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    A la Une: le retour en France des otages en Syrie

    AFP

     

    « Retrouvailles après dix mois d’enfer », s’exclame en Une Le Figaro. Enlevés en juin dernier au nord de la Syrie, les quatre reporters français ont été accueillis hier matin à Villacoublay par leurs familles, le président François Hollande et le chef de la diplomatie Laurent Fabius. Le Figaro ne cache pas sa joie : « Qu’il nous soit permis, pour une fois, de parler de nous et de dire la joie que nous procure le retour de Syrie des quatre journalistes français pris en otages il y a dix mois. Réaction corporatiste ? Vilain mot pour désigner la fraternité d’une profession dont on dénonce parfois la collusion avec les élites, en oubliant les risques auxquels elle expose certains de ses membres. (…) L’honneur du journalisme n’est pas dans les exercices de plume, poursuit Le Figaro. Il est, comme disent les Anglo-Saxons, dans le “travail des jambes”, le fait d’aller là où les choses se passent, pour en témoigner de près. Imagine-t-on de relater les opérations françaises au Mali ou en Centrafrique avec les seuls communiqués du ministère de la Défense ? D’évoquer l’accord passé la semaine dernière à Genève sans aller en Ukraine orientale vérifier son application ? L’enquête, le reportage ne sont jamais dénués de risques : d’autres journalistes y sont exposés en ce moment même, et ailleurs qu’en Syrie. Leur jeter la pierre lorsque les choses tournent mal, estime Le Figaro, serait un déni de démocratie. »

    « Courage, émotion, fierté, renchérit La Charente Libre. C’est l’honneur d’une profession et le bonheur d’un pays de pouvoir se rassembler ainsi pour assister au retour à la vie de quatre hommes privés de tout pendant dix mois, coupables d’avoir voulu témoigner de la barbarie qui ravage la Syrie. Plus de 150 000 morts et plus de 6 millions de réfugiés en trois ans. La fenêtre ouverte sur le drame syrien par la libération des quatre journalistes otages a chassé le temps d’un week-end les querelles domestiques du quotidien pour nous rappeler ce qui fonde une nation. »

    « Un peu de bonheur resplendissait hier matin sur le tarmac de l’aéroport de Villacoublay, insiste Ouest France Pour les quatre otages français détenus depuis juin dernier en Syrie, Pâques n’aurait pu être plus belle. » Toutefois, relève le quotidien du grand ouest, « il faudra du temps aux otages libérés pour métaboliser l’épreuve qu’ils viennent de subir. Mais ils seront les premiers à reconnaître que leur sort ne doit pas éclipser ce qui se passe en Syrie. Au contraire, il doit nous amener à regarder au plus près l’un des pires drames humanitaires des deux dernières décennies. Passé un peu au second plan depuis quelques mois. »

    Enfin, une note dissonante dans ce concert de louanges, celle du Midi Libre : « Lorsque la joie rencontre l’indécence sur un tarmac, il y a comme une gêne, s’exclame le journal. Cette manière narcissique qui colle à la peau de tous les hommes politiques de vouloir mettre en scène leur propre image sur le dos d’une épreuve devient inacceptable, estime Le Midi Libre. Que vaut la bise d’un chef d’État vide de sens face à l’étreinte d’un enfant pleine d’émotion ? »

    Contamination ?

    Dans la presse également ce lundi : « Le mal mystérieux des militaires d’Albion » C’est la Une du Parisien qui affirme que « des dizaines de vétérans du site de lancement de missiles nucléaires du plateau d’Albion, dans le sud-est de la France, souffrent de cancer. L’armée dément toute responsabilité. (…) Combien d’anciens d’Albion sont touchés ? », s’interroge le journal. « En l’absence d’étude sérieuse, difficile à dire. Mais les témoignages sont là, comme celui de Georges, qui travaillait au refroidissement des têtes, mort d’un sarcome en 2003, où ce gendarme qui descendait régulièrement dans les silos, décédé à 70 ans, en 2011, d’une leucémie fulgurante. Ou encore le boulanger de Saint-Christol, à proximité de la base, lui aussi emporté par une leucémie du même type. »

    Commentaire du Parisien : « Rien ne permet d’affirmer que les missiles nucléaires enfouis dans les silos du plateau d’Albion sont à l’origine des maladies très graves qui frappent plusieurs des militaires qui ont travaillé sur le site. Rien, sinon le doute né du terrible silence, durant des années, des autorités sur d’autres cas dont il est aujourd’hui avéré qu’ils sont liés aux essais d’engins atomiques dans le Sahara et dans l’atoll de Mururoa. La preuve que l’armée n’a au fond aucun intérêt à cultiver sa réputation de Grande Muette. »

    Des croix un peu trop voyantes…

    Retour au Figaro, l’un des seuls quotidien nationaux à paraître en ce lundi de Pâques, avec justement, ce long reportage consacré aux chrétiens de Wenzhou en Chine.

    « Le chemin de croix des chrétiens de Wenzhou », c’est le titre de cette enquête du Figaro qui constate que « dans la grande ville du Zhejiang, qui compte un million de chrétiens, principalement des protestants, le Parti communiste chinois veut garder sous contrôle une communauté qui prospère en cultivant d’autres valeurs que les dogmes officiels. Quitte à livrer une guerre aux églises et aux croix qui surmontent leurs clochers. »

    Le Figaro explique que « les patrons chrétiens de Wenzhou ont largement contribué à la transformation de cette ville rurale pauvre en un centre régional du capitalisme global. Si 1 % du PIB national est produit dans la ville, c’est en grande partie grâce au dynamisme des patrons chrétiens, qui ont su faire prospérer leurs petites entreprises privées. Au passage, la communauté chrétienne a gagné une influence qui fait de l’ombre au Parti. (…) Le Parti communiste chinois qui ne saurait laisser échapper le contrôle d’un groupe de personnes capables de penser en dehors de la ligne officielle, et auquel cela semble réussir. »

    D’où sa croisade, déplore donc Le Figaro, contre les quelque 1 200 églises et temples de la ville, avec la démolition des croix géantes qui surplombent les clochers et même parfois de certains bâtiments, un peu trop voyants, au goût des autorités.

     

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