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    A la Une: premières séances houleuses à l’Assemblée nationale guinéenne

    « Depuis 2008, nous rappelle L’Observateur Paalga au Burkina, la République de Guinée-Conakry ne disposait plus d’une Assemblée nationale. En lieu et place, les pourparlers sur la crise sociopolitique née de la disparition du chef de l’Etat, laquelle a été suivie de l’arrivée aux affaires de Dadis Camara, avaient abouti à la mise en place d’un Conseil national de transition. Après six ans, donc, de “bons et loyaux services”, le CNT cède enfin la place à une assemblée nationale élue. La Guinée renoue ainsi avec le parlementarisme à travers l’installation, lundi, des députés élus en septembre 2013. »

    Et L’Observateur Paalga de souhaiter que « l’ensemble de la classe politique guinéenne taise enfin toutes ses querelles et s’attache à ce qu’il y a de plus important et de plus urgent : l’amélioration des conditions de vie des Guinéens, qui n’ont que trop souffert de l’incurie de leurs dirigeants politiques incapables de mettre en valeur toutes ces richesses minières dont regorge le pays. »
     
    Seulement voilà, à peine installée, l’Assemblée nationale guinéenne a été le théâtre hier d’une véritable foire d’empoigne…
     
    « On ne peut pas dire que la nouvelle législature commence dans la sérénité, soupire le site d’information Guinée Conakry Infos. En effet, précise-t-il, à l’occasion de la session ordinaire, hier mercredi, […] certains parlementaires ont failli en venir aux mains. La pomme de discorde, précise Guinée Conakry Infos : une poignée de 7 députés menés par le rusé Jean-Marie Doré. Bien qu’ayant décidé de n’appartenir à aucun des trois groupes parlementaires qui s’étaient préalablement constitués, ce groupe a estimé qu’il lui fallait disposer d’une des quatre vice-présidences en jeu. Cette prétention, il l’a manifestée après qu’il ait visiblement constaté que les deux groupes parlementaires de l’opposition voulaient s’approprier le dernier poste de vice-président cédé par la mouvance présidentielle. »
     
    Résultat, constate Guinée Conakry infos : « tensions et noms d’oiseaux. Menaces d’empoignades physiques. […] Dans la foulée, les représentants de l’opposition quittent même la salle. Quelques minutes après, la tension ayant baissé, le président de l’Assemblée réunit de nouveau tout le monde. Mais un consensus ne se dégageant toujours pas, il est bien obligé de renvoyer tout le monde à ce jeudi ! Espérons que d’ici là, soupire encore le site, les esprits se calmant et grâce à la diplomatie nocturne, les uns et les autres reviennent à de meilleurs sentiments. »
     
    Electrons libres !
     
    Dans la presse guinéenne, ce matin, on peut voir les photos de l’empoignade qui s’est produite sur les bancs de l’Assemblée. « Les honorables Jean Marie Doré et Diallo Ousmane Gaoual ont failli se donner des coups de poing ! », s’exclame le site d’information Tam Tam Guinée. « Après leur débâcle lors la rentrée parlementaire, lundi, qui a vu l’élection du candidat de la mouvance présidentielle au perchoir, il ne manquait plus que ça ! », déplore le site. Un mot, une expression a mis le feu aux poudres, constate Tam Tam Guinée : « électrons libres ». C’est ainsi en effet que les leaders de l’opposition ont qualifié les centristes, emmenés par Jean-Marie Doré. Jean-Marie Doré qui a aussitôt répliqué : « Les centristes sont des électrons libres qui pourraient exploser. »
     
    Ainsi fut dit, ainsi fut fait, donc, avec l’empoignade qui s’en est suivie… « C’est dans ce tohu-bohu mélangé d’invectives, constate Tam Tam Guinée, que l’opposition républicaine a décidé de se retirer de la session parlementaire. »
     
    Les débats devraient donc reprendre ce jeudi. Il reste à espérer que cet incident sera vite oublié, car, comme le rappelle Le Pays au Burkina, les 113 députés guinéens « ont une grande responsabilité vis-à-vis du peuple guinéen », notamment les 64 députés de la mouvance présidentielle. « Ils doivent se comporter, estime le quotidien burkinabè, comme des acteurs politiques majeurs et responsables pour ne pas faire du nouveau parlement une simple chambre d’enregistrement. » Et, « on peut espérer, poursuit Le Pays, que les débats seront équilibrés dans l’hémicycle guinéen, où l’opposition est représentée par 48 députés. Cette présence importante de l’opposition, qui est rarissime sous nos tropiques, nous fonde à croire en la démocratie guinéenne, mais à condition, relève le quotidien burkinabè, que les députés de l’opposition, sans être complaisants, se démarquent de toute logique d’obstruction systématique qui pourrait créer des blocages inutiles pour le fonctionnement du parlement. C’est pourquoi l’on ne peut s’empêcher de se poser la question suivante, conclut Le Pays : cessera-t-il enfin de pleuvoir sur Conakry ? »

     

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