
Réunion interministérielle ce lundi à Matignon après la relance de la délicate question du travail le dimanche… « Le dimanche travaille Matignon », s’exclame Libération, qui note en effet que le Premier ministre a convoqué plusieurs ministres « après la rébellion d’enseignes de bricolage » qui refusent de se plier aux récentes décisions de justice les enjoignant de fermer le dimanche.
En fait, relève Libération, « le référé du tribunal de Bobigny a rallumé une controverse qui coupe la France en deux. Au sein même du gouvernement, deux lignes s’affrontent. Dans le camp de la fermeté, le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a jugé “inadmissible qu’une marque n’applique pas une décision de justice” et la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a rappelé que “les règles s’imposent (…) dans un Etat de droit”. En revanche, dans un entretien hier au Journal du dimanche, la ministre du Commerce et de l’artisanat, Sylvia Pinel, a, elle, entrouvert une porte, note Libération : elle souhaite “organiser des réunions pour écouter et dialoguer avec les professionnels”, une concertation dont elle espère qu’elle permettra “d’avancer sur la question”. Au PS, Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, estimait hier qu’il fallait offrir “la possibilité” de travailler le dimanche aux salariés qui le souhaitent. Et d’annoncer qu’il allait proposer aux syndicats une concertation, pour “arriver à des avancées significatives avant la fin de l’année”. »
Le débat est donc lancé, ou plutôt relancé… Car il ne date pas d’hier et la loi est plutôt floue. En effet, relève La Charente Libre, « ce que met surtout en lumière cette résurgence de la “guerre” du dimanche, est principalement l’invraisemblable usine à gaz issue de la loi d’août 2009 censée l’éteindre définitivement. »
« Le problème, complète Le Républicain Lorrain, est que la loi Mallié de 2009 a créé un tel maquis de dérogations que vérité en deçà du rond-point, de la rocade ou du périphérique devient erreur au-delà. »
Du coup, estime La Nouvelle République du Centre Ouest, « le gouvernement doit d’abord réparer un sentiment d’injustice réel né des différentes dérogations, pas toujours précises et sujettes à interprétations, autorisant des ouvertures le dimanche. Mais quelle que soit la décision finale du gouvernement, il y aura des frustrations et des acteurs qui se sentiront lésés. Il faut ensuite éviter d’ouvrir la boîte de pandore, affirme encore La Nouvelle République. Le dimanche reste un aspect essentiel en France de cohésion sociale et familiale. »
Pour Le Journal de la Haute-Marne, le pouvoir politique et législatif doit s’adapter aux évolutions de la société : « On nous rabâche à longueur de discours qu’un nouveau départ passera, notamment, par une relance de la consommation. Ca tombe bien, les Français semblent apprécier de pouvoir se rendre dans leur magasin de bricolage le dimanche. Ca tombe tout aussi bien : dans les commerces concernés, les salariés ont choisi, pour diverses raisons, de venir travailler en ce dernier jour de semaine. Sur la base du volontariat, bien sûr (…) On comprend mal, dès lors, relève le quotidien champenois, pourquoi le pouvoir politique resterait enfermé dans une sorte d’autisme en refusant coûte que coûte d’accompagner une société qui n’a pas attendu qu’on lui dicte sa façon de faire, pour s’adapter. »
En tout cas, ce débat sur le travail dominical est loin d’être clos, soupire La Voix du Nord : « Les syndicats veulent préserver des droits sociaux, mais de nombreux employés apprécient de percevoir des primes. Des enseignes veulent accueillir les touristes aussi entre 22 heures et minuit, quand beaucoup se demandent pourquoi un visiteur fait ses emplettes nuitamment au lieu de profiter d’une vie nocturne plus festive ou culturelle. » Et le quotidien nordiste de conclure : « Les modes de consommation et de commercialisation évoluent. Répondre aux multiples aspirations des acheteurs, commerçants, salariés et touristes, demandera plus qu’un bricolage du dimanche. »
Contreproductive ?
