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Né à New York en 1918, Chubby Jackson eut le privilège d'évoluer dans une ville très musicale et cosmopolite à une période cruciale dans l'essor du jazz outre-atlantique, ce qui explique sûrement son ouverture d'esprit et sa générosité naturelle. Pour lui, le jazz n'avait pas de couleur. Qu'il soit un Blanc parmi les Noirs ne lui posait aucun problème tant qu'il pouvait jouer de la contrebasse, au sein des plus prestigieuses formations swing. Pendant près de 60 ans, Chubby Jackson participera humblement aux séances d'enregistrement et aux prestations historiques de ses aînés.
Il y a 10 ans, le 1er octobre 2003, il nous quittait à 84 ans. Son témoignage est désormais un document précieux qui nous plonge en plein âge d'or du jazz quand les clubs de Harlem accueillaient la crème des musiciens noirs américains. Alors que la vieille Europe se préparait à entrer en guerre contre l'Allemagne nazie, les Américains ignoraient ce danger imminent, et préféraient se voiler la face en écoutant à la radio les retransmissions des concerts de Count Basie ou Duke Ellington car, à cette époque, le jazz était une musique festive, insouciante, qui masquait provisoirement les soucis du quotidien.
Chubby Jackson était alors un jeune homme de 20 ans qui n'imaginait sûrement pas que sa route allait croiser celle des légendes d'antan. Et pourtant, son enthousiasme et sa personnalité truculente finiront par séduire les plus grands. Il se retrouvera très vite aux côtés de Louis Armstrong, Dizzy Gillespie, Lionel Hampton ou Woody Herman. Si, à la fin de sa vie, il reconnaissait volontiers être nostalgique des années 40 et 50, il ne voulait pas s'enfermer dans l'image figée du musicien aigri et dépassé.
10 ans après sa disparition, son fils, Duffy Jackson, tente de perpétuer la tradition du swing avec un certain succès puisqu'il fut, un temps, le batteur du Count Basie orchestra, et a accompagné quelques grandes figures de «L'Epopée des musiques noires», dont Al Jarreau, George Benson, Jon Hendricks ou Monty Alexander, pour ne citer qu'eux. Mais, derrière ce parcours prestigieux, il y a un virtuose qui assiste, désemparé, au désintérêt progressif de l'industrie du disque pour cette musique enjouée, le swing, que son père avait popularisé et qu'il aimerait tant préserver.

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