
«Conakry de nouveau dans des troubles politiques », déplore en une le site d’information Guinée Conakry Infos . « Pendant une bonne partie de la journée, des jeunes favorables notamment à (l’opposant) Celou Dalein Diallo ont empêché la circulation sur l’axe de la route le Prince, en y érigeant des barricades de fortune et en jetant des projectiles contre les plus audacieux des automobilistes.
«Conakry de nouveau dans des troubles politiques », déplore en Une le site d’information Guinée Conakry Infos. «Pendant une bonne partie de la journée, des jeunes favorables notamment à (l’opposant) Celou Dalein Diallo ont empêché la circulation sur l’axe de la route le Prince, en y érigeant des barricades de fortune et en jetant des projectiles contre les plus audacieux des automobilistes.
Les forces de l’ordre sont intervenues en maints endroits en usant de grenades lacrymogènes. Mais elles ont eu de la peine à contenir les protestataires, constate encore le site guinéen, qui ont régné en maîtres dans leur zone pendant une bonne partie de cette journée. Il en a résulté au moins un mort, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels.»
Et Guinée Conakry Infos de s’interroger sur la bonne tenue du scrutin samedi : « on redoute le pire au lendemain de l’annonce des résultats de cette consultation que le pays a de la peine à organiser depuis que le président Alpha Condé est au pouvoir. Crainte d’autant plus justifiée que ces réactions empreintes de passion ne préfigurent rien de serein. Cependant, tempère Guinée Conakry Infos, de nombreux Guinéens pensent néanmoins que la solution se trouve entre les mains de la Commission électorale nationale indépendante (la CENI). C’est à cet organe en charge de l’organisation des élections et du référendum en Guinée qu’il incombe en effet de faire en sorte que le scrutin se déroule dans les conditions de transparence, d’honnêteté et d’équité qui feront que les résultats seront acceptés par tous. Naturellement, relève encore le site guinéen, les différents acteurs politiques guinéens ont également le devoir de mettre les intérêts supérieurs de la Nation au-dessus de leur soif un peu trop manifeste du pouvoir.»
Pourquoi ?
Le Pays au Burkina s’interroge : «quelle est la teneur du discours que les leaders politiques tiennent à leurs ouailles pour que chaque échéance électorale en Guinée draine son lot de violences comme si cela était une fatalité ?» Deux réponses pour le quotidien burkinabé : «d’une part, on a l’impression qu’il y a un problème de communication entre le sommet et la base qui ne sont pas toujours au même niveau d’information. Sinon, comment comprendre qu’un report du scrutin qui a été obtenu sur la base d’un consensus, il y a seulement quelques jours, puisse être immédiatement suivi par de tels actes de violence ? L’information a-t- elle été bien relayée auprès de la base ? La Guinée a donc mal à sa classe politique, relève Le Pays, un mal aggravé par ses dirigeants qui, en plus de donner l’impression qu’ils n’arrivent pas à maîtriser leurs troupes, ne savent pas mettre l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de leurs intérêts égoïstes. »
Et puis autre explication de ces violences récurrentes, toujours selon Le Pays : «au-delà des ego surdimensionnés des deux poids lourds actuels de la classe politique guinéenne qui prennent en otage l’avenir du pays, il faut croire que la réaction violente des partisans de Dalein Diallo traduit suffisamment le haut degré de haine que se vouent les hommes politiques guinéens, eux qui surfent chaque fois sur l’appartenance ethnique. Quand ce ne sont pas les Peuls qui se sentent opprimés sous Sékou Touré et Alpha Condé, se sont les Malinkés qui se sentent persécutés par les Soussous et leurs alliés Peuls sous Lansana Conté.»
Rancœurs recuites…
Une nouvelle crise postélectorale est donc à redouter en Guinée, soupire L’Observateur Paalga. Avec d’un côté, «le président Alpha Condé qui n’entend visiblement pas organiser des législatives et les perdre. Il a sérieusement besoin d'une majorité franche dans le futur Parlement.» Et de l’autre, «Cellou Dalein Diallo, arc-bouté sur sa légitimité d'opposant n°1, qui pense que, tout comme au premier tour de la présidentielle, il va rafler la mise.»
Pour L’Observateur donc, «le présent compromis sur la tenue de ces législatives n’efface en rien les rancœurs recuites ni les désirs de revanche. Et cette inimitié, quasi inextinguible, entre Alpha et Cellou reste intacte. Tout compte fait, conclut le quotidien burkinabé, les prémices d’une crise postélectorale sont réunis, et ce sont toujours et encore les pauvres populations qui sont prises en otages par ces chicaneries politiciennes.»

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati
















Réagissez à cet article
(0) Réaction