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    A la Une : bain de sang à Kidal

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    Emotion, indignation et questions dans la presse malienne après les combats entre l’armée et les rebelles touaregs ce week-end à Kidal dans le nord du Mali. Des combats qui sont intervenus lors de la visite sur place du Premier ministre, Moussa Mara.

    Le Républicain à Bamako annonce « 28 morts, 62 blessés dans les rangs des groupes armés ; 8 morts, 25 blessés du côté de nos braves soldats, écrit-il, qui ont défendu comme ils peuvent le drapeau malien et tous les symboles de l’Etat à Kidal, principalement le Premier ministre et sa délégation. C’est un bilan trop lourd, soupireLe Républicain, pour une guerre, occasionnée par une visite qui ne s’imposait pas, au moment où le processus de dialogue prenait corps, pour une relance des négociations, en vue des pourparlers inclusifs. Ces évènements de Kidal doivent faire réfléchir plus d’une fois, le Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inter-malien, sur la bonne foi de ses mandants. »

    Et Le Républicain de s’interroger : « Le Premier ministre Moussa Mara était-il à Kidal pour tenir une promesse électorale d’IBK ? Prendre Kidal au forceps, pour laver l’honneur des Maliens et leur dignité jetée aux chiens par l’occupation jihadiste ? Mara veut-il prouver qu’il est prêt à tout, dans la tendance, tel président tel Premier ministre : le président ne veut pas négocier avec les groupes armés, le Premier ministre leur déclare la guerre. Entré, tambour battant, dans une ville malienne de Kidal libre, conclut Le Républicain, Mara l’a abandonnée sous une nouvelle occupation pour partir sur la pointe des pieds. »

    Légèreté ?

    La Tribune de Kassin déplore pour sa part l’impréparation de cette visite : « Moussa Mara à Kidal : il faut saluer et encourager ce geste courageux et hautement patriotique. Mais ce qu’il faut regretter et même condamner, affirme le périodique malien, c’est l’impréparation et la légèreté avec laquelle cette visite symbolique a été conduite dans les valises des forces étrangères de la Minusma pour l’affirmation de la souveraineté du Mali sur le territoire de Kidal. Le ministère de la Défense devait boucler Kidal et ses environs avec des troupes maliennes prêtes au combat, 48 heures au moins avant la visite de la forte délégation de Moussa Mara. (…) Nos autorités font une confiance aveugle aux forces étrangères sur nos sols et cela frise le ridicule, s’exclame la Tribune de Kassin, car cela dépasse de loin l’amateurisme. Si nous voulons le respect des autres, il faut qu’on se comporte en conséquence. »

    Le quotidien L’Essor montre du doigt les forces étrangères présentes à Kidal : « Les forces onusiennes et françaises, censées appuyer les forces maliennes dans la stabilisation du pays, n’ont pas levé le petit doigt. Apparemment, les groupes rebelles disposent à Kidal de forces importantes capables de tenir tête au petit contingent de soldats maliens cantonné dans un camp de la ville. La communauté internationale oblige le Mali à limiter sa présence militaire à un contingent faible. Mais elle ne fait rien, déplore encore L’Essor, pour empêcher les rebelles, à qui une liberté de mouvement totale est accordée, de se renforcer militairement dans la ville. »

    Que veut le MNLA ?

    En tout cas, pour L’Observateur Paalga au Burkina, « autant dire que ce sont les pourparlers de paix qui viennent d’être noyés dans un bain de sang. Il faut craindre que, du fragile cessez-le feu, les protagonistes ne passent à l’affrontement direct et ouvert. Et les propos du Premier ministre, Moussa Mara, lequel n’a pas hésité à parler de “déclaration de guerre”, en disent long sur la détermination de Bamako à laver ce énième affront du MNLA. » Et le quotidien burkinabé de s’interroger : « les responsables de ce mouvement ont-ils été associés à cette subite reprise des hostilités ou bien ont-ils été mis devant le fait accompli par des hommes qui n’ont pas intérêt à ce que la paix revienne ? »

    Pour le site d’information Guinée Conakry Infos, pas de doute : « Ces affrontements armés montrent bien que le MNLA n’a rien perdu de ses capacités de nuisance, et que la “tolérance” française à l’égard de cette organisation lui aurait même permis de reconstituer ses forces pour faire face à de nouveaux combats, d’où qu’ils viennent. »

    Et Guinée Conakry Infos de s’interroger également : « En ressortant du bois, au moment même, où la communauté internationale réunie à Paris cherche les voies moyens pour traquer, voire éliminer la secte Boko Haram, que veut le MNLA ? Veut-il faire de la diversion, pour ouvrir un nouveau front ? Ou veut-il vraiment montrer ses muscles pour faire comprendre au gouvernement malien que la paix est loin d’être revenue dans le pays ? »

     

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