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    A la Une: Lampedusa, tragédie de l’Afrique, mais aussi de l’Europe

     

    C’est le sens de l’appel lancé hier par le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault aux responsables européens pour qu’ils parlent « vite » du naufrage de ce bateau de migrants érythréens et somaliens venu des côtes d’une Libye instable et qui a sombré à quelques encablures de l’île italienne de Lampedusa après un incendie à bord. Bilan : quelque trois cents morts ou disparus.
     
    Le drame s’étant produit jeudi, la presse hebdomadaire en kiosque a été prise de cours par cette tragédie de la misère. Mais ses versions sur Internet, qui, elles, sont à jour, témoignent de l’importance accordée au naufrage de Lampedusa. Et ce matin, Le Journal du Dimanche précise : « Selon les rescapés, ils étaient plus de 500 à bord du vieux chalutier dont l’épave repose sur le sable sous 47 m d’eau. Il y avait à bord une douzaine de très petits enfants dont aucun n’a survécu. »
     
    Quant à l’opinion publique italienne, « elle exprime son exaspération face à l’impuissance des Européens », relève Le Journal du Dimanche, dans les colonnes duquel l’évêque d’Agrigente déclare : « Quelque chose doit changer en Italie et en Europe. » Quant à la ministre italienne à l’Intégration, Cécile Kyenge, d’origine congolaise, elle va plus loin : « Il faut créer un couloir humanitaire pour ceux qui fuient les guerres et les famines », rapporte l’hebdomadaire.
     
    Lampedusa : quand les migrants crèvent l’écran
     
    En écho au naufrage de Lampedusa, ce récit d’une traversée vers l’île italienne, publié avant la tragédie, mais qui plante le décor de ces odyssées parfois fatales pour les migrants africains. C’est Le Nouvel Observateur qui relate cette histoire qui oppose aujourd’hui trois jeunes Camerounais à Tony Comiti Productions. Comme son nom l’indique, cette agence de presse française a été fondée par le journaliste Tony Comiti. Pour les besoins de l’émission « Zone interdite », la société de production télévisuelle a réalisé un film documentaire - en cours de montage - avec les migrants clandestins. Après avoir choisi comme « héros » du reportage Joseph, Elie et Emile, trois Camerounais rencontrés à Mourzouk, « place forte de la tribu noire des Toubous », dans le Sud libyen, précise Le Nouvel Observateur, les journalistes de Tony Comiti productions vont les filmer dans leur périple de neuf mois, qui va finalement les conduire à Paris.
     
    Mais d’abord, il leur faut traverser la Méditerranée. Et, en Libye, c’est du port de Zouara qu’appareillent clandestinement les embarcations à destination de Lampedusa. « Le départ est fixé le 2 juillet, raconte l’hebdomadaire. La veille, la mer a recraché des centaines de corps de clandestins sur la plage. Le jour J, 220 personnes s’entassent entre le pont et la cale d’un rafiot prévu pour une vingtaine de passagers. Il y a une femme enceinte, des enfants, des vieillards. Un Somalien a été formé à la va-vite aux rudiments de navigation. »
     
    Pour la production, cet embarquement est un « scoop », souligne le journal. « Aucune équipe de télé n’a jamais filmé la traversée entre la Libye et Lampedusa ». Le même jour, le bateau sera arraisonné par la marine italienne, les migrants seront d’abord conduits dans le centre de rétention de Lampedusa, puis dans un autre près de Catane. Aujourd’hui, les trois Camerounais se plaignent d’avoir été abandonnés à leur triste sort par la production. Laquelle, affirment-ils, auraient payé au moins une partie des frais de voyage des trois clandestins, ce que Tony Comiti dément dans Le Nouvel Observateur, étant précisé que « l’éthique des journalistes interdit de payer pour obtenir des informations ou filmer des témoins, rappelle l’hebdomadaire. Car, ce n’est plus alors du reportage, mais de la mise en scène à la limite de la télé-réalité. Pour demander réparation du préjudice qu’ils estiment avoir subi pour non-respect présumé des promesses non-tenues à eux faites par les journalistes qui les ont filmés et que ces derniers contestent, les jeunes gens ont pris un avocat, ce que leur reproche la production. Peut-être ont-ils seulement compris comment fonctionne notre société », suggère Le Nouvel Observateur.
     
