
Près de cinq millions de Guinéens sont appelés demain aux urnes pour élire leurs députés. Mais en Guinée, « l’intolérance politique reste un problème entier », rappelle avec inquiétude Guinéenews. Pourtant, soupire le site internet, les Guinéens « ont besoin d’une Assemblée nationale représentative » pour que les débats politiques « quittent la rue » et se transportent dans les lieux où tous les « pays civilisés » tiennent leur destin : « la chambre des députés du peuple ».
« L’intolérance source d’inquiétude », confirme Aminata. « Les partis politiques n’ont-ils pas manqué à leur devoir indispensable d’éducation de leurs militant ?, se demande le site d’informations. Les leaders politiques (…) comprennent-ils que ce recul démocratique auquel les guinéens sont exposés (…) restera écrit en bonne place dans les pages de l’histoire de ce pays ? »
Au Burkina Faso, L’Observateur Paalga ne dit pas autre chose. « Une fois de plus, la Guinée Conakry a rendez-vous avec l’Histoire. Cette Histoire qui semble si souvent y bégayer ». Le quotidien burkinabé évoque « l’atmosphère préélectorale qui était déjà à couper à couteau » et qu’est venu « alourdir » le scoop du Canard Enchaîné, « qui ne cancane que lorsqu’il est bien tuyauté », écrit le journal, et que nous avons évoqué ici-même hier et mercredi. Et le confrère se demande « comment (…) seront acceptés par les parties en cause les résultats des urnes de ce 28-Septembre ».
« En choisissant cette même date du 28 septembre pour les élections législatives, il faut espérer que la Guinée repartira cette fois du bon pied, escompte Le Pays. Car cette date est capitale et il faudra travailler à vaincre le signe indien pour que le 28 septembre cesse d’être une date maléfique », aspire le journal burkinabé.
Charles Taylor : du Capitole à la roche tarpéienne
La condamnation de Charles Taylor à 50 ans de prison. Le tribunal spécial pour la Sierre Leone a confirmée cette sentence. Le parcours de Charles Taylor « doit édifier les chefs d’Etat en exercice, professe Le Pays, au Burkina Faso. Charles Taylor, au sommet de sa gloire, n’avait certainement pas imaginé, un seul instant, qu’il serait rattrapé par l’histoire et que son itinéraire politique qui a commencé du côté du Mont Nimba, à la tête du Front national patriotique du Liberia, s’achèverait quelque part aux Pays-Bas, loin de son Liberia natal et de ses pierres précieuses auxquelles il était si attaché », estime le quotidien ouagalais.
Ce jugement en première instance était « le premier rendu par la justice pénale internationale contre un ancien chef d’État depuis celui prononcé en 1946 par le tribunal militaire international de Nuremberg qui jugea 24 des principaux responsables nazis », rappelle Le Journal du Mali.
Sénégal : histoire d’eau
Au Sénégal, la pénurie d’eau perdure. Et Dakar « crie son ras-le-bol, lance Sud Quotidien, (…) les populations de la capitale n’en peuvent plus ». Le journal raconte les files d’attente, les empoignades à l’arrivée des camions-citernes, l’impossibilité de se doucher ou encore l’eau minérale « qui se raréfie » et dont les prix flambent. Pour Sud Quotidien, c’est « la goutte de trop ».
RDC : pluralisme éditorial
La réunion de l’ONU vue par la presse de la République démocratique du Congo, cela donne des points de vue très diversifiés sur le discours du président Kabila. Le chef de l’Etat congolais a lui aussi prononcé son discours à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies.
Pour Le Soft, Kabila « joue et gagne ». Car, estime le journal kinois, au bout des deux ans d’une « guerre d’agression injuste, le Congo revient sur un tapis rouge. Il y a un an, avec la chute de Goma, qui l’eût cru ? Comme il y a deux ans au lendemain d’une campagne acharnée anti-Congo – le Congo bashing »…/ C’est tout sauf peu… », s’enthousiasme le confrère.
A l’inverse, Le Congo Indépendant estime qu’il s’agissait d’un discours « lamentable ». Et le journal se demande si Joseph Kabila « prend les 70 millions des Congolais pour des andouilles ». Preuve, s’il en était besoin, que l’on peut trouver des opinions nettement opposées dans la vivace presse congolaise. Qui s’en plaindrait ?

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