Le président de la République est allé hier en terre lorraine, dans l’est de la France, à la rencontre des anciens salariés du groupe ArcelorMittal. François Hollande y a annoncé la création d’un centre de recherche minier, et il a promis de revenir tous les ans à Florange.

Un retour qui « s’imposait, estime La Croix. Lui qui, pendant la campagne présidentielle de 2012, était venu, sur le toit d’une camionnette, soutenir haut et fort les salariés d’ArcelorMittal. (…) Le chef de l’État leur devait bien quelques explications ». Car, selon le quotidien catholique, cet « épisode » de Florange, et notamment ce « sentiment distillé un temps que l’État pourrait sauver le site, est une sorte de symbole des difficultés qu’a aujourd’hui le pouvoir politique à définir sa juste place dans le champ économique ».
 
Pour L’Opinion, le retour de François Hollande à Florange est, sur le plan de la communication, une « bonne opération ». Toutefois, s’étonne le journal, « quelle étrange idée, quel curieux besoin de fabriquer des symboles, d’installer des rituels au lieu de rechercher des résultats ».
 
Etant rappelé qu’éteints en avril dernier, les hauts-fourneaux de Florange symbolisent le « divorce entre la gauche au pouvoir et les ouvriers », explique Le Parisien, la discussion avec les syndicats a été « cash », rapporte le journal.
 
Les premiers échanges entre François Hollande et les syndicalistes de Florange ont été « durs », rehausse Libération. « Puis la discussion s’est détendue. Et assez vite, elle s’est politisée. Les syndicats mettent sur la table la montée du Front national dans la classe ouvrière, la responsabilité des politiques. Hollande écoute. Répond que c’est une mobilisation qui concerne tout le monde. Que son rôle à lui “est de donner de l’espoir”. »
 
Chômage : août est un bel intrigant
 
Justement, François Hollande a-t-il des chances de gagner son pari d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année ? Le président « peut-il réussir ? ». Cette question, Libération se la pose en Une après l’annonce d’une nette baisse du chômage en août. « Comme un cadeau tombé du ciel », lance Libération. Mais ce bon chiffre en été « ne fait pas le printemps des chômeurs, avertit le confrère. Car les meilleurs chiffres de l’emploi sont largement redevables aux contrats aidés ». Or « rien n’annonce ni pour 2013 ni même pour 2014, des taux de croissance suffisants pour assurer des embauches dans le privé. Le pari sur lequel se jouera la présidence Hollande n’est pas gagné », tempère donc Libération.
 
Nucléaire civil : par ici la sortie
 
Les Français sont « près à en sortir ». C’est Aujourd’hui en France Magazine qui l’affirme, sur la foi d’un sondage BVA qui indique que 53 % des personnes interrogées sont « favorables » à la sortie du nucléaire civil, contre 45 % qui s’y opposent. « Pas sûr que les Français soutiennent l’atome à tout prix, observe le magazine. Surtout si les coûts futurs du nucléaire se répercutent sur leur facture ».
 
Iran : le loup et l’agneau
 
C’est à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies que les ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres du conseil de sécurité, plus l’Allemagne, ont rencontré dans l’après-midi leur homologue iranien Mohammed Javad Zarif. La veille, le nouveau président iranien Rohani avait dit « vouloir avancer très vite sur le nucléaire, poussant pour un calendrier “de trois mois”, au maximum six, pour arracher un accord », rappelle Le Figaro. Le journal publie la photo du tête-à-tête qui a suivi cette rencontre. On y voit le secrétaire d’Etat américain John Kerry, tout sourire, aux côtés son homologue iranien, « un homme d’ouverture, formé aux États-Unis, qu’il rencontrait pour la première fois », souligne le journal, qui remarque toutefois que cette « offensive de charme » des Iraniens « inquiète Israël ». Les dirigeants israéliens « craignent plus que jamais de se trouver isolés dans leurs efforts pour freiner les ambitions nucléaires de Téhéran », énonce le quotidien.
 
