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    A la Une: la Bretagne en colère

    AFP

    L’extrême-ouest du pays est aujourd’hui l’épicentre politique de la France. Une manifestation de tous les dangers y est aujourd’hui programmée dans la ville de Quimper, tandis qu’une autre battra le pavé dans la ville de Carhaix, à une soixantaine de kilomètres de là. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a préféré annuler un déplacement à l’étranger pour suivre cette jacquerie de près. Depuis Moscou, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lancé un appel à la raison. Et, ce matin, des six coins de l’hexagone, la presse française retient son souffle.

    Il faut dire qu’en quelques semaines, la Bretagne est devenue le « lieu de tous les symboles », souligne La Nouvelle République du Centre-Ouest. Car tous les ingrédients y semblent aujourd’hui réunis pour « transformer ce rassemblement en cocktail incendiaire », confirme Le Maine Libre. « Lorsque la rue manipulée devient plus forte que le Parlement représentant du peuple, c’est la démocratie qui est menacée », emphatise La Montagne Centre-France.

    La démocratie menacée ? Pour Les Dernières Nouvelles d’Alsace, c’est plutôt pour le gouvernement que la manifestation de Quimper présente un « risque absolument majeur ». Mais le mouvement « est de ceux qui ont le potentiel pour faire tache d’huile », estiment Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

    En attendant, le rendez-vous de Quimper est « l’occasion pour les extrêmes de souffler sur les braises et, évidemment, de tâter du manche de pioche et de la barre de fer », prévient Le Républicain Lorrain.
     
    « Des casseurs seront là », prédit également Le Journal de la Haute-Marne.

    Manifs en Bretagne : bonnets rouges - colère noire
     
    La presse quotidienne régionale française n’a donc d’yeux, aujourd’hui, que pour la Bretagne. Et la presse nationale n’est pas en reste. Témoin la Une du journal Le Parisien. Au premier plan, un homme au bonnet rouge, drapeau breton en main, est pendu au téléphone. Au second, le portique de l’écotaxe est en court de démontage par les grues du pouvoir. A lui seul, ce photomontage résume la situation. Les grues enlevant le portique, c’est le résultat de la reculade du gouvernement sur l’écotaxe, cet impôt écologiste dont les bretons ne veulent pas entendre parler. Le bonnet rouge et le drapeau breton, ce sont les symboles de la jacquerie en cours. Et la conversation téléphonique, c’est l’illustration d’une collusion suggérée par la manchette du quotidien.

    « Qui attise la colère bretonne ? », demande en effet Le Parisien. Le journal présente les principaux acteurs du mouvement, avec, en majesté, Thierry Merret, paysan breton, producteur d’artichauts. Vrai communicant, ce syndicaliste agricole court les plateaux télé avec son bonnet rouge. « C’est lui qui serait à l’origine de la référence historique aux Bonnets rouges, ces paysans bretons du XVIIe siècle qui se soulevèrent contre le papier timbré », énonce Le Parisien, en référence à la révolte antifiscale dite du « papier timbré » qui a secoué la Bretagne sous le règne de Louis XIV. A ce sujet, Le Figaro rappelle que ce roi de France avait instauré de nouvelles taxes, tel que le papier timbré « pour financer la couteuse guerre de Hollande » !. Qu’il nous soit tout de même permis, au passage, de soupçonner le confrère de jouer sur les mots avec cette homonymie. Car, du temps de Louis XIV, plutôt que de « guerre de Hollande », ne parlait-on pas de guerre des Flandres ? A vérifier. Mais que ne pardonnerait-on pas pour un bon mot.

    Manifs en Bretagne : le feu sous la braise
     
    Reste que ces manifestations de Quimper et de Carhaix, la première surtout, constituent un vrai défi pour François Hollande. Ces manifs font figure de « premier grand test social du quinquennat », souligne Le Parisien, qui insiste sur « l’instrumentalisation » de ce « cocktail redoutable » de revendications.

    Le pouvoir « redoute la contagion », rehausse Le Figaro. Car « le feu ne couve pas qu’en Bretagne, mais partout en France, corrobore le quotidien. (…) Au contexte morose s’ajoute à présent la défiance vis-à-vis d’un président de la République et d’un gouvernement qui ne sont pas à la hauteur des défis posés à notre pays ».

    En contrepoint, le quotidien Libération évoque le sujet avec prudence. Et si le journal lance bien un « avis de tempête sur le Finistère », autrement dit la pointe de la Bretagne, il souligne les divisions syndicales, qui ont amené les syndicats CGT, Solidaires et FSU à organiser la manifestation de Carhaix pour ne pas être à celle de Quimper. Seulement voilà, rappelle Libération, avant-hier, jeudi, « le climat social breton s’est encore assombri avec l’annonce par le volailler Tilly-Sabco de son intention de suspendre à partir de janvier sa production de poulets pour l’export ». Un « tsunami social », a dit le maire de Carhaix, rapporte Le Monde. Rendez-vous en fin de journée pour décompter les manifestants. Et les dégâts éventuels…

    Hollande : pas d’effet-otages pour le président
     
    Pas de bouffée d’oxygène pour le chef de l’Etat. Selon un sondage BVA pour Le Parisien, 54 % des Français estiment que le président n’a pas joué de rôle important dans la libération des otages. 43 % pensent le contraire. Et, comme la semaine dernière, ils ne sont que 26 % à conserver une bonne opinion de François Hollande en tant que président de la République, contre 73 % qui en ont une mauvaise. Alors, pas « d’effet otages » sur la cote de popularité présidentielle ? Le quotidien fait une remarque : « les Français ont peut-être aussi été déçus de ne pas entendre les quatre otages du Mali s’exprimer à leur descente d’avion ». Peut-être. En tout cas, pour Hollande, « quand ça veut pas, ça veut pas », soupire Le Parisien.

    Gérard de Villiers : SAS orphelin

    Gérard de Villiers, prolifique écrivain, auteur de SAS et père du prince Malko Linge, héros de cette érotique série d’espionnage, est mort avant-hier à Paris à l’âge de 83 ans.

    Etant rappelé que l’écrivain ne faisait pas mystère de ses convictions politiques à droite et qu’en français, l’expression « passer l’arme à gauche » signifie mourir, Libération lance ce titre : « Gérard de Villiers passe l’arme à droite ». Mais même s’il est proche de la gauche, le quotidien ne mégotte pas son hommage au créateur de SAS, « un homme qui, en cinquante ans, a réussi le tour de force d’écrire pas moins de 90 millions de caractères ».

    La quantité plutôt que la qualité ? Peut-être. A cet égard, Le Parisien rappelle que Gérard de Villiers se targuait d’avoir vendu « 120 à 150 millions de livres » ! Info ou intox ? La question mérite d’être posée, tant l’écrivain était spécialiste de l’intoxication et de l’espionnage. « Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge, aristocrate autrichien désargenté, agent de la CIA et serial séducteur, va devoir raccrocher son fusil d’assaut », soupire le quotidien.

    « SAS broie du noir », enchérit Le Figaro, qui salut l’auteur de ce héros « très bien renseigné sur les secrets de la politique internationale », auquel RFI, radio internationale s’il en est, ne pouvait donc pas demeurer indifférente. 

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