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    «Le gouvernement est enfin là. Le président de la République, chef de l'État, a enfin signé l'ordonnance. Donc aujourd'hui, le gouvernement ayant été constitué, on se mettra bientôt au travail», a déclaré à la presse le Premier ministre Sylvestre Ilunga, lui-même nommé le 20 mai 2019.

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    A la Une : Sanogo à l’ombre…

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    La nouvelle a fait l’effet d’une bombe hier à Bamako : le général Sanogo, l’homme du putsch du 22 mars 2012, a été arrêté, inculpé et écroué… Le quotidien L’Indépendant  nous relate les faits : « hier matin, entre 10 h 30 et 11 heures, plusieurs dizaines de militaires dont des éléments de la garde nationale, de la gendarmerie et de l’unité des commandos parachutistes, sous la conduite du Général de brigade Didier Dacko, chef d’état-major adjoint de l’armée, ont bouclé la base, quartier où réside le Général Amadou Sanogo depuis son exfiltration du camp de Kati après la mutinerie du 30 septembre. Ils ont d’abord procédé à l’arrestation de sa garde prétorienne. Ils ont dû utiliser la méthode forte contre ceux qui tentaient de s’opposer à leur accès au domicile de l’ex-chef de la junte. Des officiers supérieurs se sont alors introduits au domicile de Sanogo pour procéder à son arrestation. Il a ensuite été jeté à l’arrière d’un 4×4 encadré par deux officiers. Des témoins ont affirmé qu’il n’a opposé aucune résistance et qu’au contraire, il était tout tremblotant. Le véhicule a ensuite pris la direction de l’école de gendarmerie de Faladié, suivi de plusieurs pickups. »

    Quelques heures plus tard, Sanogo était inculpé pour séquestration, meurtres et assassinats, et complicité de meurtres et assassinats, « dans le cadre, précise L’Indépendant, du dossier relatif aux tueries et disparitions de militaires, lors des affrontements violents du 30 avril au 1er mai 2012, et la mutinerie du 30 septembre 2013, à la suite de laquelle les corps sans vie de quatre militaires ont été découverts et beaucoup d’autres portés disparus. »

    D’après le site d’information Malijet , « d’autres arrestations ont eu lieu hier. Et d’autres devraient intervenir ce jeudi. Selon certaines sources, on chercherait particulièrement le capitaine Christophe Dembélé, celui-là même qui serait très impliqué dans les affaires d’assassinat du 30 septembre. »

    Commentaire de L’Aube , autre journal malien : « l’arrestation et l’inculpation de Sanogo tournent une page sombre de l’histoire du Mali. (…) En plus des disparitions de soldats, la junte de Kati s’est signalée par de nombreux abus et atteintes aux droits de l’homme lors du coup d’Etat et jours suivants. Arrestations arbitraires, pillages, exécutions sommaires, séquestrations, bref toutes sortes de crimes ont été commis à Bamako et à travers le pays. (…) L’ancien président Amadou Toumani Touré est en train de prendre une belle revanche sur l’histoire et sur ses tombeurs. »

    Un exemple de pédagogie ?

    Beaucoup de commentaires également dans la presse de la sous-région… Pour Le Pays au Burkina, « en interpellant Sanogo, le président IBK a voulu montrer que force doit rester à la loi et qu’il ne saurait y avoir deux 'généraux intraitables' dans une même République. Cela n’avait que trop duré et le Mali actuel a plus que jamais besoin d’institutions fortes plutôt que d’hommes forts. Il faut donc que Sanogo soit jugé et que la lumière soit faite sur la mort des bérets rouges lors de l’affaire du contre-coup d’Etat d’avril 2012. »

    En fait, renchérit le site Guinée Conakry Infos , « IBK semble avoir vu dans le cas Sanogo, un exemple de pédagogie. Pour lui, la meilleure manière de convaincre ses compatriotes que personne ne sera plus à l’abri de la justice, c’était d’amener le général Sanogo à répondre de ses actes. Il est vrai qu’une telle hypothèse était tout simplement inenvisageable, il y a seulement quelques mois. En le faisant, IBK frappe un grand coup politique. (…) Mais la symbolique de l’inculpation de Sanogo ne se limite et ne se limitera pas qu’au Mali, relève encore Guinée Conakry Infos. L’audace du président malien devrait inspirer plus d’un dirigeant africain. Si on ne veut pas continuer à subir les humiliantes et sélectives convocations de la Cour pénale internationale, il faudra avoir le courage et la rigueur d’IBK.»

    Enfin, pour L’Observateur Paalga  à Ouagadougou, « Amadou Sanogo était allé trop loin dans son mépris du droit. Les magistrats ne pouvaient plus alors demeurer inactifs sans donner raison à ceux qui accusait le pouvoir de complaisance envers 'l’intouchable'. Finalement, la robe du magistrat a triomphé du kaki du général. L'arme a cédé à la toge. La République est sauvée. A l’heure qu’il est, conclut le quotidien burkinabé, après avoir été bombardé général quatre étoiles, après avoir gravi les marches de la pyramide militaire à vitesse supersonique, c’est la chute. Une véritable descente aux enfers pour celui qui fut, le temps d’un bref Etat d’exception, un 'héros'. Aujourd’hui reclus dans un cachot, ses rêves d’une planque dorée dans une lointaine ambassade volent en éclats. Et on ne s’apitoiera pas sur son sort. »

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