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    Mahamadou Camara, ministre malien de la Communication

    Mahamadou Camara, ministre de la Communication du Mali. RFI/Pierre Pinto

    Après qu'à Kidal, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a obtenu un cessez-le-feu et une reprise du dialogue, à Bamako, les autorités affirme que ni le président IBK, ni le gouvernement n'étaient au courant de l'offensive lancée mardi par l'armée malienne à Kidal pour reprendre le gouvernorat. Mahamadou Camara, le ministre de la Communication du Mali est formel, il y a eu une faute au niveau de l'armée « IBK n'était pas au courant ».

    RFI : Combien de soldats maliens sont morts à Kidal ?

    Mahamadou Camara : Nous avons perdu une trentaine de soldats. Je rappelle que nous avons aussi perdu des personnels civils qui travaillaient au sein du gouvernement. Il s’agit notamment de préfets, de sous-préfets, de préfets adjoints, qui ont été froidement exécutés par le MNLA et ses alliés.

    Quel message adressez-vous aux familles des soldats morts à Kidal ?

    Evidemment, un message de compassion, aux familles de soldats, mais aussi aux familles des civils. Et leur dire, aussi, que leurs crimes ne resteront pas impunis. Le Mali saisira toutes les juridictions, au niveau national comme international, pour que justice soit faite.

    Justement, que s’est-il passé cette semaine à Kidal, lors de l’offensive de l’armée malienne sur la ville ?

    L’opération dont vous parlez, qui a eu lieu le 21 mai, a été lancée par les forces de défense maliennes, qui ont voulu récupérer le gouvernement de Kidal qui était depuis le week-end aux mains du MNLA.

    C’est une demande du président IBK ?

    Absolument pas ! Vous le savez, le président avait demandé un cessez-le-feu, il avait souhaité que les positions soient gelées. C’est un ordre qui a été donné au niveau de l’armée nationale.

    Il y a eu une faute au niveau de l’armée, d’après vous ?

    Je ne sais pas s’il y a eu faute. Les enquêtes sont en cours. Ce que je pourrais vous dire, c’est que les ordres ont été donnés de ne pas bouger. Nous sommes en train d’enquêter pour savoir ce qui s’est exactement passé et toutes les conséquences en seront tirées.

    C'est-à-dire ?

    C'est-à-dire, dans le domaine militaire lorsque quelqu’un a failli à sa mission, il est sanctionné.

    Est-ce que ce sont des hommes de terrain ? C’est l’état-major à Bamako ? C’est l’état-major à Kidal ?

    Ça, nous le saurons après enquête.

    Les Maliens doivent en vouloir à ces militaires qui font ce qu’ils veulent, où ils veulent ?

    Non, pas du tout ! Je vous l’ai dit, des enquêtes sont en cours, elles aboutiront à des sanctions. Maintenant, ce que nous disons, c’est dans un moment de crise comme celui-là, l’ensemble de la nation doit se trouver derrière ses autorités publiques et derrière ses soldats qui font un travail quin vous le savez, n’est pas facile.

    → A (RE)LIRE : Mali: trois groupes armés à Kidal acceptent un accord de cessez-le-feu

    Au niveau du dialogue, quelle est la position du président Ibrahim Boubacar Keïta ?

    La position du Mali, incarnée par le chef de l’Etat, était toujours le dialogue, la paix. Et c’est ce qu’il a initié depuis qu’il est arrivé. Vous savez qu’il a posé des actes majeurs, dès le mois d’octobre. Depuis quelques semaines, le chef de l’Etat a, à nouveau, un Haut représentant en la personne de l’ancien Premier ministre Modibo Keita, qui a pour mission d’aboutir à un dialogue national entre les différents groupes, l’Etat malien.

    Est-ce que ce n’était pas à Modibo Keita d’aller à Kidal avant le Premier ministre Moussa Mara ?

    Non, je ne le pense pas. Vous savez que la visite du Premier ministre à Kidal s’est faite dans le cadre d’une tournée régionale. Avant d’aller à Kidal il s’est rendu à Tombouctou, il a lancé les travaux d’une route, il s’est rendu à Gao, il a accompagné les populations en ramenant les services sociaux de base. Et la même chose devait être faite à Kidal. Cette mission s’inscrivait dans le cadre de la réinstallation de l’administration, pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens, qui sont nombreux, nous le savons, notamment à Kidal.

    → A (RE)LIRE : La défaite militaire à Kidal provoque une tempête politique à Bamako

    Des responsables politiques, notamment Soumaïla Cissé, appellent à la démission de Moussa Mara...

    Certains politiciens sont en manque de publicité. Dans un moment aussi grave, dans un moment aussi difficile pour la nation, je pense que les uns et les autres doivent être responsables. Ceux qui profèrent ce genre de discours ont perdu le peu de crédibilité qui leur restait.

    Le Premier ministre dit que ces groupes ont été appuyés par des jihadistes à Kidal.

    C’est évident et tout le monde le sait. Nous, nous sommes prêts à dialoguer avec tous ceux qui respectent deux principes. Le premier est le respect scrupuleux de la souveraineté du territoire. Deuxièmement, nous ne discutons pas avec les terroristes. Donc, c’est maintenant à ces groupes-là de se dissocier de groupes terroristes dont nous savons qu’ils sont venus en force ces dernières semaines à Kidal. A partir de là, nous pourrons discuter sur des bases saines et sur la base des accords qui ont déjà été signés.

    Avez-vous des informations concrètes sur la présence de ces jihadistes à Kidal ?

    Nous avons vu des drapeaux jihadistes. Nous avons entendu des gens qui avaient le même langage que ces gens-là. Il y a eu des modes opératoires identiques à ceux pratiqués par les jihadistes, et dont tout le monde sait qu’ils ne sont pas propres au Mali. Vous savez que nos compatriotes ont été exécutés, huit d’entre eux !


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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.