GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Aujourd'hui
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une : vie publique, vie privée…

    AFP

    « Quelle affaire ! », s’exclame en Une Le Parisien. « Ce n’est pas (encore) une affaire d’Etat. Mais la révélation par le magazine Closer d’une liaison entre François Hollande et l’actrice Julie Gayet, (…) suivie de l’hospitalisation de la première dame ont forcément un impact au sommet de l’Etat. D’autant, relève encore Le Parisien, que l’affaire ne pouvait pas tomber plus mal : à la veille de la conférence de presse cruciale, demain à l’Elysée, où François Hollande entend relancer son quinquennat. »
    Début de semaine délicat donc pour François Hollande confronté à un double défi : la gestion de l’étalement de sa vie privée dans les médias et sa conférence de presse de demain mardi.

    « Faire comme si de rien n’était, soupire Libération. Comme si un magazine people n’avait pas révélé, vendredi matin, que le chef de l’Etat entretenait une relation présumée avec l’actrice Julie Gayet. Comme si Valérie Trierweiler n’avait pas été hospitalisée depuis pour quelques jours de repos. Comme si tout était clair sur l’identité du propriétaire de l’appartement qui aurait pu servir de garçonnière. Faire comme si jusqu’au bout… »
    Toutefois, relève Libération, « l’affaire sera évidemment évoquée par un ou plusieurs journalistes demain. Mais, à coup sûr, immédiatement refermée par le chef de l’Etat. Hollande a suffisamment critiqué le mélange des genres privé-public sous l’ère Sarkozy, pour risquer de se faire embarquer dans des explications forcément houleuses. »

    Pour autant, estime Le Figaro, « on peut le déplorer, mais on ne peut que le constater : simple affaire privée, la liaison de François Hollande a désormais une dimension publique que rien ni personne ne pourra effacer. Certes, la quasi-totalité des responsables politiques ont observé une retenue qui les honore et les Français jurent, par sondage, ne pas accorder à l’affaire plus qu’elle ne mérite. » Cependant, poursuit le journal, « la confirmation par l’Élysée de l’hospitalisation de Valérie Trierweiler a achevé de transformer une simple histoire de couple en affaire publique sur laquelle le chef de l’État ne fera pas l’économie d’une explication. »

    Clarification !

    « François Hollande joue gros cette semaine, renchérit Le Journal de la Haute-Marne. Dans sa conférence de presse de demain, il sera inévitablement interrogé sur sa liaison supposée avec Julie Gayet. L’hospitalisation de Valérie Trierweiler, rendue publique hier, expose un peu plus la vie privée du chef de l’Etat sur la place publique. »
    Et puis, « pour ajouter à l’aspect tragi-comique de l’incroyable scénario qui se déroule sous nos yeux, ne manquait que le retour de la première compagne, note Sud Ouest. Tout en appelant, non sans gourmandise à tourner la page, Ségolène Royal a de nouveau fait des offres de services pour revenir au gouvernement. Elle sait que sa pire ennemie à l’Elysée est aujourd’hui en perte d’influence. »

    Du coup, prévient La Nouvelle République du Centre-Ouest, « tant que les choses n’auront pas été dites et clarifiées, tant que la page de ce vaudeville n’aura pas été formellement tournée, pour reprendre l’injonction de Ségolène Royal, rien, aucun message ne sera sérieusement écouté. Ni à l’intérieur du pays ni au-delà de ses frontières. Pas plus sur le chômage que sur la Centrafrique ou le Mali. »

    Alors, finalement, relève La République des Pyrénées, « dans un monde où la confiance est devenue un des leviers de l’économie, dans un pays où toutes les attentes convergent de façon quasi névrotique vers le chef de l’État, dans une société où l’information est devenue un vaste fourre-tout où l’immédiateté formate les réactions avant même que la réflexion opère les tris nécessaires, désolé pour le président en place, mais il ne doit pas être normal. Il doit être exemplaire. »

    Social-démocrate ou social-libéral ?

    Revenons à la conférence de presse de demain : François Hollande doit préciser ses orientations sociales et économiques annoncées lors de ses vœux… « Impôts, économie : Hollande au pied du mur », titrent Les Echos. « François Hollande est très attendu sur les détails de son nouveau pacte de responsabilité proposé aux entreprises. (…) Il lui faut maintenant convaincre. Les entreprises veulent connaître l’ampleur des baisses de charges promises. Les syndicats s’interrogent sur les contreparties qui pourraient être négociés. »

    Pour Le Figaro, François Hollande doit « délivrer, lors de sa grande conférence de presse, ce qu’il semble promettre. C’est-à-dire un grand plan d’économies en bonne et due forme, assorti d’un manuel de chasse au gaspillage et aux abus dans notre catalogue de prestations sociales. Le tout, compte tenu de l’urgence, dans un délai précis et resserré. Car, pendant que la France fait du surplace, les autres avancent. »

    Libération pour sa part s’interroge : «  quel pourrait être le nom de la drôle de politique de François Hollande, certes encore un peu de gauche, mais qui utilise de plus en plus une lexicologie de droite ? Est-ce toujours du socialisme ? Une politique sociale-démocrate ? Ou déjà un social-libéralisme qui n’ose surtout pas dire son nom ? (…) Le hollandisme a ceci de commun avec le sarkozysme qu’il est aussi (et peut-être surtout) un opportunisme politique, relève Libération. Certes, à sa boussole, Hollande a toujours eu au moins trois cadrans qui n’ont jamais bougé pendant toute sa vie publique : l’Europe, l’économie de marché (et donc la compétitivité des entreprises comme condition du progrès) et le dialogue social. Mais, note encore le journal, à l’intérieur de ce triangle d’or, il aime évoluer au gré des situations et des contextes. »

    Enfin, pour L’Humanité, « cela fait 40 ans que ces recettes (libérales) sont répétées avec des résultats tout aussi piteux pour les peuples. (…) Un nouveau tandem prend la suite cahin-caha, Angela Merkel devant et François Hollande derrière. Il trace des perspectives inquiétantes comme cette initiative européenne qui vise à enfermer les politiques économiques du continent dans le carcan de l’austérité. L’urgence d’une riposte massive des syndicalistes, militants du Front de gauche, démocrates et progressistes devient, conclut le quotidien communiste, un impératif et une urgence. »

    Peuple souverain ?

    Enfin, dans les pages « Etranger », la situation en Centrafrique… Pour Le Figaro, « censé mettre fin à l’incapacité des autorités centrafricaines de transition en remplaçant un président Djotodia détesté et impuissant par une personnalité crédible et efficace, le sommet de N’Djamena n’a réglé que la première partie de l’équation. En acceptant que le CNT sauve la face, en l’autorisant à procéder à Bangui à la désignation d’un nouveau président, les chefs d’État d’Afrique centrale ont contribué à l’ouverture d’une nouvelle phase tragicomique. »
    D’autant que la violence est toujours présente, relève Libération : « dans le quartier musulman du PK5, les habitants n’osent plus sortir de peur d’être lynchés. (…) Ce week-end, 10 personnes sont mortes à Bangui dans différents accrochages, selon le dernier bilan de la Croix-Rouge. »

    Libération qui cite le chef d’une des milices chrétiennes d’autodéfense : « maintenant, nous voulons un président de la transition digne de ce nom, un pur Centrafricain qui nous permette de retrouver la quiétude jusqu’à des élections libres. Le peuple est souverain et il observe encore. En attendant, nous avons demandé à la population de rester calme. Visiblement, note Libération, ces instructions ne sont suivies par tous. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.