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    A la Une : J – 1 pour les municipales

    AFP

    C’est demain tout à la fois le premier tour des élections municipales en France et le premier scrutin national depuis la présidentielle de 2012.

    En cette veillée d’armes pour les états-majors politiques, plus de sondages, plus de confidences sur les favoris et les candidats en péril. Et, faute de mieux, des Unes de quotidiens fleurant bon le marronnier des municipales, ce genre de sujets revenant régulièrement dans la presse quand elle ne peut faire autrement.

    Et ce matin, c’est à se demander si les journaux La Croix et Le Parisien ne se sont pas donné le mot. Le quotidien catholique propose en effet à ses lecteurs de leur raconter « la journée d’un maire », tandis que Le Parisien invite les siens à découvrir « la vraie vie d’un maire », ou, si vous l’aimez mieux, le quotidien des trente-six mille communes de France rythmé aux mille gestes de leur édile, serrer des mains, offrir des fleurs aux centenaires, présider des réunions, recruter du personnel de mairie. Bucolique pour la plupart, convivial. Mais ruineux.
     
    Décentralisation : les maires au rapport
     
    Justement. Un rapport sur cette coûteuse organisation territoriale de la France fait planer une menace sur sa décentralisation. Rapport qui, en cette veille d’élection, ne pouvait mieux – ou plus mal – tomber, c’est selon.. C’est le journal Le Parisien qui le révèle et qui qualifie ce document de « petite bombe politique ». Le mot est probablement fort, mais tout de même. Jugez plutôt…

    Rédigé par deux anciens ministres du budget, Martin Malvy et Alain Lambert, le premier de gauche, le second de droite, ce rapport d’étape a été remis en toute discrétion au président de la République le 3 mars dernier. Divulgué par Le Parisien et destiné à trouver ne serait-ce qu’une partie des cinquante milliards d’euros économies dont la France a cruellement besoin, le document préconise pêle-mêle, le « gel en valeur » des dépenses des collectivités locales jusqu’en 2017 soit, du fait de l’inflation, une baisse de leurs interventions – « du jamais-vu ! », souligne le journal ; le personnel, les investissements et certaines aides sociales passés « au rabot » ; et, en cas de dérapage, la mise des collectivités incapables de respecter ces mesures de rigueur sous tutelle de l’Etat !

    « Les pères de la décentralisations devraient se retourner dans leur tombe », lance Le Parisien. Qui s’interroge : avec ce rapport, François Hollande prendra-t-il le risque de « dégoupiller une grenade dont il pourrait être la première victime ? Alors, question pour question, poser la première, n’est-ce pas répondre à la seconde ? »

    Municipales : quand Sarko s’invite
     
    En France, la politique politicienne n’est jamais loin des scrutins. Et cette fois-ci, c’est la tribune de Nicolas Sarkozy qui s’invite à ces municipales. Fidèle au principe du service après-vente comme à celui selon lequel on n’est jamais si bien servi que par soi-même, Le Figaro, qui a publié hier la tribune de l’ancien président, souligne ce matin que « Sarkozy électrise le premier tour ». Et, peu ou prou, Libération dresse, avec ses mots, le même constat en estimant en une que la campagne des municipales est « polluée », Libé se demandant si, tout à la fois, la « multiplication des affaires » et la tribune « musclée » de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro ne vont pas détourner les électeurs des « enjeux locaux » du scrutin.

    Et dans ce débat à deux voix, les arguments de l’un et de l’autre sont, admettons-le, pour le moins convenus. Ainsi Le Figaro estime-t-il que la tribune de Nicolas Sarkozy « prouve (…) que nul mieux que l’ex-chef de l’État n’est aujourd’hui capable de sortir le débat politique de sa torpeur ». Tandis que Libération dénonce au contraire la méthode Sarkozy qui consiste à « hystériser le débat public en tapant fort » de façon à se placer « au centre du jeu, et c’est là pour lui l’essentiel ».

    Espionnage : Babar chez les éléphants
     
    Cette histoire à présent. Repérées par les canadiennes, les grandes oreilles françaises sont de nouveau épinglées, en insolite compagnie du célèbre petit éléphant. Babar !!! Ca pourrait faire sourire, mais c’est très sérieux. C’est une histoire d’espionnage, du vrai, pas du James Bond tout droit sorti de l’imagination de feu l’écrivain britannique Ian Fleming. Non. Celle-ci a pour cadre le Canada, mais aussi d’autres pays comme l’Algérie ou la Côte d’Ivoire, et c’est encore le journal Le Monde qui la révèle.

    Ici-même, hier nous évoquions les révélations du journal Le Monde concernant une note des services secrets techniques britanniques mettant au jour les activités d’espionnages de la DGSE via l’opérateur français de télécommunications Orange.

    C’est en effet au tour des services secrets canadiens de suspecter en leurs homologues français d’être derrière une « vaste opération » de piratage informatique qui se poursuivrait depuis cinq ans au moyen d’un « implant espion ». Et c’est une fois encore le lanceur d’alerte américain Edward Snowden qui a divulgué cette information contenue dans une note de l’agence étasunienne NSA datée de 2011 et que s’est procuré, toujours lui, le quotidien Le Monde.

    Etant précisé qu’un implant espion est une sorte de mouchard informatique secrètement dissimulé dans un système de télécommunications pour intercepter des données, voire les modifier à des fins de sabotage, Le Monde révèle que les services secrets canadiens qui l’ont repéré l’ont d’abord baptisé « Snowglobe », c’est-à-dire « boule à neige », en anglais dans le texte, puis « Snowman », c’est-à-dire « bonhomme de neige », après qu’il ait muté, tel un vulgaire virus, avant de découvrir le nom donné à ce programme espion par son développeur : « Babar » ça ne s’invente pas,,du nom du célèbre éléphant vert cher aux enfants.

    « Ces éléments, ajoutés à la nature et l’origine des cibles du logiciel mouchard, conduisent au final les services canadiens à pointer du doigt un suspect : la France », poursuit Le Monde. Qui note que cette attaque des services secrets français ciblait des institutions iraniennes liées au programme nucléaire de ce pays, mais pas seulement. Les services secrets canadiens relèvent la présence de cet implant au Canada, en Espagne, en Grèce, en Norvège ainsi qu’en Côte d’Ivoire et en Algérie.

    Concernant la présence de l’implant espion en Côte d’Ivoire, Le Monde évoque son « intérêt politique régional », mais aussi la « bataille présidentielle » en 2010 entre le « président ivoirien sortant » Laurent Gbagbo et « l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara ». Babar jouant les James Bond au « pays des éléphants ». Un implant espion « au service secret de Sa Majesté la France », comme aurait pu dire Ian Fleming. Il faut croire que le jeu en vaut la chandelle.

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    À la Une: encore un pesticide sur le banc des accusés

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