C’est un président tout sourire qui serre des mains lors d’un bain de foule à Bamako. La photo est en une du journal Le Parisien. Devant François Hollande, des femmes, des enfants en liesse, et notamment un jeune garçon applaudissant aux pieds du chef de l’Etat. En pages intérieures, François Hollande félicite le nouveau président malien IBK lors de la cérémonie d’investiture. Et-là, l’émotion se lit nettement sur le visage des deux dirigeants.

« Hollande célébré à Bamako », lance le quotidien. Le président a replongé hier dans le bain de la victoire à la faveur de la cérémonie d’investiture du nouveau président Ibrahim Boubacar Keïta. Et il était « heureux d’échapper pour quelques heures aux vicissitudes de la politique française ». Son cortège a reçu un accueil « à l’africaine » dans les rues de Bamako, constate le confrère.
 
Pour dépeindre l’ambiance qui régnait hier à Bamako, Le Figaro évoque une joie « ordinaire », la joie du « retour à la normalité » d’un pays en paix, en dépit du « danger terroriste » toujours présent dans l’esprit des forces de sécurité. Le quotidien remarque aussi que François Hollande était « le seul haut dirigeant occidental à avoir fait le déplacement ». Selon Le Figaro, le président français « s’est donc offert une brève séquence positive. La France, qui a su montrer le cap au Mali dans sa zone d’influence traditionnelle, a raison, selon lui, d’être en première ligne sur d’autres fronts diplomatiques comme la Syrie ».
 
Séquence positive, en effet, car l’intervention de la France au Mali a été couronnée d’un vrai succès. « C’est peu dire que le dossier malien est, pour Hollande, une, pour ne pas dire la grande fierté de son début de quinquennat. Militaire mais aussi diplomatique, souligne Libération. En à peine six mois, l’intégrité du Mali a été retrouvée, la sécurité presque rétablie, même si la situation dans le nord du pays reste très fragile, et un processus démocratique est maintenant enclenché ».
 
RCA : la Centrafrique n’est pas le Mali
 
Mais à Bamako, hier, il a également été question de la situation en Centrafrique. Car le sort de la République centrafricaine, en passe de devenir un « trou noir sécuritaire », inquiète les autorités françaises, souligne Le Parisien. Un mini-sommet consacré à la Centrafrique s’est donc tenu en marge de la cérémonie d’investiture d’IBK. Mais s’il faut agir, « pas question pour autant de monter au front et de rééditer en Centrafrique le scénario de l’opération Serval au Mali », énonce le quotidien, dans les colonnes duquel un « haut responsable » anonyme à Paris déclare qu’il faut trouver une « solution où la France ne soit pas démesurément exposée. Quelle que soit l’histoire qui s’écrit et le rôle de la France, les Africains doivent être en première ligne », dit-il au Parisien. Reste que, devant les soldats français de la mission Serval, hier à Bamako, François Hollande est même allé plus loin en déclarant que « nous aurons sans doute à être davantage présents » en Centrafrique, souligne le journal.
 
Paris souhaite mobiliser ses partenaires en faveur d’une intervention internationale pilotée par les États d’Afrique centrale, rehausse Le Figaro. Dans les colonnes du journal, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius déclare : « Le Tchad, le Congo et aussi le Burundi pourraient participer à une opération, la France, un peu, car cela n’a rien à voir avec le Mali ».
 
« Pas question pour Paris d’envoyer (…) des forces armées supplémentaires en Centrafrique, pourtant en train de sombrer en pleine anarchie », confirme Libération. Après avoir rappelé qu’un projet de résolution aux Nations unies est en préparation pour créer une force de coalition en République centrafricaine, Libération souligne qu’hier, à Bamako, François Hollande a précisé que la France « pourrait apporter un appui logistique, de formation et d’encadrement » à cette future force. « Mais pas d’armes », prévient Libération.
 
Allemagne : Merkel über alles
 
Les élections, dimanche, en Allemagne sont l’occasion pour Libération de consacrer pas moins de la moitié de sa pagination à ce scrutin qui « va assurer dimanche une troisième victoire à Angela Merkel », assure sans attendre le journal, à la une duquel, justement, darde l’œil bleu de la chancelière allemande. Par cet effort médiatique, Libération entend tout à la fois souligner les mérites et les « limites » du modèle allemand. « L’Allemagne, sans chômage mais aux berceaux vides, attire des milliers de jeunes travailleurs des pays du Sud ruinés. (…) De quoi donner un sang nouveau à un vieux pays qui pourrait devenir le creuset d’une Europe ouverte. Un modèle impensé », prophétise Libération.
 
