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    A la Une, Hollande relance l'affaire Leonarda

    AFP

    En offrant à la jeune fille expulsée vers le Kosovo de revenir en France sans sa famille, le président français « soulève un tollé », lance, en Une, Le Parisien Dimanche. Il a tranché « dans un jugement digne de Salomon, estime le journal. (…) Cette décision surprise est le fruit d’un - trop ? - habile compromis négocié par François Hollande, champion de la synthèse au PS, pour ménager son Premier ministre sans fragiliser son populaire ministre de l’Intérieur ».

    Les réactions ne se comptent plus (vous en avez entendu de nombreuses sur notre antenne). Mais il y en a d’autres, que met en valeur Le Parisien Dimanche, comme celle d’un « élu » anonyme du Parti socialiste qui, « consterné », confie au journal : « C’est un naufrage de com (c'est-à-dire un naufrage de communication). On avait Hollande-Obama, là c’est Hollande-Leonarda… ». Et comme si ça ne suffisait pas, le confrère ajoute (après que le président ait parlé) : « Pour l’Elysée, l’incident est clos. Patatras : Harlem Désir, numéro un du PS, réclame le retour de tous les enfants de la famille ! 'No comment', enrage l’exécutif ». Dans les colonnes du Parisien Dimanche, un avocat spécialisé dans le droit des étrangers a déniché cette formule : « La France fabrique une orpheline ».

    Manuel Valls : droit dans ses bottes

    Après l’intervention télévisée de François Hollande, on attendait surtout la réaction de Manuel Valls. C’est fait, le ministre de l’Intérieur parle ce matin. Il le fait dans Le Journal du Dimanche. « La famille [de Léonarda] ne reviendra pas » dit Manuel Valls en Une du JDD. Evoquant tout d’abord l’offre du chef de l’Etat à Leonarda, le ministre de l’Intérieur parle d’un « geste fort » car François Hollande « a rappelé la force de la loi mais aussi sa volonté de préserver l'école des conflits de la société ». Et il invite les parents de la jeune fille à « bien réfléchir à cette proposition. Il y va de son avenir, déclare Manuel Valls. S'ils acceptent, un visa spécifique lui sera remis, elle pourra poursuivre sa scolarité et son accueil sera organisé ». Evoquant l’émotion de la jeunesse lycéenne qui a manifesté dans plusieurs villes de France pour exiger le retour en France de Leonarda, Manuel Valls dit l’entendre. Mais « l'émotion ne peut pas être la seule boussole politique », complète-t-il. Or la politique qu’il met en œuvre « est celle du président », souligne le ministre, une politique « de gauche ». Quand aux étrangers, « même en famille, même avec des enfants scolarisés, insiste Manuel Valls, dès lors qu'ils n'ont plus droit au séjour, [ils] doivent quitter le territoire. Il n'y a pas deux politiques possibles ».

    Immigration : Leonarda, le retour

    A ce stade, quel bilan la presse écrite française dresse-t-elle de cette affaire Léonarda ? En sus du « jugement digne de Salomon » que l’on vient d’évoquer en citant Le Parisien Dimanche, Le Journal du Dimanche estime que Hollande « n’éteint pas l’incendie ». L’hebdomadaire juge la trouvaille du président, c'est-à-dire l’offre faite à Léonarda de revenir seule en France, « aussi baroque qu’invraisemblable ». Il estime que « la synthèse trouvée par Hollande a fait l’unanimité contre elle. Le résultat est désolant », se navre le JDD.

    Sans omettre la vive réaction à chaud en direct depuis Mitrovica, au Kosovo, de Leonarda et de sa famille sur pratiquement toutes les chaînes de radio et de télévision françaises sitôt l’intervention télévisée du président achevée (un « niet » catégorique à la proposition du chef de l’Etat), Le Journal du Dimanche constate que la famille de Léonarda, et en particulier son père, « défient Paris » en affirmant qu’ils vont revenir en France. Et le JDD ajoute, au sujet de François Hollande : « Son autorité était déjà mise en doute. Désormais, c’est son image qui est atteinte. Mais il y a pire, complète l’hebdomadaire, le président a laissé la gauche tirer pendant cinq jours sur son ministre de l’Intérieur. Un comble quand on sait que Manuel Valls est la seule personnalité populaire à gauche et que sa fermeté était soutenue par les Français ».

