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    Rumeurs et vérification des faits

    Valerie Trierweiler

    Nous revenons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, sur la naissance et le fonctionnement des rumeurs. L’une d’elle a concerné Valérie Trieweiler cette semaine.

     

    Elle court, elle court la rumeur et l’on ne peut pas dire que Closer, le magazine people qui a révélé la liaison de François Hollande avec une actrice, ne contribue pas à la propager. Sur la couverture du numéro sorti jeudi en kiosque où l’on voit Valérie Trierweiler en Une, cet intitulé vendeur : « La vérité sur la scène de ménage qui a coûté trois millions d’euros à l’Etat ». En réalité, le lecteur avide de sensationnel qui ouvre le journal est vite déçu : « Non, peut-on lire, la première dame n’a pas détérioré, comme un mail envoyé aux rédactions le prétendait, des consoles, des pendules du XIXème, des vases précieux de Sèvres. Elle n’a pas détruit pour 3 millions de mobilier national. »
     
    Cette affaire est révélatrice du fonctionnement de la rumeur à l’heure des réseaux sociaux. Au départ, un simple mail d’un anonyme qui a entendu d’un proche d’un proche d’un général ami d’un fonctionnaire du mobilier national... Puis, que ce soit sur Facebook ou Twitter, cette fausse information n’a cessé de parcourir le web en étant crédité ici par un blog d’un militant anti-Hollande , là par un journaliste du site Economie Matin qui l’a fait circuler, non sans oublier de dire qu’il s’agissait d’une rumeur, gagnant au passage de nombreux fans ou suiveurs.
     
    Elle court, elle court la rumeur et c’est souvent une mauvaise lecture de la toile qui en est à l’origine. Parfois, même la grande presse se laisse berner, comme le quotidien italien Il Corriere della Sera qui a repris l’an dernier une pseudo info d’un site parodique selon laquelle 89 % des Français pensent que Clitoris est un modèle de Toyota. Le Washington Post a, lui, publié à tort que Sarah Palin, la candidate républicaine malheureuse à la vice-présidence américaine était embauchée par la chaîne Al Jazeera.
     
    Là où c’est plus grave, c’est quand la rumeur est à l’origine de peurs ou de mouvements de foule. Le 10 janvier dernier, en République démocratique du Congo, à Goma, une foule s’est rassemblée, des cris de joie se sont fait entendre lorsque s’est propagée la fausse nouvelle de la mort du président rwandais Paul Kagamé. La source de cette rumeur ? Des tweets, là encore, qui se fondait sur le site Necropedia qui anticipe sur le décès des personnalités.
     
    En Angola, en novembre, la rumeur a aussi annoncé l’interdiction de la religion musulmane après l’erreur d’un journaliste citant la ministre de la Culture qui parlait d’interdire les sectes dans son pays. Cette semaine, l’AFP s’est associée au site Africacheck.org pour récompenser la vérification des faits et des déclarations publiques en Afrique.
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