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    Bangui : la spirale de la violence

    «C'est le Noël de la peur » titrait mercredi Le Journal de Bangui. « Nous voici avec notre inquiétude devant tant de violence et notre lassitude après mille négociations sans succès », estime le quotidien centrafricain, dans un pays qui a pourtant besoin de paix. Mercredi, des « anti-balaka » s’en seraient pris à des ex-éléments de la Seleka, plusieurs soldats tchadiens seraient morts...

    Même les voeux du président de transition n'y auront rien fait. La veille, Michel Djotodia avait invité les citoyens centrafricains quelques soient leur confession à s'aimer « les uns les autres. On retrouve ça dans la Bible et le Coran », avait-il ajouté.

    Et, à propos des manifestations d'hostilité ou des tirs essuyés par les soldats français : « La confusion est en train de s’installer en Centrafrique, estime le quotidien burkinabe Le Pays». « Venue en sapeur-pompier pour essayer d’éteindre l’incendie allumé par Djotodia et sa Seleka en RCA, la France est aujourd’hui vouée aux gémonies par une partie de la population qui l’accuse de complicité et de parti pris pour les anti-balaka à forte coloration chrétienne. »

    « Cela ressemble à un mauvais procès contre Paris dont l’intervention a eu le mérite de stabiliser la situation », peut-on lire dans Le Pays.

    Michel Djotodia : la tentation de Venise

    Et pendant ce temps, le président Djotodia serait en pleine déprime, selon La Nouvelle Centrafrique. Dans le portrait au vitriol que le journal brosse du président de transition centrafricain - taxé, selon ses informations, «d'abruti» par Denis Sassou N'Guesso en personne, le président du Congo Brazzaville -, on découvre donc un homme « pas méchant, certes, ni mauvais, mais tout sauf un homme d'Etat », malgré ses « aptitudes diplomatiques ». Il est seul, Djotodia, « et très mal conseillé », selon La Nouvelle centrafique. Lâché de partout : par les rebelles de la Seleka qui l'accusent de trahison, par le Tchad qui lui a coupé les vivres. Lâché par les Centrafricains, surtout, qui lui reprochent son manque de charisme. Seuls les français semblent le soutenir encore, selon La Nouvelle Centrafrique, par prudence surtout. Paris aurait même refusé la démission du « chef du protectorat français », comme le journal le surnomme. « Il avance sans perspective, et puis, surtout, Michel n'a pas d'argent » pour agir, constate le quotidien.

    Dans un contexte aussi hostile et difficile, Michel Djotodia résiste de moins en moins à la tentation de Venise selon La Nouvelle Centrafique.

    Le site d'informations Burkina 24 revient sur le discours de Noël du pape qui s'est inquiété du sort des centrafricains. Un peuple « Souvent oublié et négligé ». Une « terre, déchirée par une spirale de violence et de misère » s'est exclamé le pape. Pour Burkina 24, les Centrafricains, comme la plupart des Africains, « sont le plus souvent manipulés et conduits à la dérive par des dirigeants qui confondent leurs désirs personnels aux besoins de leurs peuples ».

    Soudan du Sud, d'un conflit inter-ethnique à un autre

    Alors que l'offensive de l'armée sud-soudanaise se poursuit à l'est et au nord du pays, dans les riches Etats pétroliers contrôlés par les rebelles proches de Riek Machar, la ville de Malakal serait au coeur d'une grande bataille entre les deux parties, selon le Sudan Tribune.

    Mardi, les rebelles affirmaient s'être imposés dans la capitale de l’Etat du Nil supérieur, au cœur de l'activité pétrolière. L'information a aussitôt été démentie par les autorités de Juba qui, mercredi, prétendaient le contraire. Le Sudan Tribune a confirmé pour sa part la fuite de plusieurs représentants du gouvernement à Malakal, qui se seraient réfugiés auprès des troupes de l'ONU.

    Une situation confuse, donc, même si, selon le Sudan Tribune, les deux parties se disputent toujours Malakal, cette ville stratégique pour l'acheminement du pétrole entre les deux Soudan. « Nous rencontrons des difficultés, aurait admis un des chefs militaires de l'arméé régulière sur place, nous ne savons pas très bien ce qui se passe, nous serons bientôt fixés. »

    Kalachnikov est mort, mais pas en Afrique

    Et dans cet engrenage de la violence, où les fusils font parler la poudre au Soudan du Sud, il y a cet autre article du Sudan Tribune, intitulé « Noël triste et Nouvel an de désespoir au Soudan du Sud ». L'auteur rend un méprisant hommage à celui qui inventa le célèbre fusil d'assaut russe, décédé lundi, Mikhaïl Kalachnikov.

    « L'enfer a passé l'arme à gauche, lit-on. (...) Kalachnikov est décédé très vieux d'une mort naturelle le 23 décembre, mais en pleine époque de folie au Soudan du Sud. Son invention est la plus meurtrière des armes. Son célèbre AK 47 participe aujourd'hui aux atrocités sud-soudanaises. Quel homme ! »

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