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    A la Une : le spectre du génocide plane sur la République centrafricaine

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    C’est le ministre français des Affaires étrangères qui l’a dit jeudi. Selon Laurent Fabius, la Centrafrique est « au bord du génocide ». Auparavant, Washington avait mis en cause l’alliance de fait de la Séléka et du gouvernement de transition à Bangui.

    « C’est bien simple », s’effare Guinée Conakry Info, « la Centrafrique est livrée aux criminels de la Séléka. Bangui notamment vit au rythme d’au moins un meurtre par jour ». Et les choses « seraient pires en province », rehausse le journal en ligne. « Echappant à tout contrôle et à l’abri des médias, les ex-rebelles y soumettraient les populations à une terreur insoutenable. Massacrant, violant et pillant les biens, ils contraindraient bon nombre d’entre elles à fuir dans la brousse. Femmes et enfants y mourraient alors de famine ».

    Résultat, le chaos et l’anarchie dans lesquels baigne la République centrafricaine « préoccupent le monde », souligne Guinée Conakry Info. « On se rappelle qu’une première fois, le président français et son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius avaient déjà mené des démarches diplomatiques en vue de mobiliser la communauté internationale autour du drame centrafricain. (…) Eh bien, c’est désormais au tour des Etats-Unis de s’émouvoir ».

    Au passage, le site Internet guinéen trouve que François Hollande a réagit « comme craignant de se faire doubler sur le dossier sensible de la Centrafrique. (…) Tout cela ressemble à un réveil de la part de la France. Ces derniers temps, sans doute un peu trop sollicitée par les multiples prises d’otages dans le Sahel et la baisse drastique de sa popularité, François Hollande avait quelque peu mis de côté le dossier centrafricain. »

    Centrafrique : dégage !

    La presse panafricaine s’alarme aussi de la situation en Centrafrique. Avec des mots très durs. Une fois n’est pas coutume, citons un journal qui ne sera en kiosque que la semaine prochaine en Afrique. Il s’agit de Jeune Afrique. Qui n’y va pas par quatre chemins avec son titre : « Seleka dégage ! ». Rien de moins.

    L’hebdomadaire panafricain rend le président intérimaire centrafricain Michel Djotodia et la coalition qui l’a porté au pouvoir « directement responsables. Une seule solution, martèle Jeune Afrique : les faire partir, et vite ».

    « Ce n’est pas début 2015 qu’il faudra contraindre Djotodia et la Seleka à respecter leurs engagements », prévient le journal, « c’est maintenant qu’il convient de traiter le mal à la tête, pour ne pas le voir se répandre dans toute la région ». Et Jeune Afrique le préconise : « Toute intervention africaine, française, onusienne conséquente destinée à “dégager” la Séléka se doit aussi de faire partir celui qui l’incarne. »

    Avec quelle solution ? Jeune Afrique évoque une possible « mise sous tutelle de la communauté internationale, sans chef de l’État mais avec un Premier ministre enfin crédible, chargé de préparer une vraie élection présidentielle ». Pour l’hebdomadaire, « cet abandon provisoire de souveraineté serait le début de la fin du cauchemar. Et pour Michel Djotodia, s’il veut éviter qu’un jour la CPI ne s’intéresse à lui, la meilleure des solutions. Le sait-il ? »

    Centrafrique : bruit de bottes

    Et puis la presse française s’émeut aussi de cette situation. « Cris d’alarme pour la Centrafrique », lance ainsi La Croix en manchette. Le quotidien catholique affirme que la France « a déjà commencé à renforcer son dispositif en République centrafricaine, et qu’elle prépare la projection d’un groupement tactique interarmes ». La Croix précise qu’un commando parachutiste « est parti préparer cette projection. Des parachutistes du 8ème RPIMa ont débarqué récemment à Bangui, officiellement dans le cadre d’une opération de relève. Des compagnies du 3ème RPIMa sont également mobilisées pour la République centrafricaine ». Au total, la force française en Centrafrique « devrait s’élever entre 1 000 et 1 500 soldats », affirme le confère catholique.

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