Pakistan : le massacre des innocents
 
Et puis ce reportage au Pakistan, où la communauté chrétienne a été la cible d’un terrible attentat dimanche dernier. Cela s’est passé à Peshawar, à la sortie de la messe dominicale à l’église de Tous-les-Saints. Deux kamikazes se sont fait exploser parmi les fidèles. Bilan, 84 morts et plus de 130 blessés. Libération est allé constater sur place la désolation de la communauté chrétienne après cet attentat. « Depuis la création en 1947 de la République islamique du Pakistan, avec une population à 95 % musulmane, et même si leur communauté fait face à de graves discriminations, jamais un tel attentat n’avait touché les quelque 4 millions de chrétiens du pays », s’effare le quotidien, qui se demande si les chrétiens vont désormais être « visés régulièrement » par ces attaques-suicides, sans vraiment, comment cela se pourrait-il, répondre à la question.
 
Immigration : le verrou de Melilla
 
Autre reportage, autour des migrants africains qui tentent de passer en Europe. Reportage à lire dans le quotidien Le Monde, qui est allé à Nador, au Maroc, où les migrants sont « cachés dans la forêt pour fuir la police ». On fait connaissance avec « Papa Africa », malien de 26 ans, originaire de la région de Kayes, qui est là depuis trois ans. Son rêve, atteindre en contrebas la ville espagnole de Melilla, « cernée par trois hautes barrières métalliques » et qui est enclavée au nord-ouest du Maroc. « La porte de l’Europe », formule Le Monde.
 
Avec ses compagnons d’infortune, Papa Africa vit dans une forêt, entre Nador et Melilla, surveillée par des guetteurs, qui sonnent l’alerte quand les policiers marocains approchent. Il y a dix jours, ils sont partis à plus de 300 escalader les grillages de Melilla. Quatre-vingt dix-huit, ce jour-là, ont réussi à passer. On fait également connaissance avec Wilfrid. Parti de Douala, il a effectué un « long périple » pour arriver jusqu’ici, en passant par le Nigeria, le Niger et le nord du Mali - franchi à grand-peine, moyennant la somme de 25 000 francs CFA (38 euros). (…) Puis il est remonté de Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie, jusqu’à la frontière nord avec le Maroc, à 70 km de Nador. « Un parcours jalonné par la violence et le racket des passeurs, mais l’objectif est maintenant devant lui, et il est déterminé. » Il n’est pas le seul. Il y a aussi un Burkinabè, un Guinéen, un Ivoirien, un Somalien « et des dizaines d’autres », Maliens et Camerounais, « tous âgés en moyenne d’une vingtaine d’années, disséminés dans la broussaille ». Résultat, les migrants clandestins vivent dans le dénuement le plus complet. Et l’enclave espagnole vit en « état de siège permanent », constate Le Monde.
 
Foot : Opération Delta
 
C’est un projet qui divise le football français. Le projet « Delta ». On se croirait dans un film d’espionnage. Et pourtant, c’est bien le nom de code de ce projet concocté par la Ligue de football professionnel, et que dévoile L’Equipe. Projet « confidentiel », insiste le quotidien sportif, et qui a été mis au point par Frédéric Thiriez, président de cette ligue. Mesure phare de « Delta », ramener la Ligue 1 « de vingt à dix-huit clubs ».
 
Dans son projet, que s’est procuré L’Equipe, Frédéric Thiriez le martèle : « La France a-t-elle les moyens d’avoir vingt clubs en L1 ? Ma réponse est non ». Et le journal d’expliquer que les motivations sont « économiques », avant de se lancer dans une explication chiffrée où il est question de droits de retransmission payés par les chaînes de télévision et qui sont en baisse, mais où on nous explique que les clubs de Ligue 2 « nont pas l’intention de se laisser faire ». L’Equipe donne bien entendu la parole aux pour et aux contre ce projet, avant de faire son choix. Clairement, le journal est pour « l’opération Delta ». Tout en rappelant qu’il s’agit là d’une « vieille actu », autrement dit que la question a souvent été posée par le passé, qu’elle était urgente, et qu’elle n’a pas été tranchée. C’est bien connu, les deltas se perdent souvent dans les marécages. 

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