Deux hommes portant dans leur bras une femme blessée au pied gauche... La photo est suffisamment large, à la Une du Parisien Dimanche pour que l’on aperçoive la perforation circulaire, provoquée manifestement par une balle, dans le pied gauche de la femme. L’un des hommes qui la soutient d’une main tient dans l’autre un pistolet. «Carnage à Nairobi», titre le journal au dessus de cette scène de guerre en pleine rue, avec, sur les visages des trois personnages composant la photo, la détresse, la souffrance et l’angoisse.
Après avoir souligné que deux Françaises figuraient au nombre des victimes, Le Parisien Dimanche insiste sur la violence de l’attaque. «Ce carnage perpétré avec des grenades et des fusils d’assaut a été d’une violence inouïe, relate le journal. (…) Les témoins cités dans la presse kényane décrivent des scènes de terreur face à 'des hommes armés' parlant 'le somali ou l’arabe' et jetant des 'grenades' au milieu des clients». Et Le Parisien Dimanche relève aussi que, selon «les» rescapés, «les miliciens somaliens auraient fait le tri entre musulmans et non-musulmans, les premiers ayant eu le droit de quitter les lieux». Se référant aux «médias locaux», le confrère ajoute que les miliciens ont tué «de nombreux clients chinois mais aussi des ressortissants indiens présents de longue date à Nairobi».
«Deux Françaises tuées dans un attentat à Nairobi», titre de son côté, Le Journal du Dimanche, qui fait état de la revendication de cet acte terroriste par les shebabs somaliens liés à al-Qaïda, qui ont voulu ainsi, rapporte l’hebdomadaire, «punir les 'crimes commis' par les soldats kényans», le journal omettant de préciser que la revendication des terroristes se rapporte à la présence militaire kényane en Somalie. Mais, là-encore, c’est plutôt la photo choisie par Le JDD qui en dit plus long que le texte. Les lecteurs du Journal du Dimanche découvriront ainsi trois hommes des forces de l’ordre, pistolet en main, déployés dans les allées du centre commercial de Nairobi, à un rayon de jouets. Derrière eux, des bicyclettes roses exposées. Scène de guerre parmi les VTT d’enfants, qui se passe de tout commentaire.
Allemagne : une pure formalité
Jour J en Allemagne pour Angela Merkel, qui, à n’en pas douter, va se succéder à elle-même. Selon les derniers sondages, la chancelière allemande «a de bonnes chances d’être reconduite pour un troisième mandat», assure Le Parisien Dimanche. La presse hebdomadaire multiplie les portraits de celle que Le Journal du Dimanche baptise «femme caméléon», tout en la qualifiant de politicienne «hors norme».
Mais ce vote en Allemagne est également décisif pour l’Union européenne. «Oubliez les élections européennes de 2014 ! lance ainsi La Tribune. Le vrai scrutin, celui qui déterminera l’avenir de l’Europe pour les cinq prochaines années, se déroule» aujourd’hui.
Il faut dire que, depuis 2011, l’expression «Hegemon gegen willen» (hégémonique contre sa volonté) «est apparue dans le débat politique outre-Rhin», confirme Challenges. Et notre voisin «a tiré bénéfice de cette suprématie», constate l’hebdomadaire économique.
Mais les élections législatives en Allemagne, ce sont d’abord des candidats. Et L’Express en a choisi un qui a déjà eu les honneurs de la presse internationale. Dans une circonscription de la Saxe, il va défendre les couleurs du SPD, le Parti social-démocrate. Son nom, Karamba Diaby, 51 ans, «enfant de Casamance», débarqué du Sénégal en 1984 après avoir fait ses études au lycée Gaston-Berger de Kaolack, puis à l’université de Dakar, où il a côtoyé Macky Sall, avant de se retrouver boursier à celle de Leipzig, alors en Allemagne de l’Est, où «l’Afro-Saxon», comme l’a baptisé L’Express, décrochera un doctorat en chimie. Marié à Ute, une agronome, il est citoyen allemand depuis 2001. Aujourd’hui, il veut être un «candidat normal dans une ville banale», énonce L’Express, malgré le «racisme ordinaire». Car la xénophobie, «il connaît». Ce soir, les électeurs de Karamba Diaby «l’auront peut-être envoyé à Berlin», prédit l’hebdomadaire.
Hollande : temps d’automne
Préoccupant sondage, en France, pour François Hollande. Le président français bat son record d’impopularité. Selon une enquête Ifop pour Le Journal du Dimanche, la cote de popularité de François Hollande a chuté de cinq points en septembre, à 23% de satisfaits. C'est le plus bas niveau jamais atteint par le président de la République, 76% des personnes interrogées s'affirmant mécontentes de lui, souligne Le JDD, selon lequel «le trop- plein d’impôts et le revers diplomatique sur le dossier syrien agissent comme un rasoir à deux lames sur la popularité présidentielle».
Sécu : le tonneau des Danaïdes
Autre sondage, qui ne va rien arranger, les Français s’inquiètent pour leur système de santé. Sondage Ifop, encore une fois, et toujours pour Le JDD, indiquant que 86 % des Français se déclarent «très ou plutôt inquiets» de la capacité de la France à financer son système de Sécurité sociale. Selon l’hebdomadaire, la branche santé de la Sécu afficherait cette année un «déficit proche de 7,5 milliards d’euros», étant rappelé que, l’an dernier, le déficit atteignait déjà 6 milliards. Et Le Journal du Dimanche d’affirmer que l’objectif du gouvernement est de «le limiter aux alentours de 6,5 milliards d’euros, soit un milliard de mieux que cette année (…) uniquement par des économies».
Affaire Méric : le poing qui tue
Retour à présent sur l’affaire Méric, du nom de ce jeune militant antifasciste, mort dans une rixe en juin dernier. Comment est-il mort ? La polémique continue. Clément Méric, 18 ans, a été tué, lors d’une bagarre à la sortie d’un magasin, par un skinhead du nom d’Esteban Morillo, mis en examen pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Fin juin, des informations de presse ont circulé en France, affirmant que, sur les images des cameras vidéo avaient filmé la scène en plein Paris, on voyait Clément Méric agresser en premier Esteban Morillo, le militant d’extrême-droite ne faisant alors que riposter lorsqu’il a porté le coup fatal.
Nouvel élément cette semaine, à lire dans Le Nouvel Observateur, qui a eu accès au dossier d’enquête. Le magazine affirme que, contrairement à cette version, les images vidéo ne permettent pas de distinguer qui, de Méric ou de Morillo, a commencé la bagarre fatale, que le procès verbal de décryptage de la bande vidéo «mentionne noir sur blanc l’impossibilité de désigner un agresseur». Et le journal cite trois témoignages, deux employés du magasin où étaient les skinheads avant la rixe, et un sans-domicile fixe de la rue où elle s’est déroulée, qui affirment avoir vu Esteban Morillo «enfiler» sur ses phalanges un poing américain, sorte de mitaine de métal classée arme de sixième catégorie, avant d’aller affronter les militants antifascistes. Affaire à suivre donc, car elle a fait tant de bruit en France que, nous apprend Le Nouvel Obs, François Hollande a adressé une lettre manuscrite aux parents de Clément Méric dans laquelle le président écrit sa compassion en ces termes : «Clément incarnait une jeunesse exigeante et ardente. Il était notre fierté».
Basket :
Finale France – Lituanie aux championnats d’Europe de basket ce soir à Ljubliana. Un seul mot, un seul : «or». C’est L’Equipe qui le lance, invitant le meneur de jeu français Tony Parker à se lancer dans «la ruée vers l’or». Allez les Bleus !

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