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    La Banque mondiale relance la cartographie minière de l'Afrique

    Vue aérienne d'une mine d'or en Afrique du Sud. Getty Images

    La Banque mondiale va consacrer un milliard de dollars sur cinq ans pour dessiner les cartes minières de l'Afrique.

     

    Les cartes géologiques du continent africain sont quasiment vierges. La Banque mondiale veut aider l'Afrique à les compléter et elle y met les moyens : 200 millions de dollars par an pendant cinq ans, pour une surface il est vrai équivalente à l'Europe, les Etats-Unis, la Chine et l'Inde réunis !

    Le but est d'encourager les investisseurs à creuser en Afrique là où cela vaut la peine. Pour les Etats, connaître à l'avance l'ampleur des gisements leur permettra de choisir ou non de les développer. Avec en main des arguments supplémentaires à l'heure de négocier avec les groupes miniers. Car jusqu'à présent les Etats d'Afrique se reposaient totalement sur ces compagnies privées pour explorer leur sous-sol. A part l'Afrique du Sud, aucun pays africain n'a développé de recherche géologique publique.

    Les dernières grandes cartes minières datent de la colonisation, à l'époque où « l'on cartographiait à pied et au marteau ! », rappelle Christian Hocquard du Bureau français de recherches géologiques et minières (BRGM). C'est à cette époque que l'on a découvert les gros gisements, « les monstres », près de la surface. Il s'agit maintenant de connaître ce qui se cache sous le manteau épais de sable et de latérites. Et c'est possible aujourd'hui grâce aux profils aériens : en survolant les territoires, plus ou moins près du sol selon que l'on a plus ou moins d'argent, on peut par magnétisme détecter les masses ferreuses et les autres masses métalliques ; ou les kimberlites, qui contiennent potentiellement des diamants. On sait aujourd'hui distinguer la radioactivité de l'uranium de celles du thorium ou du potassium, ce qui n'était pas le cas lorsqu'on a découvert les gisements du Niger. Les enregistrements aériens, digitaux, sont ensuite interprétés dans les labos des géophysiciens.

    La Banque mondiale devrait lancer cet été les premiers appels d'offres pour, dans un premier temps, aider les Etats d'Afrique orientale et australe à évaluer les trésors du sous-sol. Tous les bureaux de recherches géologiques d'Europe et d'Amérique sont dans les starting-blocks.


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