De son côté, Le Figaro, via un sondage OpinionWays, a demandé aux Français de voter par anticipation aux élections allemandes. Résultat : 56 % des Français votent Merkel, contre 25 % seulement à son adversaire Peer Steinbrück. Et 63 % des personnes interrogées estiment que la France « doit s’inspirer du modèle économique allemand ». « Les Français sont conscients que Mme Merkel est la chancelière qu’il nous faut à Berlin : un exemple en matière économique, une Européenne convaincue et, lorsque nécessaire, un gendarme », lance Le Figaro.
 
Le quotidien L’Opinion ne dit pas autre chose, en enjoignant la France de « préserver sa relation privilégiée avec son immense partenaire. Et accepter ce regard exigeant qu’il pose sur nous. La relation Paris-Berlin, c’est le baromètre de notre capacité à nous réformer ».
 
Enfin, le quotidien communiste L’Humanité anticipe un scrutin « très serré pour Angela Merkel », car il n’est pas sûr que ses alliés libéraux puissent franchir la barre des 5 %, condition sine qua non pour entrer au Bundestag. Si tel est le cas, alors, la chancelière « pourrait ne pas disposer d’une majorité », avertit L’Humanité. Et-même, dans le cas, contraire, les écarts dans les sondages sont « très faibles », affirme le journal et les dernières enquêtes d’opinion donnent la coalition sortante « battue », affirme, à qui veut l’entendre, le quotidien communiste. Suspense insoutenable.
 
Ecologie : Hollande calme les Verts
 
En France, aujourd’hui et demain, c’est la conférence environnementale. L’occasion pour François Hollande de « calmer ses alliés bruyants » que sont les écologistes, explique Le Parisien. Pour se faire, le gouvernement a préparé du « concret » afin de satisfaire les Verts, rehausse Libération.
 
Du concret ? Et bien, selon le journal Le Monde, le président Hollande va annoncer la création d’une « contribution climat-énergie ». Autrement dit une surtaxe écologique des énergies considérées comme polluantes. « La fiscalité écologique, c’est maintenant », explique le quotidien du soir, selon lequel cette surtaxe sera compensée pour les ménages par des allègements d’autres impôts. « Plusieurs options sont sur la table : TVA à 5 % pour les travaux de rénovation thermique, crédit d’impôt, chèque énergie », complète Le Monde, qui constate que « les Verts ont eu satisfaction ».
 
Hollande : alerte sur les contrats jeunes-vieux
 
En France toujours, les contrats de génération ont du mal à démarrer. Cette « mesure phare » de la politique de l’emploi du candidat François Hollande lors de la campagne électorale de la présidentielle en 2012, rappelle Le Monde, « est très loin de ses objectifs ». Sept mille huit cent quatre-vingt-huit contrats (7 888 contrats) ont été signes en six mois, alors que l’objectif officiel du président de la République était fixé à 75 000 contrats pour 2013. Ces contrats prévoient une aide de 4 000 euros par an pour les entreprises embauchant en CDI un jeune de moins de 26 ans, et qui, dans le même temps, conservent en emploi un senior de plus de 57 ans.
 
Basket : arriba Francia !
 
La France affronte l’Espagne en demi-finale des championnats d’Europe de basket. « Plus de complexe » pour les Français, qui affrontent ce soir la « montagne espagnole », enjoint L’Equipe. Enjeu, une place en finale. Seulement voilà ! La France n’a plus battu l’Espagne depuis 2010, rappelle le quotidien sportif, dans les colonnes duquel l’entraîneur français Vincent Collet déclare : « Toute la France n’a qu’une envie, c’est qu’on les tape, et moi aussi » ! Comme le formule Le Parisien, les relations franco-espagnoles, au moins en basket, « ne sont pas au beau fixe ». Ça promet. 

Fiche Pays :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(2) Réactions

Fêté au Mali, ridiculisé au USA

Fêté au Mali, ridiculisé au USA, conspué en France, Haï en Syrie... mais bouana Hollande continue à faire son toubab !

Amis maliens, ne voulez-vous

Amis maliens, ne voulez-vous pas le garder svp ?

Fermer