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    A la Une : le courant passe mal en Guinée

      De violentes émeutes contre les coupures de courant dans la banlieue de Conakry il y a 48 heures. Dans le même temps, la ville s’apprête à accueillir le roi du Maroc Mohammed VI… Cela fait désordre. Hier, le gouverneur de Conakry n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : il a menacé d’éventuels fauteurs de « troubles » pendant la prochaine visite du roi du Maroc « d’avoir à dire au revoir » à leurs proches « pour de bon ». Les médias guinéens reviennent sur les faits : « très tôt, mardi, relate le site Guinée News, les habitants de plusieurs quartiers de la haute banlieue de Conakry ont manifesté contre l’obscurité, étant privés d’électricité depuis le 17 décembre, suite à une panne du transformateur, dit-on. Plusieurs axes routiers ont été bloqués par les manifestations ».

      Par ailleurs, poursuit Guinée News, « récemment, certains habitants de ces quartiers ont accusé le Premier ministre d’avoir distribué de l’argent à certains leaders des jeunes mécontents et d’avoir promis le retour du courant électrique avant lundi dernier. C’est donc frustrées de ces manœuvres et des fausses promesses que les populations ont décidé de se faire entendre. Informées, les autorités se sont contentées d’une déclaration très ambigüe du gouverneur de la ville de Conakry qui a essayé de donner des connotations politiques à ces revendications sociales. Et, soupire Guinée News, ce qui devait arriver arriva… »

      De violents affrontements, donc, entre jeunes manifestants et forces de l’ordre. « Une rude confrontation s’est engagée, raconte Guinée Conakry Infos, autre site guinéen, avec les jeunes décidés vraiment à en découdre avec n’importe qui, gendarmes, politiques, administratifs ou policiers ! Caillassage de véhicules, incendie de vieux pneus, dépôts de gros troncs sur la chaussée, etc. » Bilan : un mort dans un chaque camp. « Le gouverneur de la ville de Conakry, le commandant Camara, (encore lui !) n’a pas manqué de soupçonner 'une manipulation politique' derrière l’attitude des jeunes qui, selon lui, 'veulent saboter les actions du pouvoir'. Un raccourci trop facile, estime Guinée Conakry Infos, quand on sait par ailleurs, que cet axe n’est pas réputé favorable à l’opposition ».

      La Guinée n’a pas le monopole des délestages…

      Toujours est-il que le problème n’est toujours pas réglé : les populations concernées par cette coupure n’ont plus d’électricité depuis maintenant plus de deux mois. Et pour le quotidien burkinabè, Le Pays , « cette nouvelle crise sociale relance la question de la gouvernance politique dans nombre de pays africains. En effet, nul n’a besoin de détenir une agrégation en économie pour comprendre l’importance, sinon le rôle indispensable que tient le secteur de l’énergie dans le développement économique d’un pays. Les dirigeants de la Guinée le savent bien puisque la question de l’énergie et de l’eau potable était en bonne place dans leurs thèmes de campagne aux dernières élections législatives. Pourquoi alors, s’interroge le quotidien burkinabé, le problème de fourniture d’électricité et d’eau potable ne figure-t-il donc pas dans les priorités du gouvernement ? (…) Comment les dirigeants guinéens espèrent-ils développer la Guinée, en négligeant le facteur énergétique ? Avec ces violences qui ne manqueront pas d’affecter sérieusement la crédibilité de son régime, Alpha Condé comprendra une fois pour toutes, conclut Le Pays, que pour ses compatriotes, l’énergie est une question de vie… ou de mort  ».

      « En réalité, renchérit L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, ce qui se passe en Guinée est symptomatique d’une situation énergétique qui, dans bien des pays africains, reste problématique. Dans certaines grandes capitales, c’est le ronron des groupes électrogènes qui rythme désormais les nuits, tandis qu’ailleurs, comme au Burkina, la promesse d’une période de pointe sans délestages est repoussée d’année en année et jusqu’aux calendes grecques. Au point que le ministre de l’Energie, qui n’est autre que l’ex- DG de la Nationale d’électricité, n’ose plus faire la moindre déclaration à ce sujet sans faire la mention 'inch Allah' (s’il plaît à Dieu). Bien sûr, poursuit L’Observateur Paalga, on peut toujours s’en remettre à la providence et croiser les doigts. Mais ne dit-on pas aussi que gouverner c’est prévoir… en politique comme en matière d’énergie ? Preuve que chez nous aussi le fameux 'jus' est distribué à dose homéopathique : dans l’intervalle de temps mis pour rédiger cet éditorial, relève le journaliste burkinabè, on ne sait pas combien de coupures d’électricité on a dû subir avant le point final ».

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