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    Les patrons français à la conquête de l’Iran

    Une Peugeot 504 ayant appartenu à Mahmoud Ahmadinejad, ancien président d'Iran.

    Une centaine de chefs d'entreprise français sont arrivés ce matin à Téhéran pour une mission exploratoire de plusieurs jours. C'est la plus importante délégation économique jamais reçue en Iran depuis l'élection du président Rohani. Avec l'assouplissement des sanctions adopté en novembre dernier, les affaires reprennent.

    Et il n'y a pas de temps à perdre pour les Français, certains concurrents n'ont pas attendu l'assouplissement des sanctions pour se rendre sur place. Italiens et Allemands ont déjà un bureau commercial dans la capitale iranienne. Le bureau français va rouvrir à l'occasion de cette visite de reconquête organisée par le Medef.

    Car l'Iran est un pays plein de promesses que certains groupes ont repéré de longue date. Promesse du sous-sol, avec les deuxièmes réserves au monde de gaz et de pétrole, Total n'a pas d'actifs en Iran, mais a su soigner ses relations avec les mollahs. Et promesse de la demande avec un marché de 80 millions de consommateurs.

    Les constructeurs automobiles français sont-ils toujours en position dominante dans la république iranienne ?

    Renault et PSA Peugeot ont un partenariat avec Khodro, une société publique iranienne. Une voiture sur trois fabriquée en Iran sortait à un moment des chaînes des marques françaises. Une activité qui s'est effondrée en partie à cause des sanctions, PSA s'est par exemple retiré subitement en 2012 a priori sous la pression de son allié américain de l'époque, General Motors. Mais aussi parce que la crise économique a fait chuter le marché de 40%.

    Les Coréens eux sont restés sur place, et les Chinois commencent à s'y intéresser. Les Français espèrent bien reprendre pied sur ce marché, la délégation est d'ailleurs conduite par Patrick Blain le président de la fédération des constructeurs français. D'autres secteurs de l'économie iranienne intéressent vivement les Français. Le distributeur Carrefour, pas touché par les sanctions va accroître sa présence. Suez présent de longue date dans la gestion de l'eau fait partie de la délégation tout comme Lafarge, le poids lourd du ciment, jusqu'à maintenant absent de la République islamique.

    Comment faire des affaires dans un pays encore soumis à des sanctions ?

    C'est un exercice périlleux, puisque l'environnement juridique est encore incertain. L'accord intérimaire de novembre ouvrant la voie à un règlement de la question nucléaire autorise une levée partielle des sanctions. La banque centrale iranienne est par exemple toujours sur la liste noire, c'est pourtant un intermédiaire incontournable pour financer un projet sur place. Du coup les banques hésitent à soutenir les investissements. Les patrons français ont été largement briefés là-dessus avant leur départ, au Quai d'Orsay, à Bercy, mais aussi selon Le Figaro à l'ambassade des Etats-Unis.

    Cette bienveillance de l'allié américain n'est pas dénuée d'intérêt. Les Américains ont ainsi une interprétation très personnelle de l'assouplissement. Juste un exemple : ils considèrent que la compagnie nationale Iran Air peut être approvisionnée en pièces détachées, compagnie dont la flotte est à100% Boeing, en revanche, la Mahan Air qui a des Airbus serait exclue des mesures d'assouplissement !

    En bref dans l'actualité économique :

    À Londres, le marché immobilier flambe

    Un logement dans la capitale britannique coûte en moyenne 11 fois le revenu annuel disponible d'un londonien, du jamais vu depuis la crise de 2008. la Faute aux investisseurs étrangers estime un think tank libéral qui propose d'interdire la vente des biens à des non-Européens. C'est ce qu'a fait l'Australie pour réguler son marché.

    Le marché français du disque revient dans le vert cette année après onze ans de baisse consécutive

    Le marché du disque a progressé de 2,3% en 2013. Les artistes Daft Punk et Stromae ou encore le rappeur Maitre Gims ont largement contribué à cette renaissance inespérée du CD.

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