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    Au FMI le temps s’est arrêté en... 2008!

    Christine Lagarde, directrice du FMI. REUTERS/Mike Theiler

    Le FMI ne reflète toujours pas la montée en puissance des pays émergents déplore Christine Lagarde. La directrice générale du FMI a mis à profit l'assemblée générale du fonds pour appeler une nouvelle fois ses membres à adopter au plus vite la réforme de la gouvernance adoptée en 2010. Encore un dossier bloqué par le Congrès américain.

    Il ne manque plus que le vote du Congrès pour que la réforme entre en vigueur. Une fois encore, les représentants américains jouent la montre et détiennent la clé d'un dossier capital pour le reste du monde.

    Après la crise de 2008, les pays émergents exigent au plus vite le rééquilibrage du pouvoir au sein du Fonds monétaire international. Les Européens abandonnent deux sièges au conseil d'administration où 24 pays ou groupes de pays sont représentés. La Chine voit ses droits de vote quasiment doubler (pour monter à 6,07%). Les Etats-Unis restent cependant tout puissants dans cette instance, avec un droit de vote à 16% raboté de quelques dixièmes.

    Par ailleurs, les réserves du fonds devraient grossir avec le doublement des contributions de chacun des Etats membres. C'est sans doute ce volet financier qui titille les élus républicains déjà obnubilés par la hausse des dépenses publiques américaines.

    C'est pourtant une réforme assez limitée que le FMI cherche à mettre en place, les émergents ont bien d'autres exigences. Par exemple la fin de l'hégémonie européenne à la direction du fonds.

    L’hégémonie européenne de plus en plus contestée

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis se réservent la tête de la Banque mondiale et laissent un Européen diriger le FMI. Un partage des rôles insupportable pour les pays émergents qui veulent exister sur la scène internationale. Mais aussi parce qu'ils contestent de plus en plus la voie empruntée par le fonds pour résoudre les crises.

    Cette divergence remonte aux années 1980 quand le FMI impose des coupes sombres dans le budget des Etats en faillite. Les Etats d'Amérique du Sud et d'Afrique ont fait les frais de ce consensus de Washington qui a viré depuis en collapsus. L'austérité à rythme forcé achève le malade plutôt qu'elle ne le guérit, a t'on constaté depuis dans de nombreux pays. C'est avec la crise grecque que le fossé entre émergents et pays européens a atteint son paroxysme.

    Les émergents se sont opposés au premier sauvetage de la Grèce

    D'entrée de jeu ils ont recommandé une restructuration immédiate de la dette grecque. Mais le fonds, alors dirigé par Dominique Strauss-Khan, soutient le premier plan d'aide mené conjointement avec l'Union européenne.

    Pour les émergents, l'opération de 2010 a été organisée pour épargner les banques européennes qui détenaient de la dette grecque plutôt que pour sauver l'Etat grec. Il faudra d'ailleurs se résoudre à écrêter les créanciers de la Grèce en 2012. Un pavé de plus dans la mare d'un FMI de moins en moins crédible dans son rôle de régulateur mondial.

    En bref dans l'économie :

    Le président de l'Eurogroupe, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem fait faux bond à l'assemblée du FMI

    Il n'y a pas que le Américains qui ont du mal à boucler leur budget. Au Pays-Bas, le gouvernement jette toutes ses forces dans la bataille parlementaire pour faire adopter de nouvelles mesures d'économies pour 2014. C'est pour quoi, le président de l'Eurogroupe qui est aussi ministre des Finances préfère rester chez lui. Un échec au Parlement pourrait faire tomber le gouvernement et de nouvelles élections risquent de compromettre la reprise qui tarde à se manifester.

    La Somalie exhorte la banque Barclays à maintenir son service de transfert de fonds

    La banque britannique a annoncé il y a plusieurs mois son intention de fermer ce service pour se conformer à la réglementation anti-blanchiment. Les envois d'argent des migrants sont souvent vitaux pour la survie des Somaliens. Le gouvernement lance donc un nouvel appel à Barclays.

    Un espoir pour les Gazaouis, Israël pourrait finalement donner son feu vert à l'exploitation d'un gisement de gaz

    Le projet fait partie des serpents de mer de l'économie palestinienne. Sans cesse reporté en raison du veto de Tel Aviv. D'après le Financial Times, le gouvernement Netanyahu verrait d'un bon oeil ce projet qui pourrait rapporter 6 à 7 milliards de dollars de revenus à la bande de Gaza. Affaire à suivre. Le gisement a été découvert il y a onze ans.
     


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