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    La Chine continue de croire au cuivre

    Cathodes de cuivre. Getty images

    La compagnie publique chinoise Minmetals rachète à Glencore Xstrata une mine géante de cuivre au Pérou. C'est le deuxième plus gros investissement chinois dans les métaux à ce jour.

     

    Pour la Chine, le cuivre, c'est le Pérou ! Une des grandes compagnies publiques chinoises de métaux, Minmetals, a donné son accord au rachat de la mine péruvienne de Las Bambas, parmi les trois plus gros gisements de cuivre au monde. Ce bijou péruvien avait été offert en dot par le groupe minier Xstrata au négociant Glencore lors de leur fusion, en 2013, mais le régulateur chinois exigeait que Glencore Xstrata le cède à la Chine. Pékin craignait une position dominante de Glencore Xstrata sur le marché mondial du cuivre, dont la Chine dépend à 80%, absorbant la moitié du cuivre échangé sur la planète.

    Glencore a bien négocié la cession : 5 milliards 850 millions de dollars, c'est le haut de la fourchette qu'anticipaient les analystes. Si l'achat de Las Bambas par Minmetals se confirme au troisième trimestre, ce sera la deuxième plus grosse acquisition dans les métaux pour la Chine, après les 12 milliards investis dans l'Australien Rio Tinto en 2008. 2,5 milliards de dollars supplémentaires, seront nécessaires pour que cette mine sorte de terre, seule la moitié des travaux a été réalisée.

     
    La Chine est donc prête à payer très cher ce cuivre qui n'enthousiasme pourtant plus les investisseurs et dont les cours ont chuté de 9,5% depuis le début de l'année. Confiance de Pékin dans l'économie chinoise et notamment la construction, très consommatrice de cuivre ? Jeu de go chinois pour contrôler davantage le commerce du métal rouge ? La Chine met effectivement la main sur 400 000 tonnes de cuivre annuel à partir de 2015, l'équivalent de 12% de ses importations, pendant au moins 20 ans.

    De son côté, Glencore Xstrata se consolera aisément d'avoir perdu cette pépite de cuivre grâce au juteux fruit de la vente : le patron de Glencore n'a jamais caché qu'il n'aimait pas créer des mines ex-nihilo, mais qu'il préférait développer des gisements existants, il devrait employer une partie des 5 milliards 850 millions de dollars à l'extension de ses mines zambiennes et congolaises de cuivre.


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