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    Le géant asiatique du négoce Olam sort la tête de l'eau

    Sunny Verghese, le patron d'Olam, à Singapour, le 29 novembre 2012. REUTERS/Edgar Su

    Après une année cauchemardesque, le géant asiatique Olam relève la tête mais cherche encore à rassurer ses investisseurs.

    Il y a un an, la foudre s'abattait sur Sunny Verghese. Le patron d'Olam, géant du négoce asiatique, passait du statut d'Empereur de la noix de cajou à celui de fraudeur. L’accusateur s'appelle Carson Block, le fondateur de Muddy Water, un fonds spéculatif américain, spécialisé dans les gestions un peu troubles d'entreprises. Pas tout à fait clair non plus, l'homme a la critique assassine : selon lui, Olam maquille ses résultats et se trouve au bord de la faillite.

    Le ver était dans le fruit, il ne restait plus qu'à le cueillir et à empocher les gains escomptés par la vente des actions Olam sur lesquelles Carson Block avait bien entendu posé une option. La riposte ne tarde pas, elle est soutenue financièrement par les actionnaires du groupe dont Temasek, le fonds d'investissement de Singapour, mais le mal est fait et dans les accusations lancées, il y avait un fond de vérité.

    Le groupe est criblé de dettes. Sunny Verghese a, en quelques années, mulitplié les acquisitions. Une trentaine en quatre ans. En Afrique, bien sûr, où il a fait ses premières affaires, dans la noix de cajou au Nigeria. Il achète ensuite des rizières, puis des meuneries au Ghana, des plantations de caoutchouc et de palmiers à huile au Gabon, des champs d'amandes en Australie, du lait concentré en Côte d'Ivoire ou en Uruguay. 
    C’est sa stratégie : limiter les intermédiaires, maitriser tous les maillons de la chaîne, en amont et en aval, de la production, à la distribution, comme l'ont fait avant lui les géants historiques du négoce...

    Mais ces investissements sont faits à un moment où les marchés des matières premières agricoles se portent mal, les prix ont baissé et les comptes s'en ressentent. En avril dernier, nouvelle politique. Olam réduit la voilure, renonce à certains investissements. De propriétaire il devient locataire des terres et des usines. Le groupe espère être revenu à l'équilibre dès l'été prochain. Le gros de la tempête est passé, le plus dur reste à faire, c'est de regagner la confiance des investisseurs.


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