    Immigration : petits meurtres entre amis

    Justement. Que dit la presse de cette bronca anti-Valls qui a agité la semaine en France ? Compte tenu des délais de bouclages et de la survenue trop tardive, pour la plupart des hebdomadaires, de « l’affaire Leonarda », l’un des rares journaux français à avoir pu l’évoquer dans ses colonnes est Marianne. Stupéfait par les dégâts provoqués à gauche par cette affaire, le journal vole d’abord au secours du soldat Manuel Valls avant de dénoncer « la tyrannie de l’émotion ».

    Il défend d’entrée de jeu le ministre de l’Intérieur en expliquant les raisons de la « mise à mort de Manuel Valls par la gauche, par une (trop) grande partie de la gauche », s’auto-corrige Marianne. C’est ce que Le Journal du Dimanche appelle d’une très tauromachique formule ce matin la « corrida anti-Valls, [dans laquelle] les matadors avaient pour nom Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), Cécile Duflot (ministre écologiste du Logement) ou encore Valérie Trierweiler (compagne de François Hollande) ».

    Mais pour Marianne, le « plus ignoble » est Jean-Luc Mélenchon, qui, comme d’autres, « verse dans l’abjection ». Le confrère reproche au leader du Front de gauche d’avoir proposé de rendre « Valls à Le Pen ». Marianne demande aussi à ses lecteurs s’ils n’ont pas « le cœur qui se soulève » en entendant Bernard Roman revenir « à l’Occupation, aux juifs et au Vél d’Hiv », après que ce député socialiste ait comparé l’interpellation de Léonarda à « une rafle ». L’hebdomadaire dénonce donc une « gauche masochiste qui, dans son inconscient, entend bien se débarrasser au plus vite d’un pouvoir qui salit, cette gauche la plus bête du monde qui préfère dénoncer Valls plutôt que d’exiger de Hollande que soit lancé le débat au Parlement sur l’immigration qu’il a annoncé, puis reporté ». La droite « n’en espérait pas tant, regrette Marianne. Tant de débilité politique. Tant de mépris envers les Français ».

    Puis le journal rappelle qu’il existe des règles de droit « qu’il faut savoir respecter, dans le domaine de l’immigration comme ailleurs ». Mais, selon lui, « ce n’est pas une raison pour que la tyrannie de l’émotion l’emporte sur l’éthique de responsabilité ».

    Hollande : chute libre

    Ajoutons pour compléter cette omniprésente actualité française, un sondage qui enfonce le clou ce matin. Sondage de l’Institut Ifop pour Le Journal du Dimanche, réalisé bien sûr avant l’intervention télévisée du président hier. « En octobre, la cote de popularité de François Hollande s’encalmine davantage encore à 23 %. Depuis son élection en mai 2012, c'est le plus bas niveau jamais atteint par le président de la République dans ce baromètre mensuel. La cote de popularité du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, chute, elle, de deux points, pour se retrouver à 28 % ». N’en jetez plus.

    CPI : bronca africaine

    Dans l’actualité africaine, la Cour pénale internationale était dans le collimateur de l’Union africaine la semaine dernière au Sommet d’Addis-Abeba. Et Le Point se penche sur cette « fronde des Etats africains ». A tel point que « l’affaire aura plombé l’ambiance entre Jacob Zuma et François Hollande », en visite à Pretoria, souligne l’hebdomadaire. Car la France est « attachée à la CPI », a dit le président français, tandis que son homologue africain rétorquait : « Nous ne pouvons appuyer une procédure qui aille à l’encontre des intérêts d’un Etat », rapporte le journal. De fait, l’Union africaine « voit de la part de la CPI un acharnement contre l’Afrique » résume Le Point, qui reproduit la dénonciation du président kényan Uhuru Kenyatta, selon qui la CPI « ne serait plus le lieu de justice, mais le jouet des pouvoirs impérialistes en déclin », et qui a parlé de « chasse raciale ». Le magazine note aussi que l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a dénoncé un débat visant à « protéger les leaders plus que les victimes ». Le débat, c’est bien le mot. Il est désormais ouvert sur la place publique. A chacun sa vérité.

     


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