La chancelière allemande, Angela Merkel, est résiliente, à n’en pas douter ! Alors que la crise de la dette a eu raison de 19 dirigeants européens, au cours de ces trois dernières années, littéralement balayés par les urnes et le mécontentement populaire. Mutti, comme la surnomment ses concitoyens, s’en sort mieux que jamais avec un score à faire pâlir d’envie ses voisins : 41,5 %.
Pour son partenaire dans la coalition au pouvoir, en revanche c’est la douche froide. Les libéraux font littéralement dix fois moins bien à 4,8%, et sont éjectés du Parlement. Un score presque similaire au petit nouveau de la scène politique allemande, Alternative fur Deutschand ; un Parti eurosceptique dont on a déjà parlé dans Accents d’Europe et qui, après à peine quelques mois d’existence, rate de peu l’entrée au Parlement.
L’économie et le social ont été au centre de cette dernière campagne électorale allemande. L’économie la grande réussite de la chancelière, dont le pays s’en sort toujours très bien malgré la crise qui secoue presque toute l’Europe. Mais comment expliquer le miracle allemand, pour Guillaume Duval, auteur aux éditions du Seuil de « Made in Germany », on aurait tort de chercher dans la flexibilité du marché du travail, introduites par Gerhard Schroder les clés de ce succès. Si l’économie allemande fonctionne bien, c’est surtout en raison de la décentralisation et de cette étroite collaboration entre syndicats et patronat au sein de l’entreprise.
S'il est un pays qui a suivi de près ces élections, c’est bien sûr la Grèce. Angela Merkel sera-t-elle toujours aussi intransigeante? C’est la question que se pose le pays. En tout cas, histoire de donner le ton, les grands argentiers européens, l’Union européenne, la Banque Centrale Européenne, et le FMI sont à Athènes depuis hier pour examiner les conditions d’une nouvelle tranche de prêt d'un milliard. Ce lundi, les syndicats d’enseignants ont appelé à une nouvelle grève de 48 heures, en signe de bienvenue.
Et en Pologne aussi, la rentrée scolaire s’est faite dans la contestation. La semaine dernière, les enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre la suppression de 7000 postes. Officiellement pour s’adapter au nombre d’élèves en baisse.
Portrait croisé des deux protagonistes du naufrage du Costa Concordia, qui a fait 32 morts en janvier 2013 sur les côtes italiennes. Deux capitaines que tout oppose. L’un Nick Sloane est porté aux nues pour avoir redressé le navire, la semaine dernière ; l’autre Francesco Schettino, commandant du géant des mers, est considéré comme un homme à abattre. Son procès commence d’ailleurs véritablement aujourd’hui à Grossetto en Italie.

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