tout était permis. En 1995, les bassins de décantation de la mine de cuivre et d'or cèdent, les déchets se déversent dans une des principales rivières de l'ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, entraînant une pollution des terres.

    L'opérateur du site est BHP Billiton. Le groupe anglo-australien propose alors de fermer la mine, mais le gouvernement de l'époque veut la voir continuer de tourner : le cuivre et l'or d'OK Tedi fournissent un dixième des revenus du pays ! En 2001, un accord hors du commun est conclu : BHP accepte de verser ses parts à un programme de développement pour la région touchée par la catastrophe, qui bénéficiera des dividendes. Une sorte de fonds pour les générations futures, lorsque la mine s'arrêtera. En échange, BHP est débarrassé des poursuites judiciaires.

    Mais voilà qu'aujourd'hui le gouvernement actuel pulvérise l'accord. Il nationalise 100% de la mine et décide que les poursuites contre BHP Billiton sont à nouveau possibles. Evidemment, le groupe minier proteste. Mais la mainmise de l'Etat sur le Fonds pour le développement régional n'est pas bien vécue non plus sur place : les gestionnaires du fonds le voient comme un détournement de l'argent qui revenait de droit aux populations de la région, également très inquiètes.

    L'Etat s'engage à continuer de développer l'ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Mais il semble surtout vouloir compenser la baisse de ses revenus miniers depuis le début de l'année, en mettant la main sur un beau pactole, plus d'un milliard et demi de dollars.

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