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    A la Une : rançon, compensations et contreparties…

    Après l’euphorie de la libération des quatre otages français d’Arlit, la question revient en boucle dans les médias français comme dans ceux du continent : y a-t-il eu paiement d’une rançon ? «Assurément, c’est une question qui fâche ou qui gêne, relève L’Observateur Paalga au Burkina, et que certains ne voudraient même pas la voir évoquée par les journalistes. Et pourtant ! La libération, du jour au lendemain comme par l’effet d’un prodigieux enchantement, de personnes détenues pendant plusieurs années par des pirates du désert a de quoi intriguer (…). Va-t-on nous convaincre, s’exclame L’Observateur, que c’est pour les beaux yeux des présidents Mahamadou Issoufou et François Hollande que les kidnappeurs ont eu la surprenante générosité de renvoyer les captifs à leurs familles ? Où est-ce que parce que pris sous une pression quelconque ils ont dû se délester de colis encombrants ?» Non ! Pour L’Observateur comme pour la plupart des médias africains, il y a bel et bien eu rançon. Tous reprennent l’information révélée par le quotidien français Le Monde hier qui affirmait que 20 millions d’euros avait été versés aux ravisseurs.

    D’ailleurs, relève encore L’Observateur, «certains préfèrent le doux euphémisme de compensation, on ne va pas ergoter sur la sémantique, car rançon ou compensation, c’est du pareil au même !» Et le quotidien burkinabé de remarquer aussi que «la contrepartie peut prendre la forme de gain politique ou idéologique, ou de gages sécuritaires.»

    Et c’est sans doute le cas, pour ce qui concerne Iyad Ag Ghali, le chef d’Ansar Dine. Iyad Ag Ghali qui, selon certaines sources, aurait récupéré les otages Français après la mort d’Abou Zeid. Pour Le Républicain à Bamako, «l’impunité a été garantie au chef d’Ansar Dine en échange des otages.» Le Républicain qui s’appuie sur le fait qu’un proche de Iyad Ag Ghali, Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim le Targui, a été au centre des négociations pour la libération des otages. Toujours d’après le quotidien malien, une réunion se serait tenue en septembre dernier «à Gharous Khayoum, à une quarantaine de km de Kidal, où tous les Commandants de Iyad Ag Ghali étaient présents», ainsi, rapporte le journal, que des Français. «Etaient-ils de la DGSE ou des Forces Serval ?», s’interroge Le Républicain. En tout cas, d’après lui, c’est lors de cette réunion que le sort des otages s’est joué, avec sans doute l’assurance d’une rançon ou d’une compensation et d’une impunité pour le chef d’Ansar Dine. Commentaire désabusé du quotidien bamakois : «alors que la question terroriste est toujours actuelle au nord Mali, Hollande autorise ses services à travers les Fonds destinés aux services de renseignements, et ses entreprises dont AREVA à arroser Aqmi, Ansar Dine ou les organisations terroristes. (…) Conséquences au Mali ? La remise en selle de ceux-là même qui ont poignardé la République et trahi la nation.»

    Le rôle de Niamey

    Autre interrogation : qui a versé la rançon ? Le site d’information Guinée Conakry Infos  croit savoir que c’est le Niger qui a joué les intermédiaires. «En effet, relève-t-il, on se demande bien quel rôle autre Niamey a joué dans libération de ces otages pour mériter toute la gratitude que François Hollande lui a témoignée. (…) Visiblement, on a voulu que le président nigérien soit mis au centre de l’événement. On a voulu qu’il en récolte les bénéfices politiques et que son pays puisse de même redorer son blason terni justement par la capture des employés d’Areva. Il se trouve que ce genre de coups de com’ ne s’offrent pas gracieusement. On imagine donc, avance Guinée Conakry Infos, que pour préserver une certaine crédibilité, la France a dû demander à Niamey de faire face à la rançon. Ce que Mahamadou Issoufou ne pouvait raisonnablement pas refuser, au regard des dividendes escomptés.»

    Algériens et Qataris ?

    Par ailleurs, les Algériens et les Qataris auraient également joué un rôle dans cette libération… C’est ce qu’affirme le quotidien algérien El Watan . «Il y a deux mois, précise-t-il, les Qataris, qui entretiennent de bonnes relations avec les mouvements salafistes en Syrie et en Libye, sont intervenus à la demande des Français, et sont entrés en contact avec des cadres d’Ansar Eddine, affirme une source sécuritaire algérienne. Pour montrer leur bonne volonté, les autorités maliennes ont arrêté leurs recherches contre 20 combattants d’Ansar Eddine. Cette décision a été interprétée comme un premier pas pour le chef du mouvement, Iyad Ag Ghaly», rapporte encore El Watan. Et «pendant ce temps, les Algériens, qui voient toujours d’un mauvais œil l’intrusion du Qatar dans les affaires maghrébines, ont aussi mené une opération parallèle.» El Watan ne précise pas laquelle.

    Voilà, cela fait beaucoup d’hypothèses et de scénarios… Saura-t-on un jour la vérité ?

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