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    Le Davos islamique à Londres

    Le 9e Forum économique islamique mondial se tiendra à Londres jusqu'au 31 octobre 2013. DR

    Le 9e Forum économique islamique mondial s'est ouvert ce mardi à Londres et pour 3 jours en présence de 1 500 participants : chefs d'Etats, ministres, banquiers et autres hommes d'affaires. C'est la première fois que cet événement se déroule dans un pays non musulman, ce qui montre la place de plus en plus importante de ce secteur. La finance islamique, c'est d'abord une affaire de principe.

    Les produits financiers estampillés finance islamique ou Charia compatibles, doivent être conformes aux préceptes du Coran. C'est d'abord l'interdiction de l'usure et par extension de l'intérêt. Cela ne signifie pas que le prêt soit interdit, bien au contraire, mais la rémunération du prêteur doit être établie en fonction des résultats du projet qu'il finance.

    Cela signifie que les risques et les profits sont partagés par le prêteur et l'emprunteur. La conséquence c'est que les produits financiers islamiques doivent être adossés à des actifs tangibles, autrement dit pas de produits dérivés ou de financiarisation de l'économie réelle pour éviter la spéculation, qui est interdite. Enfin, certains secteurs sont interdits pour des raisons éthiques et religieuses : l'alcool, le tabac, la drogue, les jeux de hasard ou encore l'élevage porcin.

    Un secteur en plein développement

    Depuis plusieurs années, la finance islamique affiche un taux de croissance à deux chiffres, et sa croissance est 50% plus rapide que celle du secteur bancaire traditionnel, explique George Osbourne, le chancelier de l'échiquier, le ministre des Finances britannique, qui souligne que le potentiel de croissance est énorme.

    Alors qu'un quart de la population mondiale est musulmane, la finance islamique ne représente que 1% de la finance mondiale. Selon les chiffres du Forum économique islamique mondial, organisation d'origine malaisienne qui prend donc ses quartiers dans la capitale britannique, ce 1%, c'est aujourd'hui 1 400 milliards d'euros d'investissement, et ce sera 1 870 milliards en 2015.

    Londres très intéressée

    Les banquiers de la City n'ont pas du tout l'intention de laisser le secteur à d'autres. La capitale britannique est déjà le 8e centre financier dans le monde pour ce type de produits et veut se renforcer comme premier centre dans le monde non-musulman pour ce type d'activités. Plusieurs banques islamiques ont déjà pignon sur rue dans le quartier londonien de la finance. Par exemple, le shard, en bon français, l'éclat, le plus haut gratte-ciel d'Europe, a été financé par des fonds qatariens.

    A l'occasion de ce forum, la bourse de Londres annonce la création d'un indice islamique qui rassemblera les entreprises répondant aux principes d'investissement traditionnels de l'islam. Les autorités britanniques ont aussi l'intention de lancer au début de l'année prochaine leurs premières obligations islamiques, ou soukouks, pour un montant de plus de 200 millions d'euros.

    D'autres pays européens à l’affût

    Bruxelles aimerait ravir à Londres cette place de premier centre pour la finance islamique hors du monde musulman. Quant à la France, elle s'intéresse à la question depuis 2007 ou 2008, mais les autorités françaises qui en avaient le projet ne sont jamais passées à l'acte en lançant elles aussi des soukouks.

    Quant aux banques françaises, elles sont très prudentes sur le sujet, du moins à l'intérieur des frontières, car le moins que l'on puisse dire c'est que le débat politique et de société sur la laïcité et la place de l'islam est loin d'être apaisé. Pourtant, les filiales de ces établissements financiers dans les pays musulmans, pratiquent largement la finance selon les préceptes du Coran.


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