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    Areva et le Niger, une histoire commune

    L'entrée de la Somair à Arlit par laquelle les kamikazes sont entrés jeudi 23 mai.

    Les désormais quatre ex-otages d'Arlit sont en France, où ils se sont posés peu avant midi aujourd'hui. Une fois la joie des retrouvailles passée, un certain nombre de questions restent en suspens sur les conditions de leur libération. Malgré les informations de nos confrères du journal Le Monde affirmant que 20 millions d'euros, puisés dans les fonds spéciaux du gouvernement, ont été versés à titre de rançon, les autorités françaises démentent formellent avoir payé les ravisseurs. Mais la question du rôle des entreprises est posée.

    Les otages sont d'abord des employés d'Areva et Vinci, des firmes dont la surface financière est importante. C'est à ce titre et sur leur lieu de travail, sur le site d'Arlit, qu'ils ont été enlevés le le 16 septembre 2010. Le 24 février 2011, Françoise Larribe, la femme de Daniel Larribe, ainsi qu'un employé togolais et un malgache étaient libérés.

    Moyennant finances, apparement, puisque selon la journaliste de l'Agence france presse Dorothée Moisan, auteur du livre Rançon, une enquête sur le business des otages, une rançon de 13 millions d'euros aurait été versée par Areva et Vinci pour obtenir ces libérations. Son livre n'a pas déclenché de démenti excessif.

    La question qui se pose aujourd'hui c'est donc bien de savoir si une nouvelle rançon a été versée pour la libération des quatre otages d'Arlit. Les entreprises concernées gardent le silence là-dessus.

    Des relations anciennes et assez intimes
     
    Le Niger, pour Areva, est un pays absolument stratégique et essentiel. En effet, le n°1 mondial du nucléaire extrait du sous-sol nigérien plus de 30% de l'uranium produit par l'entreprise. En attendant le début de l'exploitation de la mine d'Imouraren, prévu en principe pour 2015, c'est à 80 km plus au nord, à Arlit, qu'Areva est présente. La mine appartient pour 64% à Areva et pour le reste à l'Etat nigérien.

    Plusieurs entreprises sont présentes sur place. Areva directement bien sûr, mais aussi Vinci par l'intermédiaire de sa filiale Satom, pour toute la partie logistique et travaux publics. Areva est tout simplement le premier employeur privé du Niger.

    Pour autant, le Niger considère ne pas assez profiter des retombées de la mine. Le président Issoufou comme le ministre des Mines l'ont dit à de multiples reprises. Le Niger a beau être le deuxième producteur d'uranium au monde, cela ne contribuait qu'à hauteur de 5% au budget de l'Etat pour l'année 2012, soit environ 100 millions de dollars de retombées fiscales par an. Un partenariat déséquilibré juge la partie nigérienne qui  estime qu'en 40 ans et 120 000 tonnes d'uranium exportées, le Niger a vu lui échapper  un milliard d'euros.
     
    Des accords en pleine renégociation
     
    Une négociation qui était évidemment hypothéquée par le cas des otages et plus généralement par la question de la sécurité des sites d'exploitation. Après l'enlèvement, la sécurité du site d'Arlit avait été renforcée et pourtant, le 23 mai dernier, un attentat suicide faisait 3 morts sur place et la production s'était arrêtée pendant 3 mois.

    Avec cette libération, l'hypothèque est levée et plutôt en faveur des autorités nigériennes qui peuvent mettre en avant leur travail et leur efficacité tout au long de l'affaire. De là à dire qu'Areva a une dette envers le Niger et le président Issoufou, il y a un pas qu'on se gardera bien de franchir, mais c'est tout de même un élément à prendre en compte dans cette négociation.

    Car elle continue, il y a quelquies jours Luc Oursel, président d'Areva, s'était rendu avec Laurent Fabius à Niamey. A posteriori, on peut imaginer que c'était pour parler principalement des otages, mais peut-être pas uniquement. Quelques heures plus tard, Areva signait un accord pour exploiter un gisement en Mongolie, avant que l'on apprenne que le Groenland autorisait l'exploitation de l'uranium sur son sol. Ainsi, en quelques jours, les conditions de cette négociation entre le Niger et Areva ont radicalement changé. 
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