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    Ralentissement de l'économie chinoise en 2014

    Un travailleur fait fonctionner une machine pour couper une canalisation dans une usine à Qingdao, province de Shandong, le 29 novembre 2013.

    En 2014, le ralentissement de l'économie chinoise devrait se confirmer. Cette baisse de régime conjuguée à la montée en puissance des autres dragons de l’Asie remet en question le rôle moteur prêté à la Chine dans l'économie mondiale.

     

    Après plus de trente ans de croissance à deux chiffres, du jamais vu dans l'histoire de l'humanité, la Chine se contentera l'année prochaine de 6,9% de croissance selon les plus pessimistes. C'est presque un point de moins qu'en 2013. La décélération, sensible depuis 2011, est maintenant bien installée et elle va durer. Ce pays glouton qui absorbe près de la moitié des matières premières de la planète est entré en phase de digestion. Et cela a des conséquences immédiates pour ses fournisseurs asiatiques, qu'ils soient en Australie, en Indonésie ou au Vietnam.

    Est-ce que les pays émergents asiatiques sont contaminés par ce ralentissement ?

    Ils sont touchés en tant que partenaires commerciaux, mais pas affectés car ils ont d'autres cordes à leur arc. La Corée du Sud par exemple, grâce à ses exportations portées par la reprise américaine, est en plein boum. La Malaisie, l'Indonésie, l'Inde devraient aussi connaître une croissance encore plus dynamique en 2014. Globalement, l'Asie émergente espère plus de 6% de croissance. C'est une performance bien supérieure à celle des économies avancées. Tandis que la Chine s'assoupit, les « dragons » sont en train de se réveiller. On assiste à un rééquilibrage de la puissance économique parmi les émergents asiatiques. Et puis il faut bien sûr relativiser la perte de vitesse chinoise. En valeur, +10% de croissance en 2005 cela signifie 200 milliards de dollars de valeurs créées par la Chine, +7,6% de croissance en 2013, c'est-à-dire trois points de croissance en moins c'est tout de même en valeur 620 milliards de dollars, soit trois fois plus de richesses créées. Méfions-nous des chiffres bruts.

    Cette baisse de régime est-elle subie ou voulue ?


    Contrairement à toutes les prévisions des « sinoptimistes » qui croyaient au décuplement de la croissance mondiale, avec d'un côté un occident en déclin, et de l'autre une Chine toujours plus dynamique, la Chine a été affectée par la crise. Ses dirigeants ont alors réalisé les fragilités de leur économie. Ils ont relancé à grands frais la machine. Et maintenant, ils cherchent à faire basculer leur appareil productif vers la satisfaction des besoins des consommateurs chinois, pour s'assurer une croissance durable moins dépendante des turbulences extérieures, quitte à le payer par un changement de rythme. Mais ce virage implique des transformations majeures qui n'ont pas encore eu lieu en ce qui concerne l'assainissement du système bancaire et le désendettement, la Chine vivant de plus en plus à crédit. Cette panne des réformes explique partiellement le ralentissement de la croissance et surtout elle alimente de plus en plus les doutes sur l'exception chinoise. L'« asiaphorie », comme les Américains ont baptisé cet engouement pour la réussite chinoise, a bel et bien vécu.

    En bref dans l'actualité économique :

    La pollution prive la Chine de 3 300 000 hectares de terres agricoles :

    C'est l'équivalent de la surface de la Belgique. Outre les villes, les campagnes sont de plus en plus polluées. Ça aussi ça fait partie des faiblesses chinoises. Les cas de contamination des nappes phréatiques font régulièrement scandales à cause des usines chimiques ou des mines exploitées au mépris du respect de l'environnement.

    La bourse japonaise termine l'année sur un nuage :

    Tokyo a gagné 57% en un an, grâce à la politique de relance monétaire du premier ministre Shinzo Abe. La bourse japonaise a maintenant retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008. Les salariés des entreprises cotées en revanche n'ont toujours pas vu leur quotidien s'améliorer.
     


     

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