Le Figaro s’en prend à Cécile Duflot… « Immobilier : la politique de Cécile Duflot aggrave la crise » : c’est la Une du quotidien d’opposition qui dénonce donc les mesures « coercitives » prises, selon lui, par la ministre du Logement. Le Figaro qui cite une étude selon laquelle « les investissements dans les logements anciens auraient reculé de 5,8% depuis un an. Du coup, affirme le journal, le marché locatif est menacé de pénurie. »
Commentaire sans appel du Figaro : « Taxation, encadrement, réquisition : tels sont les trois mots qui résument sa politique. (…) À force de crier haro sur les riches et de trouver toutes les excuses aux locataires mauvais payeurs, la ministre du Logement fait fuir les investisseurs dans la pierre et fait peur aux bailleurs. Son projet de loi, voté en première lecture par l’Assemblée nationale, est un brûlot, s’exclame encore Le Figaro, propre à installer un climat de défiance. L’immobilier n’en avait pas besoin. La France manque cruellement de logements. »
Contreproductif ?
Libération s’en prend, lui, à… François Hollande ! Libération toujours plus critique à l’égard de l’action gouvernementale et présidentielle. « Hollande : une question d’autorité », titre le journal. « Ceux qui le côtoient tous les jours l’assurent, relève Libération. François Hollande a de l’autorité. Il sait se montrer tranchant même, faire des choix compliqués. Il sait décider, tout simplement. Ceux qui le côtoient moins – en l’occurrence les Français – ont pourtant l’image inverse, soupire le journal. Celle d’un président qui a du mal à imprimer sa politique, à part peut-être dans le domaine international. Le résultat est connu. Une série de couacs, une impression de cacophonie généralisée, avec un Premier ministre soudain dans l’obligation – presque malgré lui et souvent à retardement – d’assumer les arbitrages de l’Elysée. »
Pour Libération, il faut donc que le président se bouge… « En temps de crise et à quelques mois des municipales, François Hollande se doit de montrer le cap, d’affirmer haut et fort sa ligne, de défendre ses orientations fiscales et économiques. Sous peine de ne pas échapper à un vote sanction qui pourrait profiter à l’extrême droite et faire très mal à la gauche. »
Mobilisation !
Le Parisien, lui, a décidé de se mobiliser en faveur de l’emploi ! Le Parisien qui donne des pistes pour identifier les secteurs, les métiers et les régions qui recrutent. Tout d’abord, les contrats aidés… « Inverser la courbe du chômage à la fin de l’année… Tout juste élu en juillet 2012, François Hollande a fait cette promesse, rappelle le journal. (…) D’où vient cette certitude présidentielle ? Croissance ou pas, le gouvernement dispose d’un atout majeur, relève Le Parisien : les contrats aidés qui vont tourner à plein régime d’ici à la fin de l’année. Une recette centrée sur le secteur non marchand (collectivités locales ou associations) et censée absorber une partie de la hausse du chômage quand les entreprises privées continuent à détruire des emplois. »
Le Parisien nous détaille donc les différents dispositifs de ces fameux contrats aidés. Et puis, dans son supplément économie, Le Parisien insiste sur les secteurs qui recrutent… « Derrière les statistiques, au-delà des discours politiques, il existe sur le terrain des formations qui garantissent des débouchés, des secteurs ou des régions qui manquent de main-d’œuvre et même… des employeurs qui peinent à recruter. Qui sont-ils ? »
Le Parisien passe en revue plusieurs entreprises et secteurs… « En première ligne, précise-t-il, tous les postes nécessitant une compétence technique réelle. La France manque aussi bien de tourneurs fraiseurs, de chefs de chantier, de carrossiers, de personnels de santé que d’ingénieurs en informatique. »
Musée éphémère…
Enfin, le temple du street art est à Paris, un temple bien éphémère… « Il y a quelques mois encore, nous raconte Libération, l’immeuble du 3-5 rue Fulton était un morne HLM de neuf étages, à quelques encablures du ministère des Finances et de la Bibliothèque nationale de France, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Aujourd’hui, c’est un objet d’art orange fluo qui crève le paysage des bords de Seine, entre Bercy et la place d’Italie. » En effet, précise le journal, l’immeuble a été confié à 102 artistes de 18 pays : « Sa façade et sa trentaine d’appartements sont devenus lentement une gigantesque installation, une explosion street art, s’exclame Libération, dans laquelle on perd la notion d’espace et de temps. Cette galerie verticale sera ouverte à la visite du 1er au 31 octobre, avant que le bâtiment ne soit détruit pour faire place à de nouveaux logements sociaux financés par son propriétaire, la SNCF. »

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