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    A la Une : Ebola gagne encore du terrain

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    De jours en jours, le nombre de victimes du terrible virus augmente… Plus de 100 personnes ont succombé, la plupart en Guinée, foyer de l’épidémie. Conséquence, relève le site Afrik.com, « la psychose envahit de nouveau la population guinéenne ». L’augmentation du nombre de victimes et l’annonce de nouveaux cas ravivent « la peur chez les Guinéens qui ne comprennent plus comment évolue cette épidémie que les autorités affirmaient pourtant avoir circonscrite. » Afrik.com qui cite ce commerçant à Madina, rencontré lors d’une réunion d’information sur la maladie à Conakry : « je suis stupéfait de l’ampleur de cette maladie, déclare-t-il. On nous fait croire que l’on est en train de maîtriser cette épidémie, alors que les morts ne font que s’accentuer. Il faut qu’on nous dise la vérité. »

    Alors, justement, des campagnes d’information sur le virus ont été lancées par l’intermédiaire des journaux et des sites d’informations notamment. Ainsi Guinée Conakry Infos répercute les conseils suivants : « Comment éviter la contamination de la fièvre hémorragique à virus Ebola ? Evitons tout contact avec le malade et le corps d’un décédé d’Ebola, ainsi que les animaux trouvés morts en forêt. Evitons tout contact sans protection avec le sang, les urines et les selles, les vomissures et salives, le sperme, la sueur, les organes ou des liquides biologiques, le linge ou de la literie sale des sujets infectés. Lors des funérailles : ne pas laver, habiller, maquiller, toucher, caresser le corps du défunt. Ne pas exposer le cadavre sur un lit ou une couchette. Ne pas s’asseoir autour de la dépouille et se pencher sur le cercueil. Ne pas manipuler et garder les objets usuels du défunt. Ne pas garder le corps, enterrer immédiatement le cadavre en étant protégé. »

    Dans les autres pays de la sous-région, les journaux donnent également des conseils, par l’intermédiaire de médecins ou d’organismes de santé. Exemple, au Mali, le journal L’Indépendant rapporte les avertissements suivants : « le virus se transmet par contact entre hommes ou via les animaux. Il n’existe aucun traitement ni vaccin. Il faut renforcer et appliquer strictement les règles d’hygiène de base, nettoyer et désinfecter systématiquement tout espace qui abrite les animaux, ne pas consommer un animal mort trouvé dans la brousse, faire attention à toute exposition au sang et tout liquide biologique susceptible d’être contaminé. En cas de suspicion, conduire le malade immédiatement à l’hôpital. »

    Attention aux rumeurs !

    Ces efforts d’information et de sensibilisation doivent être poursuivis pour enrayer l’épidémie, bien sûr, mais aussi pour calmer les populations. Témoin, les échauffourées de vendredi dernier à Macenta, en Guinée Forestière, où des personnes se sont attaquées aux locaux du centre d’isolement de MSF, détruisant des installations sanitaires. Un témoin, cité par le site d’information Aminata raconte : « chaque fois qu’un malade est envoyé à cet endroit, il meurt directement. Cela a été constaté par l’ensemble de la population et c’est pour cette raison que la jeunesse du quartier Patrice de Macenta s’est levée pour aller chasser les médecins dans cet endroit. Cela, après la mort de 10 personnes depuis leurs installations, parce que trop c’est trop, disent-ils ». Voilà pour ce témoignage, fondé un raisonnement erroné, faut-il le préciser… Ce ne sont pas les médecins qui tuent mais bien le virus Ebola. Ils ne font que placer les malades à l’isolement pour éviter la contamination.

    Finalement, le calme est revenu et l’équipe de MSF a pu reprendre son travail. En tout cas, l’épidémie est loin d’être encore circonscrite… Les propos hier du docteur Fukuda, le directeur général adjoint de l’OMS, sont rapportés par de nombreux médias ce matin, notamment par le site Koaci.com : « l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui se propage en Afrique de l’Ouest est l’une des plus graves jamais enregistrées, affirme-t-il. Il faudra au moins 4 mois pour arriver à la contenir. Cette partie de l’Afrique de l’Ouest n’a jamais connu d’Ebola auparavant, ce qui crée des difficultés dans les mesures de contrôle. Il est essentiel de communiquer, conclut le docteur Fukuda, pour éviter que des rumeurs alimentent la peur. »

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