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Revue de presse française

A la Une : trente ans après la marche pour l’égalité

Frédéric Couteau
A la Une : trente ans après la marche pour l’égalité
 

C’était le 15 octobre 1983, nous rappelle La Croix, « 32 personnes, essentiellement des jeunes de SOS Avenir Minguettes de Vénissieux dans la banlieue lyonnaise, décident d’entamer une marche jusqu’à Paris pour se faire entendre au plus haut niveau de l’Etat (…). La mobilisation s’inspire de la lutte des Noirs américains pour les droits civiques et de la philosophie de la non-violence popularisée par Gandhi. On n’y trouve pas de personnalités politiques en devenir. Les grandes figures de SOS Racisme (Harlem Désir, Julien Dray, Malek Bouthi) n’émergeront que plus d’un an après, dans la foulée de l’association affiliée au PS. »

« Au départ, raconte L’Humanité, les marcheurs quittent Marseille, rejoints à chaque étape par des associations de soutien. A leur arrivée à Paris, ils sont près de 100 000 manifestants à converger vers la Bastille. » Objectif : dénoncer le racisme et les discriminations…
 
Trente après, donc, cette marche est toujours d’actualité. « La France doit se remettre en marche concrètement, s’exclame le quotidien communiste, pour l’égalité, la liberté, la fraternité. Pas dans les mots, dans les actes. »
 
Car en trente, rien ou presque n’a changé, relève L’Humanité. « Dans l’automobile, le chômage des pères a conduit au désarroi des fils. Les quartiers construits à la hâte à la périphérie des villes ont été mis au ban pour devenir des quartiers “sensibles”, comme des cocottes toujours prêts à exploser et explosant quelquefois. Les plans banlieue et les ministres de la Ville se sont succédé sans vrais résultats. »
 
En effet, tout reste à faire… « Comme un sinistre flash-back, rappelle Libération : la Marche pour l’égalité et contre le racisme quitte Marseille le 15 octobre 1983, un mois après le premier “grand” succès électoral du Front national à Dreux. Ces jeunes des banlieues qu’on n’appelait pas encore quartiers dénonçaient les discriminations et violences policières dont ils étaient des victimes régulières. Trente ans plus tard, l’histoire bégaie à Brignoles et la France ne sait toujours pas vivre avec ses enfants nés de l’immigration. »
 
Ainsi, constate Libération, « les banlieues restent des lieux d’exclusion, une adresse dans le “93” plombe le meilleur des CV. Quant aux rapports des enfants des quartiers avec la police, souvent le seul visage de l’Etat en banlieue, ils demeurent aussi haineux et conflictuels. Une fois au gouvernement, les socialistes ont enterré leur promesse de récépissé pour les contrôles d’identité ou de droit de vote des étrangers – promis par Mitterrand aux marcheurs de 1983. Eux qui alors faisaient “une déclaration d’amour à la France”. Qu’elle leur a bien mal rendue. »
 
Gueule de bois
 
Encore beaucoup de réactions ce matin dans les journaux après le succès électoral du Front National à Brignoles… « Après Brignoles, la droite inquiète, la gauche désemparée », s’exclame en Une Le Figaro. « S’ils veulent combattre efficacement le FN, le PS et l’UMP devraient déjà commencer par s’accorder sur les causes du succès du parti lepéniste, estime le journal. Or nous en sommes loin (…) Les électeurs espèrent un recul du chômage, certes, mais pas seulement. Une baisse des impôts, bien sûr, mais pas seulement. Ils attendent aussi, relève Le Figaro, du PS et de l’UMP un discours de fermeté sur l’immigration, le communautarisme, l’insécurité et tous ces maux qui font le bonheur électoral de Marine Le Pen. Bref, un “projet de société”. Mais pas n’importe lequel. »
En tout cas, « à quelques mois des élections municipales et européennes, le message est inquiétant, estime La Croix. Il n’annonce pas, comme veut le faire croire Marine Le Pen, un raz-de-marée en faveur du Front national. Mais ce succès n’a été rendu possible que par un rejet conjoint de la gauche au pouvoir et de la droite, dans l’opposition, accusées de ne pas être capables de répondre aux préoccupations des Français. (…) La gauche s’effondre à cause de l’absence de résultats probants en matière d’emploi. Et la droite paye pour ses divisions et l’absence d’alternative clairement formulée. Il serait inquiétant, conclut La Croix, que l’une et l’autre continuent à ne tirer aucune conclusion décisive des résultats de cette élection partielle dans le Var. »
 
