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    A la Une: ex-otages français en Syrie, enfin libres!

    AFP

    La plupart des journaux font leur Une sur la libération de nos confrères journalistes, en France.

    « Libres ! », s’exclame en Une La Provence, qui a choisi de publier l’une des premières photos des ex-otages lors de leur libération, où on les retrouve avec la barbe, Didier François, le journaliste d’Europe 1, au milieu des ex-otages, souriant et rassurant dans cette allure presque de patriarche. Le Républicain Lorrain se réjouit en Une lui aussi. « Ils sont souriants, barbus et en forme », s’exclame le journal qui rappelle au passage que parmi les 4 otages, le plus jeune d’entre eux, Edouard Elias, 23 ans, est d’origine nancéienne.

    La barbe blanche de Didier François, que l’on retrouve encore dans La Dépêche du Midi. Ces barbes qui je vous le rappelle, avaient provoqué un début de polémique en France au moment de la libération de plusieurs ex-otages sahéliens, certains se demandant si ce n’était pas là la preuve de leur islamisation.

    Alors cette fois, il n’y aura pas polémique, les quatre otages se sont rasés depuis. On les retrouve dans ce cliché moins sensationnel publié par Le Journal du dimanche rasés de près donc, propres sur eux, juste avant d’embarquer pour le vol qui les a ramenés cette nuit en France. Le JDD rend hommage au passage aussi, dans un long article, au combat souterrain des comités de soutien, soutenus par les proches. Au très actif père de Nicolas Henin, très croyant qui y a vu un joli « symbole de Pâques », soutenu notamment par des confrères, parfois anciens otages eux-mêmes, comme Florence Aubenas.

    « Des otages comme les autres », écrit François Clémenceau, dans l’éditorial du Journal du dimanche, même si ces derniers ont dans leurs sacs de reportage, lorsqu’ils se font capturer, les outils indispensables pour donner du sens à ce que les citoyens essaient de comprendre.

    Le prix de la liberté

    Le Journal du dimanche et Le Parisien - Aujourd’hui en France donnent des détails sur les conditions de leur libération. « Les otages sont devenus depuis quelques temps “des patates chaudes”, un fardeau », analyse Le Journal du Dimanche, pour ces groupes rebelles islamistes en perte de vitesse face à la reconquête des territoires hostiles par l’armée syrienne, notamment du côté d’Alep. Des jihadistes qui demandaient en échange de leur libération des sommes astronomiques, inconcevables. Et justement, pour Le Parisien - Aujourd’hui en France, le versement d’une rançon ne fait aucun doute. Dans son article intitulé « Comment l’Etat a négocié la libération des quatre otages », le quotidien explique « que la fin du calvaire enduré par les quatre journalistes enlevés il y a dix mois par des islamistes radicaux proches d’al-Qaïda, est le fruit d’un intense travail souterrain. Et, très certainement, d’une contrepartie financière ».

    C’est la DGSE qui s’est chargée d’établir très rapidement un contact avec les ravisseurs. Dans la dernière ligne droite, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est discrètement rendu en Turquie pour discuter des conditions logistiques de la libération des journalistes.

    La libération des journalistes vue du monde

    El Mundo, le quotidien espagnol qui a lui même vécu dans sa rédaction l’expérience douloureuse des otages. On se souvient de la libération récente - en mars dernier - de son ex-correspondant dans la région, Javier Espinosa. Il est d’ailleurs l’auteur d’un long article ce matin sur cette libération des Français, dont il se réjouit bien sûr ; on le comprend, lui qui les connaît et a vécu le même calvaire. Javier Espinosa du journal El Mundo revient longuement sur les détails de l’enlèvement de Pierre Torres et Nicolas Henin à Racca, à l’est de la Syrie. Avec cette anecdote bientôt célèbre, si elle est attestée par ceux qui l’ont vécue, car il y a beaucoup de rumeurs et d’intox sur l’expérience de ces derniers. C’est l’un des passeurs des deux journalistes qui rapporte l’histoire, un combattant lui-même jihadiste. Apparemment les deux journalistes cherchaient à filmer des rebelles jihadistes en train de jouer au football. On est le 6 juin de l’année dernière, l’opération Serval a anéanti les espoirs jihadistes au Mali.

    « Comment peux-tu laisser rentrer en Syrie deux infidèles de la même origine que ceux qui tuent nos frères au Mali ? », demande au passeur, l’un des chefs de la bande.

    Leur passeur raconte qu’il aurait alors répondu : « Mais ce sont deux amis, des frères qui veulent faire un reportage humanitaire sur la situation en Syrie ».

    Apparemment le mot frère n’aurait pas du tout plus. Javier Espinosa qui rappelle au passage, aussi, que Pierre Torres est d’origine espagnole, et qu’il garde une profonde admiration pour son père qui fut un combattant républicain de la première heure contre Franco et ensuite un résistant valeureux contre les nazis en France. Javier Espinosa du quotidien El Mundo, fait d’ailleurs un parallèle entre les deux expériences qui démontrent un certain courage et des valeurs humanistes profondes.

    Le quotidien britannique, The Guardian, revient aussi sur cette libération des otages, et publie la photo désormais mythique d’Edouard Elias ; le plus jeune otage, divulguée dans la presse par Reporters sans frontières (RSF). Et le journal britannique fait les comptes : une trentaine de journalistes ont été enlevés en Syrie par des groupes rebelles jihadistes ou par des milices à la solde de Bachar el-Assad. Certains ont été libérés. Plus d’une dizaine le sont toujours. The Guardian qui souligne que très souvent certaines rédactions préfèrent tenir au secret la captivité de leurs journalistes pour ne pas compliquer la tâche de ceux qui essayent d’obtenir leur libération.

    Rappelons enfin qu’à ce jour, deux otages français restent détenus au Sahel : Serge Lazarevic, et Gilberto Rodriguez Leal. Ne les oublions pas.

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