
«Les shebabs portent la guerre à Nairobi», s’exclame L’Humanité en Une, avec cette photo d’un militaire armé d’un lance-roquette et au second plan, le centre commercial Westgate en flammes. Une véritable scène de guerre en plein centre de la capitale kenyane.
« L’interminable assaut contre les islamistes somaliens », titre pour sa part Le Figaro qui note que « l’attaque terroriste s’éternise. »
Cette nuit, les forces spéciales kényanes passaient au peigne fin les étages du centre commercial, attaqué samedi par un commando islamiste. Le ministère de l’Intérieur affirme désormais contrôler le bâtiment. Mais qu’en est-il des shebabs qui ont mené l’attaque ?
« En début de soirée, d’après l’armée kényane, relate Le Parisien, dix d’entre eux avaient été capturés, et trois tués, alors que se jouait toujours à travers les étages, les coursives et les boutiques de cet immense bâtiment une mortelle 'partie de cache-cache', selon les mots d’un militaire.»
En tout cas, le bilan est lourd : plus de 60 morts, autant de disparus et près de 200 blessés.
Commentaire du Parisien : «cette attaque terroriste est de celle que nous osons à peine imaginer dans nos pires cauchemars : des hommes armés qui tirent sur tout ce qui bouge dans un lieu public bourré de familles qui se retrouvent plongées dans la terreur de se dire qu’elles seront peut-être, dans quelques secondes ou quelques minutes, les prochaines victimes des assassins. Qu’il frappe où que ce soit, le terrorisme a toujours le même visage, odieux.»
Le Parisien qui publie en Une la photo de cette jeune Française de 27 ans, Anne Dechauffour, abattue avec sa mère par les shebabs. Une jeune femme qui se « rêvait actrice ou mannequin » et pour qui « le Kenya était une seconde patrie.»
Pourquoi cette attaque ? Quel était le but des shebabs ? Libération tente de répondre à cette question : « depuis deux ans, relève le journal, les shebabs sont en nette perte de vitesse en Somalie. La force mandatée par l’Union africaine les a chassés de Mogadiscio, tandis que les troupes kényanes les ont délogés de l’un de leurs bastions stratégiques dans le sud du pays, le port de Kismayo, les privant ainsi d’une source de revenus cruciale. En frappant au cœur de Nairobi, poursuit Libération, l’une des grandes capitales du continent africain, les shebabs veulent démontrer la persistance de leur pouvoir de nuisance. Mais surtout faire pression sur le nouveau pouvoir kényan pour l’obliger à retirer ses troupes du sud de la Somalie. Dimanche, le président Uhuru Kenyatta a, au contraire, promis que son pays allait renforcer son engagement militaire. »
Pour Le Figaro, «la dérive spectaculaire de ce commando shebab à Nairobi souligne paradoxalement leur perte d’influence : expulsés de la plupart de leurs bastions par des forces africaines, ils n’ont plus que le terrorisme comme moyen d’action, en Somalie ou à l’étranger, comme dans la capitale du Kenya voisin.»
A la Une également : «l’Iran joue la carte du dialogue» C’est le grand titre de La Croix qui note que «le président iranien, Hassan Rohani, doit prononcer aujourd’hui devant l’Assemblée générale de l’ONU à New-York, un discours très attendu.» Un discours d’ouverture… «Il va devoir convaincre, note La Croix, que son pays est prêt à renouer les liens avec l’Occident pour arriver à un accord sur le dossier nucléaire.» La Croix qui cite Azadeh Kian, spécialiste de l’Iran à l’Université Paris VII-Diderot : «le président iranien doit montrer que, après huit ans de radicalisme de la politique iranienne sous Ahmadinejad, existe une réelle volonté d’ouverture, à l’intérieur comme à l’extérieur.»
Cette ouverture de l’Iran est «vitale pour la survie du régime», estime le quotidien catholique. «Car la réalité de l’Iran d’aujourd’hui, précise La Croix, est celle d’une puissance politiquement et économiquement très affaiblie par le poids des sanctions internationales, dont la population est la première victime.»
Paie-t-on vraiment trop d’impôt en France ? Question posée ce matin par Libération, alors que le débat sur le « ras-le-bol fiscal » se poursuit et que le projet de loi de finances 2014 sera présenté demain.
«Alors que le gouvernement maintient sa volonté de faire une 'pause fiscale', le système français reste pourtant l’un des plus justes des pays occidentaux», estime Libération. Libération qui prend, entre autres exemples, l’impôt sur le revenu : «si la France s’est alignée sur ses grands voisins européens en créant une nouvelle tranche à 45%, les seuils d’imposition y sont plus progressifs qu’ailleurs, relève le journal, ce qui explique que la part des contribuables les plus modestes y est moins importante, tandis que celle des ménages aisés est surreprésentée.»
Libération qui souligne dans son éditorial que le pouvoir socialiste a raté deux occasions : «en oubliant sa quatorzième promesse de campagne (+une grande réforme fiscale+), François Hollande a tout d’abord enterré une ambition qui aurait permis de clarifier un système de prélèvement illisible et souvent injuste. Puis, en décrétant il y a quelques semaines une +pause+ susceptible de calmer l’opinion en colère, le Président et son Premier ministre ont oublié d’accompagner leur politique fiscale d’une indispensable pédagogie de l’impôt.»
Car, affirme encore Libération, «l’impôt n’est pas une punition mais le premier outil d’une politique de redistribution et un des fondements de la démocratie.»
Les impôts, mais aussi les mauvais sondages et la réélection d’Angela Merkel, tout cela amène le PS à «une grande déprime». C’est du moins l’opinion du Figaro. Le Figaro pour qui «le contraste est saisissant. D’un côté du Rhin, une chancelière réélue triomphalement, et qui repart pour quatre années supplémentaires à la tête d’un pays florissant. Sur l’autre rive, un chef de l’État accablé par les sondages, critiqué dans son camp et dont la politique économique mène à l’impasse. (…) Les Allemands ont dit oui à tout ce que les socialistes abhorrent, poursuit Le Figaro : la bonne gestion des finances publiques, le refus de la facilité, le pragmatisme, l’absence de démagogie. Comme quoi tenir un langage de vérité et pratiquer une politique de rigueur peut conduire à un triomphe électoral», estime le quotidien d’opposition… «Les socialistes devraient s’en inspirer, conclut Le Figaro, eux qui biaisent avec la réalité, leurrent les Français et n’en retirent qu’un spectaculaire désaveu dans les sondages.»
Tony Parker : héros national… Le plus connu des basketteurs français qui a conduit l’équipe nationale à son premier titre européen est en photo à la Une de l’Equipe, pleine page et tout sourire, avec ce titre : «l’égal des plus grands ». Le quotidien sportif est dithyrambique : «il crève l’écran depuis quelques jours. (…) Il avait déjà conquis l’Amérique. Il est maintenant roi d’Europe. La superstar des Bleus prend place dans le cercle fermé des géants du sport français.»
Pour autant, Le Parisien s’interroge : «le basket français va-t-il enfin décoller ? Auréolés de leur titre européen, les basketteurs tricolores, Tony Parker en tête, ont fait un retour en fanfare hier soir à Paris. Tous les projecteurs sont désormais braqués sur le basket français. Mais pour combien de temps ?» Pas évident en effet de promouvoir en France un sport dont les meilleurs éléments jouent à l’étranger, en l’occurrence aux Etats-Unis. Ce qui n’est pas le cas du handball, où les Bleus, double champions olympique et du monde, jouent majoritairement en France.

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