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    Le marché du cobalt sort de l'ombre

    Travailleur dans une mine de cobalt.

    Un des plus grands producteurs de cobalt, l'Américain Freeport, va désormais aligner ses prix sur ceux de la bourse des métaux de Londres.

    Le marché du cobalt sort de l'ombre. Depuis plus de vingt ans, seul un journal spécialisé londonien, Metal Bulletin, publiait les prix de ce métal rare, après avoir sondé les acheteurs et les vendeurs deux fois par semaine. Désormais, la bourse des métaux de Londres, le LME, pourrait devenir la référence pour le cobalt et rendre ce marché moins opaque. Le groupe minier américain Freeport vient en tout cas d'annoncer qu'il alignerait tous ses prix sur les cours londoniens à partir de janvier prochain.

    Pourtant au LME, le cobalt est encore un « bleu » : deux ans et huit mois de cotation, contre 136 ans pour le cuivre et l'étain ! Le cobalt au LME ne couvre même pas 1% de la production mondiale. C'est ce qui fait peur aux opérateurs, un petit volume de contrats rendant le marché très manipulable. Seul le producteur brésilien de cobalt Votorantim s'y affiche.

    Mais l'annonce de Freeport pourrait relancer le contrat de cobalt de façon décisive, car l'Américain est désormais un acteur de poids. Opérateur d'un grand gisement de cobalt en République démocratique du Congo (Tenke), Freeport vient de mettre la main sur l'un des géants du raffinage, en Finlande, à quelques kilomètres des mines russes de cobalt. De quoi convaincre ses acheteurs, majoritairement chinois aujourd'hui. Des entreprises chinoises affaiblies par le manque de crédit et par la concurrence effrénée qu'elles se sont livré, au point qu'elles ont fait chuter les prix du cobalt qu'elles raffinent (12 dollars la livre contre près de 50 dollars en 2008). Un comble, les débouchés du cobalt ne cessant de croître : des batteries des téléphones portables aux aimants qui font vibrer ces téléphones, en plus des traditionnels alliages très costauds d'acier pour les turbines des moteurs.

    Les raffineurs chinois vont devoir se concentrer pour survivre. Le marché du cobalt est décidément à un tournant (selon Georges Pichon de MarsMetal) avec les nouvelles exigences de transparence sur l'origine du minerai, et bientôt sur les prix. Occasion pour l'Américain Freeport de prendre une part du gâteau au Suisse Glencore Xstrata, qui règne en maître sur le marché du cobalt grâce à ses mines zambiennes et à sa force de frappe de négociant. Une force qui, elle, se nourrissait de l'ombre.

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