« Pour autant, le FN n’a pas partie gagnée, remarque Le Journal de la Haute-Marne. Il a très peu d’élus et, donc, une expérience faible du terrain. Or, les électeurs déçus par les partis traditionnels ont des attentes concrètes en matière de lutte contre le chômage ou l’insécurité. Il est plus facile de capitaliser sur le mécontentement populaire que de réussir là où les gouvernements de gauche et de droite se cassent les dents. Si ces derniers perdent leur crédibilité dans l’exercice du pouvoir, le FN doit encore prouver la sienne, notamment sur le terrain économique. »
 
La recette est connue…
 
Politique toujours, avec la bouillabaisse électorale à Marseille… Ou plutôt, la « brouillabaisse », comme l’appelle La Montagne : « une spécialité marseillaise où, dans la grande marmite clientéliste, l’on touille de peu ragoûtants ingrédients : erreurs sur les listes d’émargement, échange d’argent, organisation paramilitaire, ramassage intensif d’électeurs. Ce plat, qui sent hélas le réchauffé, porte un autre nom : celui de primaire socialiste en vue des municipales à Marseille. Disons, pour être tout à fait honnête, reconnait La Montagne, que la “recette” a été copiée par d’autres apprentis cuistots arborant la toque UMP, avec un résultat encore moins comestible. »
 
Toujours est-il que la sénatrice PS Samia Ghali a atteint son objectif… Elle a remporté avec brio le premier tour de la primaire socialiste à Marseille. « Tailleur fuchsia, minois de boxeuse mais sourire ravageur, relève L’Est Républicain, Samia Ghali, 45 ans, fut la première à réclamer l’armée face aux dealers et à clamer l’urgence sociale. Cette femme énergique et intrépide dérange dans sa famille politique. (…) Sans doute est-elle imparfaite, mais cette pasionaria des gens de peu au sang-mêlé, a grimpé tous les étages de l’ascenseur social avec les dents. Cela lui coûtera peut-être cher au second tour, mais elle ne pliera pas sans combattre les éléphants. »
 
Attention tout de même, tempère La République des Pyrénées, « il serait excessif de voir dans le succès de Samia Ghali, une élue des quartiers populaires d’origine algérienne, comme un pied de nez au “système”. Elle incarne elle aussi un “système”, celui mis en place depuis des décennies par les socialistes des Bouches-du-Rhône arrimés aux pouvoirs locaux grâce à un quadrillage clientéliste des populations. »
 
L’Eclair des Pyrénées relève pour sa part que « l’autre vainqueur de cette primaire phocéenne s’appelle Jean-Claude Gaudin. Il ne fait plus guère de doute, en effet, estime le journal, que le maire actuel de la deuxième ville de France sera candidat à sa succession. Les bisbilles entre socialistes servent le vice-président de l’UMP. Jean-Claude Gaudin a désormais un boulevard devant lui. »
 
Partir !
 
Enfin, comme une envie de changer d’air… Oui, « changer de vie, c’est possible ! » : c’est la Une du Parisien qui note que de plus en plus de franciliens « rêvent de refaire leur vie en province. Le chiffre illustre l’ampleur du phénomène : en cinq ans, un million de Franciliens ont quitté la région parisienne, pointe le journal. Fini les journées à rallonge, les collègues irascibles, les trajets entassés dans des rames bondées et le retour chez soi harassé… Plus de la moitié des habitants d’Ile-de-France seraient candidats au départ. »
 
Attention toutefois, prévient Le Parisien, « les candidats au départ ont intérêt à avoir les idées claires sur leur nouveau projet de vie et s’y être soigneusement préparés. Difficulté à retrouver sur place un poste équivalent, galère du conjoint pour décrocher un emploi et découverte du marasme économique qui frappe la région que l’on connaissait qu’en vacances… Après le rêve, le réveil est parfois brutal. »
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