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    La Commission européenne n’ose pas vider totalement les assiettes de viande clonée

    La Commission européenne propose aussi d'interdire l'importation en Europe de viande et de lait d'animaux clonés. AFP

    La Commission européenne propose d'interdire la viande d'animaux clonés, mais elle s'abstient de toute consigne sur la viande des descendants de clones, pour éviter une nouvelle guerre du boeuf avec les Etats-Unis.

     

    La proposition de la Commission sur la viande clonée risque de laisser le Parlement européen sur sa faim. Car deux ans après l'échec de la réglementation sur les « nouveaux aliments », la Commission remet le couvert, mais a minima. Bruxelles propose bien d'interdire le clonage à visée alimentaire en Europe, mais il n'est de toute façon pratiqué qu'au Danemar.

    La Commission européenne propose aussi d'interdire l'importation en Europe de viande et de lait d'animaux clonés. Mais les animaux clonés ne sont pas vendus pour leur viande ni pour leur lait, ce sont leurs semences ou leurs embryons qui sont commercialisés pour faire naître de nouveaux animaux d'élevage plus performants. L'Europe importe très peu de ces semences à ce jour, en revanche elle importe jusqu'à 500 000 tonnes rien qu'en viande de boeuf des Etats-Unis et d'Argentine. Le clonage est autorisé dans ces pays et les descendants d'animaux clonés n'y sont pas distingués des animaux élevés de façon conventionnelle. Imposer cette distinction aux Etats-Unis reviendrait à ne plus leur importer de viande du tout. Impensable pour la Commission alors que l'Europe négocie un accord de libre-échange transatlantique et qu'elle vient de résoudre un long conflit sur le boeuf aux hormones américain, qui lui coûté très cher en contrepartie. Aucun régulateur n'avait pu prouver que ce boeuf aux hormones était mauvais pour la santé, l'Europe avait donc été condamnée pour protectionnisme par l'Organisation mondiale du commerce.

    Pour la viande clonée, ce serait la même chose puisque même l'Autorité européenne de sécurité des aliments, l'AFSA, a conclu à son innocuité à ce jour. On peut compter sur le Parlement européen pour exiger de nouveau une traçabilité des descendants d'animaux clonés en provenance des Amériques. Le débat va repartir de plus belle, sans garantie d'un accord des Etats à l'arrivée. En attendant, le consommateur européen bénéficiera de l'obligation qui, elle, est acquise de mentionner au moins la provenance de toutes les viandes qui seront vendues en Europe à partir de 2015.


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