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    A la Une : l’assassinat de Ghislaine et Claude

    Consternation dans la presse du continent après la tragique disparition de nos deux confrères. « Indignation. Regrets. Révolte. Tristesse ! », soupire le site d’information Guinée Conakry Infos. « Les expressions sont nombreuses pour décrire les sentiments de nos confrères de RFI, des militants de la liberté de la presse et des quelque quarante millions d’auditeurs de la radio mondiale, après le rapt et l’exécution quasi-instantanée de Ghislaine Dupont et Claude Verlon. La colère est d’autant plus grande, que nos confrères étaient particulièrement connus sur les ondes de la radio pour l’excellence de leur travail. Au point que pour beaucoup, leur disparition équivaut à un drame familial. »
     
    « Kidal frappe deux journalistes de RFI », s’exclame Le Républicain à Bamako. « Ces deux grands professionnels de l’information et spécialistes de l’Afrique depuis de nombreuses années rendaient compte sur le terrain du quotidien des Maliens, rappelle le journal, à la veille des élections législatives et au moment où les assises du Nord se tiennent à Bamako. » Et Le Républicain de déplorer « l’absence du contrôle de Bamako sur Kidal, à travers le déploiement effectif de l’administration et de l’armée malienne malgré l’accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin, qui n’a donc jamais été appliqué. Ainsi après avoir chassé les ministres du gouvernement, conclut le quotidien bamakois, Kidal vient de frapper RFI. Nous nous joignons à la grande famille attristée de RFI pour pleurer Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Paix à leurs âmes. »
     
    La cause touareg desservie
     
    Le quotidien Le 22 Septembre, toujours à Bamako, laisse éclater sa colère : « l’inacceptable exécution de deux journalistes », s’exclame le journal. Le 22 Septembre qui accuse : « Kidal n’est pas libérée, le MNLA et son allié du Haut Conseil unifié de l’Azawad, le HCUA, en sont les maîtres, malgré la présence des forces onusiennes et françaises. Le MNLA et le HCUA sont tenus responsables de ces assassinats, s’exclame Le 22 Septembre, parce qu’officiellement, c’est bien eux les maîtres du terrain. (…) Cet assassinat doit donc être le point de départ de la libération réelle de Kidal, et de la fin du cantonnement des forces armées et de sécurité du Mali, afin qu’elles assurent la sécurité des personnes et de leurs biens. Kidal doit être libre, s’exclame encore Le 22 Septembre, pour que la souveraineté du Mali puisse s’exercer sur toute l’étendue du territoire national. »
     
    « Les deux journalistes étaient innocents, sans armes, et avaient pour seul tort de vouloir exercer leur métier », martèle Le Pays au Burkina. Et « cette mort dessert la cause touarègue, renchérit-il. (…) Jusque là, Kidal passait pour être le fief du MNLA, lequel avait même pu bénéficier d’une certaine complaisance de la part de la communauté internationale. Il risque à présent de faire les frais de cette macabre opération. Orchestrée par ses propres dirigeants, des dissidents ou de simples rivaux des milieux islamistes, cette épreuve pourrait lui nuire considérablement », estime le quotidien burkinabé. « Nul ne sera surpris de voir l’armée malienne tenter de prendre ses responsabilités, conclut Le Pays. Avec les multiples forces en présence, Kidal doit absolument cesser d’être un “no man’s land” ! »
     
    Le droit d’informer aura toujours le dernier mot
     
    « Ils ont osé faire ça ! », lance pour sa part L’Observateur Paalga, toujours au Burkina. L’Observateur qui s’interroge sur les raisons du drame : « Y a-t-il eu dérapage suite au rapt ou ont-ils été froidement abattus ? L’ont-ils été ès qualités comme on est fondé à le croire ? S’agit-il d’une mesure de représailles après l’intervention de l’armée française au Mali et la récente libération des ex-otages ? De qui émane le coup (islamistes, rebelles touaregs…) ? Les questions, nombreuses, sont pour le moment sans réponses, mais, relève L’Observateur, cette tragédie vient rappeler de la plus cruelle des façons combien la paix et la sécurité sont encore loin d’être acquises dans le septentrion malien, particulièrement à Kidal, pourtant tenue par le MNLA et où sont aussi présents des éléments de l’armée malienne, de l’opération Serval et de la Minusma. (…) Espérons donc que ce crime inqualifiable sera l’occasion pour tous de se remuer pour faire rentrer Kidal dans le giron malien, pointe également le quotidien ouagalais. En attendant, il faut souhaiter que les auteurs du forfait soient vite retrouvés et châtiés à la hauteur de leur acte abject. Mais s’il est une chose dont on se convainc, conclut L’Observateur, c’est que le sang de ces martyrs qui vient d’être injustement versé constitue une semence pour l’éclosion d’autres Ghislaine et Claude, autant à RFI que dans toutes les rédactions de par le monde. Car la liberté d’informer et le droit à l’information auront toujours le dernier mot. »

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