    Centrafrique : guerre de religion ou pas ?
     
    En République centrafricaine, ce reportage dans le nord-ouest plongé en plein chaos, et qui est à lire dans L’Express. Un récit de choses vues desquelles se dégage un profond sentiment de désolation.
     
    Mais au-delà des croquis cueillis par l’hebdomadaire pour décrire ce qui se passe en ce moment dans cette région de Bossangoa, nord-ouest de la Centrafrique, fief de l’ex-président François Bozizé, L’Express estime que, « moins que la “somalisation”, ce serait, dans le pire des scénarios, une cascade de micromassacres à la rwandaise qui guetterait la RCA. C’est qu’ici, comme hier au pays des Mille Collines et de l’ineffaçable génocide, il arrive que l’on “balance” le voisin dont on convoite les biens », explique le confrère. Qui rapporte cet avis autorisé, selon lequel « la crispation confessionnelle apparaît comme une conséquence, non la cause du conflit en cours ».
     
    Alors, micromassacres à la rwandaise ou début de guerre de religion en République centrafricaine, comme en ont attesté, avant L’Express, d’autres reportages publiés dans plusieurs journaux français et dont nous avons fait état ici-même ? Un débat qui semble avoir préoccupé l’hebdomadaire dans son périple centrafricain. Important, certes, pour comprendre, effectivement, les causes du conflit afin de pouvoir tenter de le régler. Mais au regard de l’urgence humanitaire en République centrafricaine, pas sûr que les victimes des massacres se soucient, autant que l’hebdomadaire, de cet élitiste distinguo.
     
    France : Valls superstar
     
    En France, Manuel Valls demeure la personnalité politique la plus populaire. Selon un sondage BVA pour Le Parisien Dimanche, 71 % des Français ont une bonne opinion de lui, et 75 % approuvent son action de ministre de l’Intérieur, même si cette politique est jugée sans impact par 46 % des personnes interrogées. Lesquelles sont 61 % à considérer que Manuel Valls, que Le Parisien Dimanche qualifie de « bulldozer » car il est presque aussi populaire à droite qu’à gauche, ferait un « bon Premier ministre ».
     
    France : Mélenchon se lâche encore
     
    En tout cas il est un Français qui ne l’approuve pas, loin s’en faut, c’est Jean-Luc Mélenchon. Toujours dans Le Parisien Dimanche, le chef du Front de gauche le dit sans ambages. Manuel Valls a, selon lui, « confirmé les thèses du FN selon lesquelles certaines personnes sont inassimilables ».
     
    Dans cet entretien, Jean-Luc Mélenchon a également la dent dure avec le président de la République, qu’il traite de « dompteur de faibles ». De François Hollande, le leader du Front de gauche dit : « Ce n’est pas un homme de synthèse, c’est un homme d’embrouilles ». Ambiance à gauche.
     
    France : la retraite des jeunes
     
    Et puis le gouvernement va modifier le calcul de la retraite, en prenant en compte les périodes de stages. C’est Marisol Touraine qui le dit ce matin dans Le Journal du Dimanche. La ministre des Affaires sociales juge « nécessaire de répondre à la demande des jeunes qui entrent plus tard dans la vie active », répondant ainsi au souci des députés socialistes. « Nous allons trouver une solution », déclare, à ce sujet, Marisol Touraine dans Le Journal du Dimanche.
     
    Cécilia Attias : exclusivité en condominium
     
    Cécilia Attias, ex-Madame Sarkozy, est également à la Une. Des magazines Elle et Le Point en l’occurrence. L’ex-Première dame sort un livre intitulé Une Envie de vérité, chez Flammarion et dont Le Point prétend publier en exclusivité les bonnes feuilles.
     
    Cécilia Sarkozy y raconte notamment sa rupture avec l’ancien président français (une « chose banale », écrit-elle), et impute sa défaite en 2012 à sa « droitisation ».
     
    Las, comme souvent en pareil cas, un autre journal prétend publier le scoop : le magazine féminin « Elle ». En fait d’édition, c’est bien connu, les exclusivités, souvent, sont à la presse ce que le duopole est au monopole. Du pareil au même, ou presque. Copie conforme. Faut bien vendre.
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