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    L'Afghanistan dopée par l'assistance… et l'opium!

    Un membre des forces de sécurité afghanes dans un champs de pavot en Afghanistan. unmultimedia.org

    A la veille d’une élection charnière, gros plan sur l’économie de l’Afghanistan. Ce pays de 30 millions d'habitants est encore l'un des plus pauvres au monde.

    Son voisin le Pakistan a décollé et représente maintenant un partenaire économique important de la région tandis que l'Afghanistan demeure un poids plume. Son développement a été évidemment empêché par la guerre entamée il y a trente ans mais la présence des troupes étrangères arrivée en 2001 pour chasser les talibans a tout de même donné un coup d'accélérateur à la croissance.
    Depuis l'arrivée de la force internationale en 2002, le produit intérieur brut par habitant a triplé. Il est passé de 194 dollars en 2002 à 671 en 2012. Avec les 700 milliards déversés via la Banque mondiale et surtout par les Etats-Unis, les routes, les écoles, les hôpitaux sont sortis de terre.
    Une nouvelle monnaie a été mise en place en 2002, l'afghani. La monnaie métallique a été réintroduite trois ans plus tard, notamment avec l'appui de la France. Le secteur bancaire se porte bien, le secteur des télécoms est florissant, avec la société Koshan qui serait le premier employeur privé du pays.
    Ça c'est le verre à moitié plein de la croissance afghane, le verre à moitié vide, c'est bien sûr cet Etat encore beaucoup trop faible, totalement dépendant de l'aide extérieure.

    Cette assistance de l'extérieur survivra-t-elle au départ des forces armées ?

    Elle va évidemment se réduire. En février, le Congrès américain a divisé par deux l'enveloppe de l'aide au développement destinée à l'Afghanistan. Elle passe de deux à un milliard de dollars.
    Outre l'assistance, il faut voir aussi l'impact de la présence des troupes américaines sur place. Washington a dépensé plus de six milliards de dollars en 2013 pour le seul contingent sur place. Evidemment, une grande partie de cette manne est captée par des sociétés américaines, mais elle profite aussi à l'économie locale.
    Avec le départ d'une grande partie des soldats américains dès cette année, l'économie afghane va souffrir. La peur de l'avenir a déjà ralenti le rythme des affaires. Le taux de croissance supérieur à 10% en 2012 a déjà chuté à 3-4% en 2013. La Banque mondiale a déjà intégré cet amoindrissement de la présence étrangère dans ses prévisions et table sur une croissance ralentie jusqu'en 2018. Moins de manne financière, c'est évidemment moins de corruption mais c'est aussi moins de développement.

    Quelles sont les ressources dont dispose l'Afghanistan ?

    Son sous-sol regorge de métaux, de fer, de cuivre de cobalt ou encore de lithium, il y a même du pétrole. Mais les investissements pour exploiter ces richesses sont à très longues échéances et fortement dépendants du niveau de sécurité. Pendant ce temps, la matière première qui fait tourner le pays, c'est l'opium. Il contribuerait au tiers du produit intérieur brut. C'est à la fois une source de financement pour les talibans, pour les trafics en tout genre, donc un facteur d'instabilité, mais c'est aussi, il ne faut pas l'oublier, le premier revenu d'une grande partie de la population. Dans un pays où une personne sur trois n'a pas d'emploi, un pays où la population est encore majoritairement agricole, la culture du pavot est essentielle pour la survie des familles.

    En bref dans l'économie

    Les banques chinoises vont être soumises à des tests de résistance

    Cette initiative de la Commission de régulation bancaire et le fait qu'elle soit médiatisée témoignent bien du souci de transparence des autorités chinoises. Les créances douteuses auraient bondi dans le bilan des banques. Reste à savoir comment les tests seront menés. On se souvient des tests menés en Europe qui avaient été globalement positifs, quelques mois avant l'effondrement des banques irlandaises et britanniques.


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